VoxCatch

Squash after squash

Ces derniers temps, SmackDown fait office de Show pour les superstars pour qui on n’a rien, ou de scène pour les mecs à qui on n’a pas pu donner de temps à RAW. Superstars deviendrait limite plus intéressant. C’est triste, mais la dure loi des RAW SuperShow frappe encore et toujours et nous offre des spectacles à la limite du désolant, et ce n’est pas ce SmackDown qui dérogera à la règle…

C'est pas grave, Brodus arrive pour sauver le show ! Hum...

Review de SmackDown du 8 juin 2012

C’est Alberto Del Rio qui ouvre le show, il nous montre le passage à tabac infligé à Sheamus lundi dernier à RAW . Il dit qu’il a voulu lui donner une leçon et qu’à No Way Out ce sera pire, il lui brisera les bras. La musique de Sheamus retentit, l’Irlandais arrive et… ah bah non, c’est Ricardo Rodriguez à qui on devrait donner un prix d’interprétation pour ses imitations. Rodriguez est donc là, déguisé en Sheamus.

Parce qu’il ne ment jamais, Del Rio nous dit que cet homme n’est pas Sheamus, Teddy Long aurait pu la faire celle-ci. Il dit qu’en fait, n’importe qui peut être Sheamus, tout le monde peut se frapper la poitrine et se coiffer les cheveux en l’air. Alors que de l’autre côté, il n’y a qu’un seul et unique Alberto Del Rio. S’en suit un numéro comique, où Sheamus Rodriguez se lance dans un numéro d’imitation de Sheamus énervé, prêt à se lancer pour un Brogue Kick et qui se ramasse. C’est ce qu’il va se passer à No Way Out, selon Del Rio.

Sheamus, le vrai cette fois, arrive (bandages au bras) mais pas le temps de parler, ils en viennent directement aux mains. Teddy Long intervient – au nom de Laurinaitis et du People Power, bien sûr – et annonce que Sheamus affrontera Kane, et qu’Alberto Del Rio affrontera Khali. Apparemment il n’y avait pas mieux en réserve.

On pouvait s’attendre à un squash avec une défaite express du Mexicain mais non, on a eu un match où Alberto Del Rio a profité d’une erreur du Great Khali qui s’est coincé la jambe dans les cordes, permettant ainsi au Mexicain de prendre le dessus sur l’Indien. Il s’acharne alors bien comme il faut sur les jambes du géant puis gagne le match en le faisant abandonner.

Viennent ensuite cinq bonnes minutes de vidéo sur le Big Show et son heel turn, puis un segment backstage entre Teddy Long, Brodus Clay et ses Clayette, durant lequel le GM d’un soir annonce au Funkasaurus qu’il est officiellement drafté à SmackDown pour le protéger des attaques du Big Show. Désormais, on a deux gros adeptes du squash-match, avec Ryback. De quoi meubler un show, ça promet…

En fait Long s'en fout de Brodus, tout ce qu'il voulait lui, c'était remplacer Aksana!

D’ailleurs le premier match de Clay à SmackDown c’est maintenant, et c’est contre Derrick Bateman, chouette. Bon évidemment, c’est un squash. Le Funkasaurus ne sert qu’à ça, puisque la WWE ne lui donne pas de storyline, et m’est avis qu’il ne servira qu’à ça jusqu’à son futur renvoi, dans les douze prochains mois. J’en mets ma main à couper.

L’action continue avec le second match de Sin Cara depuis son retour, la semaine dernière. Il affronte cette semaine Drew McIntyre qui a pour une fois du temps d’antenne à SmackDown. J’aimerais me réjouir, mais privé de son entrée – pendant le temps d’antenne – je ne me fais pas trop d’illusions sur une victoire, McIntyre ayant la place du jobber dans ce match. Et puis il faut bien hyper le retour de Sin Cara, en attendant de lui trouver une rivalité, si bien sûr la WWE a envie de lui en donner une. Ça, c’est une autre histoire…

Allez, encore un squash avec Ryback à qui on envoie deux nouvelles victimes nommées Tony Andriotis et Kevin Mahoney. Ça commence par l’habituelle promo des deux jobbers à base de « Miroir Miroir, qui va battre Ryback ce soir ? », avant que Ryback arrive et les démolisse en moins de deux.

Tel un enfant, Ryback casse ses jouets peu de temps après les avoir eu.

On annonce plus tard dans la soirée un match entre Dolph Ziggler et Christian et le Peep Show juste après la pub. J’ai des étoiles dans les yeux, comme après un long tunnel d’emmerdes.

Mais bizarrement c’est Cody Rhodes qui arrive en premier, et il est furieux. C’est lui qui devrait avoir une question à poser à Christian et non l’inverse. Christian arrivé, Rhodes lui reproche d’être un arnaqueur, qu’il a changé de côté trop rapidement et qu’il a perdu le peu de respect qu’il avait pour lui-même. Christian s’en sort en rappelant qu’il a bien médité pendant son absence et que le speech d’Edge au Hall Of Fame l’a fait réfléchir. Il veut une carrière identique, qui se finira au HoF. Les deux lutteurs s’apprêtent à en venir aux mains, mais Dolph Ziggler les coupe et demande à Cody Rhodes de partir, car il va le battre.

