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TNA All Against All Odds 2012 : Quitte ou double

Dimanche, la TNA nous présentait son second pay per view de l’année: Against All Odds, pay-per-view aux couleurs de Las Vegas. Normalement ce qui se passe à Vegas reste à Vegas, mais comme le pay-per-view avait en réalité lieu à Orlando, parlons-en.

 

Pour le premier match de la soirée, Zema Ion affronte Jesse Sorensen pour une place d’aspirant au titre X-Division de la TNA. Le match commence doucement, et puis arrive le fameux moonsault, une prise de risque de Ion qui laissera Sorensen complètement KO à l’extérieur. Il n’arrivera pas à se relever et Ion l’emporte par décompte à l’extérieur. Ce match devait lancer le show de bien belle manière avec les deux jeunes loups. Sorensen a été transporté de suite à l’hôpital pour être examiné, les docteurs révèleront la fracture d’une vertèbre entre la colonne vertébrale et le crâne, ce qui devrait l’écarter des rings pendant un an.

Le second match de la soirée, annoncé via vidéo quelques heures avant le début du ppv, Robbie E, je cite, est un champion qui défend son titre, et c’est pourquoi il organise un Open Challenge, laissant n’importe quel catcheur présent dans le vestiaires participer à un match de championnat pour son titre Télévision. Les fans présents dans la salle aurait pu penser que ce match devait remplir la carte avec le match précédent qui a été écourté, mais non. C’est Shannon Moore qui se présente, lui qui avait annoncé après le départ de Jesse Neal qu’il voulait un match pour le titre X-Division ou TV. Le match est correct, malheureusement pour Moore, Robbie E décrochera la victoire une fois de plus, grâce à une intervention de Robbie T, alias Rob Terry.

Attention première mondiale, un balai qui fait du catch !

Le match féminin de la soirée, la canadienne Gail Kim défend son titre face à la quadragénaire Tara (alias Victoria), qui avait gagné un match face à Mickie James et Velvet Sly à Impact Wrestling pour obtenir ce droit. Dans un match plutôt équilibré, Kim conserve sa ceinture. C’est le meilleur match féminin à l’heure actuelle de l’année 2012, WWE et TNA comprises (j’entends bien en 1 vs 1, je ne compte pas le Madison Rayne vs Mickie James en cage d’il y a un mois en raison de la stipulation). On regrettera la blessure au genou de Tara sur un moonsault de la troisième corde. Également la distension entre Rayne et Kim pendant le match, qui laisse penser à un possible face turn pour Kim prochainement. Deux blessures en moins d’une heure, la TNA démarre mal ce pay-per-view.

Magnus & Samoa Joe défient Crimson & Matt Morgan pour les titres par équipes. On connait le potentiel de Joe en solo et les limites des champions du point de vue de la technique. Fallait-il en attendre un grand match ? Surement pas. Néanmoins, durant dix minutes, les quatre hommes nous proposent un spectacle convenable, menant à une victoire des challengers, mettant un terme au règne de trois mois des champions. Des tensions entre Crimson et Morgan se font ressentir à cause d’un spear par inadvertance de Crimson sur son partenaire et on peut prévoir un match entre les deux au prochain pay-per-view. À noter que l’invincibilité de Crimson est « intacte » puisque c’est Morgan qui a subit le tombé de Magnus.

Le match que beaucoup de fans attendaient, Austin Aries face à Alex Shelley. Deux catcheurs très complets et appréciés pour leurs qualités dans le ring. Il n’y a qu’à voir certains matchs sur le circuit indépendant du premier et d’autres par équipes du deuxième pour s’en convaincre. En toute vérité, nous avons là le match de la soirée, celui qui fera de l’ombre à d’autres matchs mieux placés dans la carte du show. Plus difficilement qu’à l’accoutumée, Aries gagne et conserve son titre après un match dantesque. Un match avec la bonne durée, quelques belles prises, et la capacité des deux à vendre les prises très appréciable. Quelqu’un arrivera-t-il un jour à détrôner Aries ?

