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Night Of Champions 2011 : La soirée de la consternation

Il est vrai qu’il ne faut pas juger un pay per view sur ses résultats, c’est mal. Mais quand ils frôlent l’illogisme, la consternation est là. Et c’est un peu le sentiment que l’on a après avoir vu Night of Champions qui donne l’impression d’avoir été booké avec les pieds.

La soirée s’est donc ouverte sur le match pour les titres par équipe, Awesome Truth vs AirBoom, deux équipe formé à partir de catcheurs piochés dans le midcard. R-Truth et Miz entrent en rappant, un rap assez marrant, à base de « You Suck ». Bourne et Kingston entrent en vert, on aurait pu se dire que comme au théâtre, le vert porte malheur, mais ça n’a pas l’air de se vérifier dans le catch. L’action débute assez vite et on note une bonne alchimie entre Evan Bourne et Kofi Kingston. Le match est plutôt sympa, jusqu’au moment où l’on se rend compte qu’il sert à nourrir la fameuse « théorie de la conspiration », qui s’abat sur Truth et Miz. En effet, Bourne va tricher, une chose réservée aux heels habituellement. Voyant que son co-équipier est en difficulté, et que l’arbitre à le dos tourné, Evan Bourne tape dans ses mains, pour simuler le bruit d’un tag, puis entre sur le ring à la place de Kofi. Mais cela ne sera pas le seul évenement venu troubler le match : le Miz va à un moment porter son Skull Crushing Finale et tenter le tombé, mais l’arbitre sera encore occupé à autre chose, l’arbitre fera finalement le compte de trois, mais trop tard, Bourne s’en relèvera. C’en est trop, Miz s’énerve et frappe l’arbitre. AirBoom sort donc du match vainqueur par disqualification. Le match était plutôt sympa à suivre, bon pour un opener, et on comprend un peu mieux l’utilité de l’équipe de Miz et Truth, même si on se demande ce que fait Miz avec un type comme R-Truth…

On retrouvera aprés une bande annonce pour le film de Triple H, R-Truth et Miz en backstage. Ils continuent de penser qu’une conspiration est en place contre eux et que l’arbitre et Triple H étaient de mêche.

Le second match est pour le titre Intercontinental, Cody Rhodes affronte Ted DiBiase, qui s’est récemment retourné contre lui. On note quand même dés le début l’absence de réaction du public envers DiBiase. Le match est trés dominé par Cody Rhodes, Ted est quasi absent. On observe pas mal de belles actions quand même, mais les enchaînement sont trés lent. Ted reprend un peu le dessus sur Cody sur la fin, mais cela lui sera inutile, Cody remportera le match sur… un roll up ! Ted DiBiase, à qui on aurait pu donner une once de crédibilité aprés s’être retourné contre Rhodes à SmackDown vendredi dernier sort de ce match complètement ridiculisé. Espérons une revanche à Hell In A Cell.

On laisse un peu de coté les matchs, quelques minutes et c’est Christian qui n’en a pas ce soir qui entre pour parler de lui, de sa carrière et du fait qu’il mérite « One more match », et qu’il est pret à affronter le gagnant du match pour le titre de champion du monde poids lourd de ce soir. Il continue sur le fait que Buffalo n’a jamais remporté le superbowl, histoire de se faire un peu de cheap heat, alors que lui, oui. Il continue de scander « One more match » en faisant le tour du ring, quand Sheamus arrive et vient lui parler des testicules vertes de son oncle, lui donnant le droit d’avoir lui aussi un match pour le titre. Il lui propose donc un marché, s’il remporte le titre, Sheamus sera le premier challenger contre qui il défendra le titre. Il reprendront ensuite le chant « One more match », et Sheamus lui infligera un big foot, histoire de montrer qu’il est bien face. Bonne promo, Christian est bien dans son personnage, qu’on pourrait rapprocher de celui de Miz et R-Truth, victime d’une conspiration si la storyline se généralise à l’ensemble des roasters.

