Review

WWE Vengeance 2011 : John Cena will have his revenge on San Antonio

Le dicton veut que la vengeance soit un plat qui se mange froid. Et il est clair qu’avec un tel public, le show a bien eu le temps de refroidir. D’autant plus que l’ordre des matchs n’a pas contribué à maintenir une ambiance extraordinaire.

Une fois n’est pas coutume, le show commence avec un match pour les titres par équipe. Et quoi qu’on en dise, AirBoom EST une bonne équipe, et ZigSwagg est une plutôt bonne alliance qui a un nom à coucher dehors, mais Ziggler a un joli calcif (pas d’interprétation s’il vous plait).

On a d’ailleurs pu le voir sur ce match, le courant entre les quatre passe bien, mieux qu’à HIAC en tous cas, puisque les hésitations se sont moins faites sentir, et le tag work est plus présent.Le match est vraiment bien construit, puisque chacun des protagonistes a eu sa période de domination.

Le match se termine après un combo Trouble in Paradise/SSP sur Ziggler, qui est donc bien frais pour enchainer sur son autre match. C’est peut être une des meilleures rencontre (pour les titres) par équipe de l’année, même si un autre résultat aurait offert plus de possibilités.

Zack Ryder profite d’un Dolph Ziggler déjà usé

Woo Woo Woo you know what’s comin bro. A quand remonte la dernière fois qu’on a pu voir Zack Ryder en PPV (hors Royal Rumble) ? Dolph est presque prêt à combattre, juste le temps de remettre sa coiffure en place et c’est partit. C’est pas du grand catch hein vu qu’on a un mec à moitié mort. D’ailleurs le champion en titre va essayer de prendre la poudre d’escampette, mais sera ramener sur le ring par AirBoom, toujours présents, pour une raison qui m’échappe.

Cette tentative d’évasion éhontée reste le fait marquant de la rencontre avec la Broski Boot très stiff. Pas grand chose à dire vu que le match se termine assez rapidement, on retiendra quand même que l’arbitre s’en tape complètement que Swagger intervienne. Un combat qui aurait peut être pu être meilleur si ça n’avait pas été le deuxième pour Dolphy.

Voici le gros point noir du show pour moi. Le match des divas. J’ai même pas envie d’en parler tellement ça m’a pourri le PPV. Ce match a rien à foutre à cette place. On sort de deux match matchs moyens/bons, donc pas besoin d’une pause ici. Y a rien eu de transcendant avant donc ce qui aurait pu servir de break plus tard sert de sieste maintenant. On pourra juste se demander pourquoi Natalya et Kelly Kelly étaient pas là. Bon bah c’est Beth qu’a gagné. Génial.

Deuxième défaite pour Christian face à Sheamus

Au vu de la réaction du public pendant les entrées de Sheamus et Christian, je dirais qu’ils ont pensé la même chose que moi du match précédent. Ambiance cathédralienne donc pour poursuivre cette feud, qui dure depuis mois. Le match ressemble beaucoup à celui de Hell in a cell, sauf que là, Christian a le droit de frapper Sheamus.

Deuxième défaite pour le canadien en autant de face à face avec l’Irlandais. Hé ouais mon gars, c’est ça d’être heel. Je sais pas s’ils comptent continuer la feud, mais si Christian se fait allumer à tous ses one more matchs, ça va pas avoir grand intérêt. Un mot sur le match, j’ai l’impression que le capitaine du charisme met beaucoup plus d’intensité dans ses coups ne serait-ce que par rapport au mois dernier (ses spears sont monstrueux) , et que c’est plus « acceptable » de voir le Great White se faire enchainer.

Victoire acquise dans la douleur, mais qui a surement fait moins mal que le Brogue Kick. Bon match donc, dommage que la foule ne soit pas au rendez-vous.

Segment backstage assez génial avec Otunga, JoLau, le Miz et R-Truth, qui quoi qu’on en dise est énorme en heel. En fait c’est la team qu’est énorme. Quand je pense que certains n’en voulaient pas…

Un bon deuxième match par équipe

Un deuxième tag team match ! Mais que se passe-t-il ? Bon alors là,  j’essaie de faire abstraction de l’ennuie éprouvé jusqu’alors, prêt à repartir sur des bases saines, parce que ce match fait envie. Et j’ai franchement pas regretté, parce que la rencontre a comblé mes attentes.

Le tagwork était présent – le plus marquant étant l’entraide dans le dos de l’arbitre pendant les prises de soumissions, quelque chose de plutôt original que l’on a pu voir grâce à la nature des deux faces, qui gardent un côté sombre – la domination à été plutôt bien partagée, le story telling était pas là, mais c’était pas le but. Ce qui serait cool quand même, c’est que le Miz vendent les soumissions, parce que là c’est plus possible.