« Tu parles, pas avec une concurrence pareille… »

Les anciens amis membre du groupe Fortune, Christopher Daniels, Kazarian et AJ Styles; tous trois très talentueux. Styles ayant été trahi d’abord par Daniels puis par Kazarian, influencé par Daniels. Styles demande vengeance sur un Kazarian qui semble regretter tout en obéissant au doigt et à l’œil à Daniels. Le match est plutôt bon, sans intervention de Daniels durant le match ce qui est étonnant. Kazarian arrive à prendre le dessus sur son ancien partenaire, trop distrait par Daniels. Un match qui aurait pu être bien meilleur si la rivalité était plus claire et moins ennuyeuse.

En parlant d’ennuyeux, Gunner, accompagné de Eric Bischoff, est confronté à Garett Bischoff, lui accompagné de l’immortel Hulk Hogan. Garett, fils de l’immonde Eric, était auparavant arbitre pour la TNA, mais suite à quelques mésententes, il coupe violemment le lien familial qui les unit et se lance dans une carrière de catcheur, aidé par Hogan et Sting. Après deux matchs environ à son actif, le jeune Garett affronte donc l’intense Gunner, pour se faire finalement battre en 12 minutes.

« Je suis l’avenir de cette fédération, c’est Hulk Hogan qui l’a dit ! »

Trop long quand on compare la différence de statut entre les deux hommes, malgré le courage de Garett. La rivalité est loin d’être terminée car la TNA va vouloir faire de Garett le vainqueur de cette rivalité. Petite remarque: personne n’est choqué de voir un fils, Garett, frapper son père, Eric, sans soubresaut de conscience. Même si le père Bischoff est un fléau pour le monde du catch, il n’a pas eu de gros conflit avec son fils. Incohérence sur ce point pour ma part.

Le main-event, le clou du spectacle, la cerise sur la gâteau, enfin ce qui est sensé être tout cela à la fois. Une équation à quatre composantes : le champion poids lourd Bobby Roode, James Storm (ancien partenaire de Roode), Bully Ray (ancien allié également de Roode), et Jeff Hardy (pas d’alliance avec Roode, mais une longue remontée de pente après de sérieux déboires avec la drogue). Pour éviter toute controverse, Sting est là pour veiller au grain. Le match est plutôt court, un rythme convenable, en revanche, quelle déception ! Roode, champion depuis déjà quelques mois, ne conserve son titre que par triche et entourloupes. On pouvait penser qu’avec Sting aux abords et la stipulation aidant, il ne pouvait qu’y avoir une victoire dans les règles. Évidemment que non, puisque la TNA n’est pas la TNA sans quelques incompréhensions (en tout cas ces derniers temps). Roode gagne une fois de plus en trichant, à se demander s’il veut rendre hommage à chacun de ses matchs au regretté Eddie Guerrero. Roode se dispute avec Sting, lui crachant au visage, forçant l’icône à perdre son tempérament et frapper. Sauf que ce coup atteint Hardy à la place du canadien Roode, ce qui permet à Roode de remporter la victoire.

La TNA nous aura offert ce soir là un pay-per-view de qualité. Quand on y regarde bien, hormis l’opener raté et le match des Bischoffs en pré-main-event, nous assistons à un beau spectacle, ce qui n’était pas arrivé depuis Bound For Glory pour ma part, en octobre dernier. À noter, la mise en valeur des titres mineures (Joe champion par équipe, Aries champion depuis le 11 septembre, et le titre TV de nouveau défendu en ppv). En revanche, coup dur avec les blessures de Tara, pilier de la division féminine, et Sorensen, sur qui la TNA comptait beaucoup (deuxième blessure d’un jeune ce mois-ci avec la commotion de Haskins).

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