Aprés une jolie promo pour le prochain DVD sur Orton, on annonce le Fatal 4-Way pour le titre des Etats Unis. Match entre Swagger et Ziggler, avec comme figurant John Morrison et Alex Riley, Bon c’est vrai, je suis méchant, ils ont bien participé au match. Le seul problème c’est que l’on se demande ce qu’ils font là, étant donné que ce match est dansla continuité de la rivalité entre Swagger et Ziggler, qui se battent pour Vickie Guerrero. Dans ce match Morrison sera comme d’habitude trés spéctaculaire, mais pas plus. Ziggler remportera le match en profitant de l’attaque de Swagger sur Morrison, en fasant le tombé sur ce dernier. Petit match sympa, pas de temps morts et beaucoup d’action sur et en dehors du ring, des Fatal 4-Way comme on les aimes. On espère là aussi une revanche entre Swagger et Ziggler à Hell In A Cell.

Mark Henry est interviewé en backstage, toujours le même discours, disant que depuis qu’il est dans le milieu du catch, il mérite sa chance au titre et le titre par la même occasion. Autre segment ensuite où l’on découvre une Vickie Guerrero complètement euphorique suite à la victoire de Ziggler, elle dit aussi qu’elle ferait un trés bon COO et embrasse Striker.

 Le moment match pour le titre de champion du monde poids lourds entre Randy Orton et Mark Henry arrive. Match qui à eu un des meilleurs, si ce n’est pas LE meilleur build up pour Night Of Champion. Il débute par une superbe promo d’avant match comme souvent. L’arbitre fouille les catcheurs pour une raison encore inconnu, sachant que ça n’a encore été fait dans un seul match ce soir. Le match est trés dominé, à juste titre par Mark Henry qui ne laisse que trés peu de répis à Orton. C’est d’ailleurs assez surprenant de voir Randy Orton aussi dominé pendant un match. Orton parviendra à se montrer fort pour infliger un DDT à Mark Henry sur la deuxième corde, mais pas suffisant pour la victoire, Henry reprends ses esprit, et le dessus sur Orton, et fini par remporter le match. Cette victoire et ce premier titre – le second pour un catcheur noir, aprés Booker T – sonne comme un dernier run de champion avant la retraite. On se doute là aussi, qu’une revanche aura lieu à Hell In A Cell, dans un Hell In A Cell, et pourquoi pas avec d’autres lutteurs, comme Sheamus ou/et Christian qui réclament un match eux aussi.

En backstage, John « Don Corleone » Laurinatis souhaite bonne chance à Punk. Histoire de rendre encore un peu plus incompréhensible la rivalité.

Oh, un match de Divas ! Chouette ! Pourquoi tant d’enthousiasme avant ce match ? Parce que Beth va gagner voyons ! C’est logique ! Ouais, bon enfin non, elle a perdu. Un match dont on ne retiendra pas grand chose, à part la SuperPlex de Beth et la victoire de Kelly Kelly sur… un roll up ! Encore un ouais. Tu le sens là le contraste entre les divas et les catcheuses ? Espérons vite une revanche entre les deux et une victoire pour la Glamazone, parce que ce qu’il s’est passé ce soir, c’est juste à vomir. Je noterai aussi que Jerry Lawler est un vieux pervers incapable de cacher son excitation à la vue de Kelly Kelly, mais c’est une autre histoire. « Cela ne nous regarde pas! » comme diraient les Inconnus.

