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The true story of WrestleMania

Oui d’accord cela ressemble à un marronnier. Chaque année à la même date vous avez droit à l’article historique de Wrestlemania. Pourtant il y a de quoi s’attarder sur The Grandest Stage of Them All qui chaque année génère des millions de dollars de recettes et n’oublie pas de rappeler certains points de notre bonne mère patrie.

Avril 1985. Cette année là, Howard Finkel a l’idée de donner le nom de « Wrestlemania » au grand show que souhaite organiser Vincent Kennedy McMahon. En quelques années, le fils de Jesse McMahon a littéralement transformé la profession. Désormais c’est spectacle à grande échelle et faits de société avec lesquels on joue sur la corde sensible. Un exemple ? Prenons quelque chose de récent, de très récent même : Wrestlemania XXVII. Le main-event de la soirée oppose le patriote John Cena à la petite racaille du Middle West The Miz. Jusque là rien de grave, le gentil américain affronte la méchante vermine qui bafoue les valeurs de son pays. Oui mais la WWE a plus d’une corde à son arc : John Cena entre sur scène à la suite de l’interprétation d’un chant Gospel. Et aux Etats-Unis on ne touche pas à la religion. Du coup, lorsque les 71 000 spectateurs du Georgia Dome d’Atlanta sifflent ce dernier, la WWE insinue directement « Tu n’aimes pas John Cena, tu craches sur la religion, tu n’es donc pas américain ».

Et des exemples comme celui-là ils sont nombreux (on ne s’étendra pas par exemple sur le cas Hulk Hogan, symbole du catcheur représentant l’Amérique toute puissante). C’est que voir l’Amérique être sauvé une fois par an ça rapporte des millions à la fédération. Ainsi en 2009, la 25e édition de Wrestlemania au Reliant Stadium de Houston (Texas) a rapporté 7 millions de dollars de recettes. Un record mettant à terre celui de Wrestlemania XXIII au Ford Field de Détroit dans le Michigan avec 4 millions de recettes issu de la vente par Pay-Per-View. A l’inverse, fabriquer un Wrestlemania coûte également cher. Ainsi Wrestlemania XXIV organisé à Orlando (Floride) en 2008 a vu sont budget pyrotechnique exploser – sans mauvais jeux de mots – à hauteur de 800 000 dollars. Jamais dans l’histoire de Wrestlemania un tel budget n’avait été accordé aux artifices de cette soirée hors du commun.

The Rock, Stone Cold

Une soirée hors du commun. L’expression résume bien l’image que souhaite donner The Showcase of the Immortals chaque année. Exemple le plus parlant : Wrestlemania X-Seven en 2001. Nous sommes à Houston (au Reliant Astrodome cette fois-ci) pour ce qui reste comme le Wrestlemania référence en terme d’ambiance. A cette époque, la feu-WWF marque définitivement son empreinte monopolistique sur le sport-spectacle en rachetant quelques semaines plus tôt son grand ennemi la WCW. Les 66 000 spectateurs fonctionnent sur courant continu, la faute à une période spéciale puberté où alcool, sexe et violence font loi, l’Attitude Era. Le main-event oppose les 2 idéologies qui s’affrontent à cette époque : The Rock d’un coté, Stone Cold Steve Austin de l’autre. Leurs façons de se conduire se ressemblent mais chaque spectateur a pris parti pour son icone. Point d’apogée d’une ère très spectaculaire, elle est aujourd’hui souvent rappellée en référence et la WWE a du mal à se passer ne serait-ce que pour quelques secondes d’une de leur présence à Wrestlemania aujourd’hui.

A l’approche de Wrestlemania ce Dimanche 1er Avril, vous ne regarderez plus du même oeil le spectacle donné par la WWE. Aucun tic, aucune démarche, aucun segment n’est laissé au hasard et à pour but de laisser passer un message « Made in America ».

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