Ziggler vient donc affronter comme prévu Christian, tout seul, sans Vickie à ses côtés, et ça fait du bien. Ce match est le premier match potable de la soirée, qui n’en comportera pas beaucoup malheureusement. Christian gagne évidemment le match pour montrer à Rhodes, installé à la table des commentateurs, qu’il est le plus fort. Et ça c’est moins bon pour Ziggler…

Dix minutes de RAW Rebound, tout le match John Cena vs Michael Cole de lundi, l’horreur. Tout de suite après, Cole prend la parole en disant que ce fut la pire humiliation de sa vie, on le comprend, même si on a ri. Hornswoggle arrive déguisé en Jim Ross pour se moquer de Cole et relancer une seconde vidéo humiliante. Que quelqu’un nous vienne en aide vite, ça devient horrible.

Justement, Damien « God » Sandow arrive. Oui bon, c’est moi qui ai rajouté « God », mais étant le seul fan à la rédac, j’ai le droit. Sandow vient pour remettre de l’ordre dans cette société de gens ridicules. Il vient donner une leçon à ce petit être sans intérêt qu’est Hornswoggle. Mais Tyson Kidd arrive en aide, Sandow décide alors de partir. Sauf que feinte, dès que Tyson a le dos tourné, Sandow fait demi-tour et l’attaque.

Matt Striker interviewe Kane en backstage, qui nous dit qu’il n’a pas de sentiments, qu’il préfère demander à CM Punk comment il se sent après un Chocke Slam, et qu’il arrivera la même chose à Sheamus ce soir. Striker l’interroge sur AJ, mais pas de réponse, Kane s’en va. AJ, ayant une pose à la limite gênante lui donnant plus l’impression qu’elle avait une envie pressante qu’autre chose était derrière. AJ semble préparer un mauvais coup, il ne serait pas étonnant de la voir tenter de déstabiliser les adversaires de Daniel Bryan au match de No Way Out pour tenter de le reconquérir…

Pousser la gimmick de jeune fille jusqu'au bout, voir trop loin...

Antonio Cesaro affronte Jey Uso ce soir, lui aussi a le droit à des low-carders en attendant d’avoir de vraies rivalités… J’adore Cesaro, mais il faut lui trouver un autre theme song qui ferait moins entrée de Divas à la gimmick de pom pom girl, quand même. Victoire de Cesaro en moins de deux minutes, merci d’être venu Jey. Encore un petit squash quoi.

Main-event time, Sheamus contre Kane ! Le second match acceptable de la soirée après le Christian contre Ziggler. Quand on regarde le nombre de matchs de la soirée c’est inquiétant, mais bon c’est SmackDown, c’est devenu une habitude. Mmalheureusement le match ne se termine pas. Kane se préparait à porter son Choke Slam, mais Sheamus le repousse avant que Ricardo et Alberto arrivent. Sheamus frappe alors l’annonceur mexicain et l’arbitre stoppe le match.

Sheamus demande à Del Rio de monter sur le ring pour régler cette histoire, mais Kane arrive derrière et attaque Sheamus, tente une nouvelle fois de porter son Choke Slam , mais AJ arrive encore pour l’en empêcher. Sheamus en profite et envoie un Brogue Kick au big red monster. Il redemande à Del Rio de venir, mais se rend compte que Ricardo est sur le ring et lui porte alors sont Brogue Kick.

Le show s’arrête là, Sheamus célèbre. Ce show est à l’image des autres SmackDown, il ne s’y passe rien. On pourrait s’en passer en fait. Les storylines n’y avancent pas ou peu. Sur les six matchs de la soirée, seulement deux ont un intérêt, et encore. Il serait à la limite préférable de construire des segments backstage, des promos de catcheurs sur le ring comme par exemple le peepshow, plutôt que de nous offrir une triple dose de squash-match.

En conclusion, si par hasard vous avez lu cette review et que vous n’avez pas vu le show, ne perdez pas votre temps, y’avait Slammiversary qui était certainement mieux dimanche.

Darren Fog
Auteur :
Fondateur et rédac-chef de VoxCatch. A rencontré Dixie Carter une fois, depuis la TNA est en faillite.

3 Commentaires

  1. Felixtaker

    Mardi 12 juin 2012 at 19 h 14 min

    « Ce show est à l’image des autres SmackDown, il ne s’y passe rien. On pourrait s’en passer en fait. Les storylines n’y avancent pas ou peu. Sur les six matchs de la soirée, seulement deux ont un intérêt, et encore. Il serait à la limite préférable de construire des segments backstage, des promos de catcheurs sur le ring comme par exemple le peepshow, plutôt que de nous offrir une triple dose de squash-match. »

    Voilà pourquoi, je ne regardes plus SmackDown, show que j’aimais beaucoup avant …

  2. Brousti

    Brousti

    Mercredi 13 juin 2012 at 15 h 33 min

    Raison sur toute la ligne
    Donc j’apprécie cette review du boss
    Et Damien God Sandow je plussoye Alléluia Alléluia Alléluia. très bon au micro.

  3. Vinc316

    Dimanche 17 juin 2012 at 17 h 53 min

    La preuve que tu n’es pas le seul à apprécier Sandow à la rédac’, Brousti et moi approuvons ta réaction.

    Comme tu l’as dit un SD qui ressemble bien trop aux autres.

    Je viens aussi de remarquer que sur la semaine, ni à Raw, ni à SD, le match des Divas à NWO à était mis en avant. Pourtant, il y avait la place…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>