Le match suivant est pour le titre de champion de la WWE, Alberto Del Rio contre John Cena, encore John Cena, ouais. John Cena qui squatte la title picture depuis WrestleMania, tranquille. Pourquoi ? Parce que c’est John Cena, cherchons pas compliqué. Del Rio entre énervé, sans sa voiture dont les cléfs ont été dérobé par John Cena. Mais qu’est-ce qu’on se marre entre catcheurs dites donc ! Del Rio demande à Ricardo de faire son introduction, en espagnol comme d’habitude. Mais au lieu de l’introduction de John Cena, c’est John Cena qui parle, un discours à l’encontre d’ADR des plus ennuyeux sur le fait qu’il se croit au dessus des autres, qu’il ne mérite pas d’être champion. Un discours de top face vous me direz. Oui, mais un discours pas vraiment original, qu’on a déjà entendu des dixaines de fois auparavant. Le match est en bonne parti dominé par ADR, mais la victoire est dérangeante. Dérangeante non pas parce que John Cena gagne le titre, mais parce que Del Rio le perd, déjà, alors qu’il n’est champion que depuis un mois. J’avais dis dans les pronos que faire perdre Del Rio reviendrait à chier dans la boite à gant de sa voiture, mais c’est pire. Cette perte de titre est un gros bras d’honneur au MITB, et à Del Rio et sa « Destiny », dont on entend parler depuis des mois et qu’on était content de la voir s’accomplir le mois dernier.

C’est l’heure du main Event, Triple H contre CM Punk, no disqualifation. Le match à la feud la moins compréhensible si tu en râte un morceau. C’est déjà pas simple quand tu suis assiduement. Le match commence trés vite, Punk n’attend pas que Triple H soit sur le ring pour se ruer sur lui. Le match est assez sympa, se déroule un peu partout en dehors du ring – à noter le saut de Punk sur Triple H allongé sur la spannish announce table qui aura attendu le main event pour se faire démolir – il manque néanmoins l’utilisation d’objet comme on en a pourtant souvent l’habitude dans un no DQ. Le match se déroule donc assez bien, jusqu’a l’intervention de Miz et R-Truth, venu sans doute se venger de la « conspiration » qui se trame contre eux. Ils tentent de faire gagner Punk en posant son bras sur Triple H mais l’arbitre ne compte pas tout de suite, et quand il le fait, Triple H parvient à s’en sortir. Ce qui énerve les les deux co-equipier de l’incroyable vérité. Le Miz s’en prend à Scott Armstrong avant de se prendre un des bourpifs  des plus violents que j’ai vu de la part d’un arbitre. Ils passent ensuite Armstrong à tabac. Laurinaitis arrive ensuite, lentement, on ne sait pas trop pourquoi. On le voit ensuite envoyer un sms à Nash qui arrive aussitôt. Nash s’en prends au deux adversaires, mais HHH sort son SledgeHammer, dont on se demandait s’il servirait ce soir étant donné la stipulation, et frappe Nash avec. Il suffira ensuite un Pedigree pour donner la victoire à Triple H.

Oui, c’est donc Triple H qui remporte le match. La rivalité n’est certainement pas terminé, mais ce qui est sur, c’est qu’elle par un peu trop en cacahuète pour rester poli. On ne comprends plus rien, la fin est digne d’une fin de PPV de la TNA, on nous laisse avec une sensation d’incompréhention totale. C’est d’ailleurs ce sentiment qui règne sur l’ensemble du PPV tant certaines victoires sont douteuses ou gênantes. Tout comme Swagger qui méritait de remporter le titre des Etat-Unis, Beth Phoenix celui des Divas – Il se dit d’ailleurs qu’elle devait normalement remporter le match mais que les officiels on préféré finalement le laisser à Kelly Kelly –. Del Rio ne méritait pas non plus de perdre le titre, pas maintenant en tout cas. C’est là l’une des choses les plus consternante du PPV.

 Hell In A Cell c’est dans pas longtemps, dans une semaine et demi, et nul doute que les matchs qui seront sur la carte ne seront que pour la plupart des revanches de Night Of Champions. Mais c’est aussi une occasion pour la WWE de rectifier le tir, et de ratrapper les erreurs de cette soirée que l’on aimerait tous oublier.

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