La fin est cool parce qu’on sait pas trop comment on va arriver au tant attendu Triple H contre Kevin Nash. Match pas terrible, en partie à cause de la foule, qui a fait bider Hunter, et de la fin (ouais j’ai trouvé ça cool, mais c’est quand même n’importe quoi).

Randy Orton gagne, parce que quoi d’autre ?

Le combat suivant est une opposition entre Cody Rhodes et Randy Orton, mais le titre Intercontinental n’est pas en jeu. La feud est plutôt bien construite, donc forcément le match provoque quelques attentes.  Y a quelques actions sympas comme la descente du genou dans le cou, le moonsault raté, des nearfalls à 2.9 et j’en passe.

La rencontre dure un peu plus de 10 minutes, du coup, chacun a le temps de dominer l’autre jusqu’au RKOut of nowhere fatidique. Victoire logique en somme puisque les deux ne sont pas au même niveau, mais qui pourra aussi peut être rendre la victoire de Rhodes aux Series – si la rivalité était amenée à se poursuivre – plus glorifiante. On va dire que c’est un match moyen plus compte tenu du build-up.

Mark Henry et le Big Show démontent le ring, litérallement

C’est l’heure du match pour le titre de champion du monde poids lourds, qui n’a jamais aussi bien porté son nom. Avec un poids combiné de 410 kilos si l’on en croit Wikipédia, on comprend que le ring ait cédé. C’est sans doute le match que j’attendais le plus sur la carte, et j’ai pas été déçu.

Pour ceux qui aiment les big men (là encore, pas d’interprétation), cette rencontre à tout pour plaire. De l’intensité dans les coups, du jeu avec la foule, des finishs en veux-tu en voila. Le moment fort du match (outre la superplex) c’est quand même quand Henry se dégage du tombé  après le chockslam de la troisième corde, on voit qu’il a pris une autre dimension. La fin du combat est juste… spectaculaire, d’ailleurs c’est bien la première fois en quatre ans que j’entends des chants HOLY SHIT  dans un public WWE. Ah et sinon, je veux bien que Bryan souhaite casher à WM, mais honnêtement c’est le faire passer pour un idiot que de le laisser manquer cette occasion.

Alberto Del Rio contre John Cena dans un ring démonté

Ce qui est bien, c’est que le ring pété apporte une autre dimension au match. Un peu dans la continuité du RAW où les catcheurs étaient en grève, ça ressemble à du catch fait à l’arrache, ça donne un côté plus  »humain ». Le match commence entre John Cena et Ricardo Rodriguez. Normal quoi. D’ailleurs, il serait pas un peu stupide l’ami John à choisir des stipulations qui permettent l’intervention de tout le monde ?

Là c’est tombé sur Ricardo, mais la dernière fois c’était Riley, la fois d’avant c’était la Nexus… Enfin bref, malgré mes appréhensions concernant les circonstances du match – un LMS, c’est l’assurance d’avoir pas mal de temps morts à cause des comptes – tout c’est plutôt bien passé. La foule s’est enfin réveillée (merci Cena), Cole à montré qu’il savait compter, Rodriguez a été génial, encore une fois, Del Rio s’est bien débrouillé avec les débris de ring, le décor a servi, on a pu faire un tour dans les backstages, c’est toujours sympa. Le fait qu’Alberto se relève de l’AA à travers la table, ça le place vraiment un cran au dessus. C’est donc dommage que le Miz et R-Truth interviennent à la fin, ça fait passer Del Rio pour un gros tocard qui peut pas s’en sortir seul, et ça fait copié/collé de la fin de HIAC. Le coup de ceinture est tout sauf crédible, y aurait mieux valu un finish, s’il en avait eu un. Une demi de combat brutal, les objets ont beaucoup été mis en avant, les comptes ont pas trop cassé le rythme. Bref du très bon last man standing.

Voila, le PPV se termine avec Del Rio qui célèbre, et Cena qui rage. Le show a rempli ses objectifs de pay-per-view de transition, de ce point de vue là, il était bon, mais globalement, c’était quand même assez longuet, notamment la première partie. La grosse surprise, c’est évidemment le ring qui explose, le fait que l’on ait pas vu un seul changement de titre de toute la soirée. Côté points négatifs, la foule évidemment qui n’a existé que pendant 30 minutes, le retour de Nash qui nous annonce un match entre lui Hunter, et les divas, qui en 4 minutes ont réussi à me faire décrocher totalement.

Dans trois semaines maintenant, auront lieu les Survivor Series, 25ème du nom. Peut être l’occasion pour l’Undertaker (pas celui en cire hein) de retrouver les rings. On sait qu’on aura droit à l’équipe la plus charismatique de tous les temps, face à Awesome Truth, mais la grande question c’est : est-ce qu’Alberto Del Rio va enfin pouvoir utiliser sa prise de soumission ?

Cliquez pour commenter
En haut