Cutting Orbaz

Retour de terre inconnue

Après une semaine en enfer, me voici de retour à la WWE, j’ai encore quelques séquelles de ma semaine à la TNA, mais ça devrait être assez discret. En attendant la WWE nous sert son plat habituel, et nous offre des rivalités qui malgré leurs apparences nouvelles, peuvent paraître affreusement prévisibles.

 

Cutting Orbaz #57

 

Deux poids, deux mesures

La nouvelle de la semaine: à partir de son 1000ème épisode, Raw passe à trois heures. Ce qui peut être synonyme soit de développement des feuds de midcard, des titres tag, bref, ce qu’on aimerait avoir! Soit de rajouts de match comme Clay vs Jobber ou Santino vs un midcard pas super over au hasard. On est donc pas forcément à l’abri de la cata, mais ne boudons pas notre plaisir. De plus, l’annonce suit des rumeurs comme quoi la première heure servirait uniquement à promouvoir les matchs du soir, donc pas forcément un bouleversement dans nos programmes favoris.

 

Oui, vous aurez le temps de faire ce que vous avez l'habitude de faire... Si vous voyez ce que je veux dire.

 

Remarque générale sur le show: qu’il fut lent! Mon dieu! (Le vrai, Freddy Mercury. Et pas Y2J).  Les promos ont été assez barbantes, chaque segment voit son temps déborder et à côté de cela on a des matchs pas terribles. Au moins avec la TNA je rigolais quoi! Bon, faut bien commencer avec quelqu’un, Triple H arrive donc et parle de Lesnar, il donne un point de vue assez vrai: Lesnar, quand il a un challenge, bah il se barre. C’est bien trouvé, ouais, MAIS TU PEUX PAS LE DIRE PLUS VITE? Triple H, habituellement assez bon pour captiver la foule ou au moins me captiver ici m’a gêné. Et c’est pas la suite qui va arranger ça…

Le theme song de Brock retentit et c’est Paul Heyman qui arrive. La WWE a une fâcheuse tendance à trop utiliser les poursuites judiciaires depuis quelques années, et ça devient un peu redondant. Paulie dit donc que Triple H va cracher le blé, ce qui ne plait pas à Hunter qui prend Paulo l’asticot par la gorge, qui de suite déclare… You guessed it. Non, pas conquérir le monde, mais qu’il aura affaire à la justice!

 

OF COURSE!

 

Et de un segment longuet! Le tag team match qui suit est assez étrange, opposant le champion CM Punk (Il arrive tôt tiens) et le champion US, Santino Marella au challenger Daniel Bryan et le champion Intercontinental, Cody Rhodes. Étrange car sympathique, étrange car pas non plus passionnant. La victoire des faces était assez évidente mais on appréciera le fait que Daniel Bryan attende dimanche pour prendre une déconfiture (enfin, on espère quand même que le match durera longtemps).

La rivalité pour le titre de la WWE fut assez maigre, CM Punk se concentrant plus sur Laurinaitis que sur Bryan, malgré cela on vit un segment où CM Punk et AJ discutent, le premier étant assez rude avec AJ, la qualifiant d’instable. C’est assez dommage de la voir si peu la AJ, le fait qu’elle s’énerve à tout va est assez fun, et j’attends pas mal sur la construction du personnage qui pour une fois pourrait ne pas être foireuse pour une diva.

En parlant de divas, Beth a battu facilement Alicia Fox et l’a détruite par la suite, cette dernière étant sauvée par la championne, Layla. Voilà, j’arrive à résumer les Divas en une ligne, c’est fou.

 

-Hey Beth! Une Storyline à ta droite! Pfff! Elle y croit encore! Quelle naïve!

 

Là, je préviens, ça va être assez hard, C’est le Big Show… Alors tout ça est parti d’une moquerie, et franchement, je veux bien avoir un angle de ce type, mais pas de cette longueur. Après un match entre Kane et le Big Show, où Laurinaitis lui a demandé de s’excuser PENDANT le match, ce dernier a demandé des excuses APRÈS le match et nous a bassiné pendant dix bonnes minutes avec son histoire d’excuse. Merde quoi, voir un mec de 2 mètres 15 chialer pour son job, ça me donne juste envie de zapper!

En plus, le fait qu’on en rajoute trois couches avec un Laurinaitis qui fait exprès de bien faire durer le « plaisir ». J’ai cru pendant un moment que Laurinaitis allait lui demander d’inaugurer son Kiss my Ass Club ou de lui baiser les pieds saucés à la sauce Barbecue de Jim Ross. Un segment franchement longuet, pas inutile, mais mal fait et qui tire trop sur la longueur. Et tout ça, ça a pris du temps à des midcarders, à des mecs qu’on pourrait mettre en valeur. Mais non, à la place on préfère balancer un des segments les plus chiant de ce premier semestre.

 

On se demande même s'il n'est pas plus "chiant" que celui là ce segment.

 

En contre parti, Smackdown eut le droit a une belle promo pour le titre poids lourds, voyant Randy Orton affronter Chris Jericho, ce dernier ayant surement pris la place de Daniel Bryan suite à « l’erreur » technique du Beat The Clock Challenge. Bref, les tensions entre Sheamus et Randy Orton sont le bienvenue, laissant Alberto Del Rio malgré tout en dehors de l’histoire, lui qui devait bénéficier d’un match de championnat en UN CONTRE UN. Bref…

Sheamus s’énerve contre Jericho et disqualifie Orton, ce qui envenime bien les choses, ce dernier voulant faire un match face à Sheamus. Patience petit scarabée, tu en auras l’occasion à Smackdown. Ce qui est assez spécial c’est que la WWE prend quelques risques en confrontant les deux, c’est à dire en voyant le public en prendre un en grippe. Ce serait réglable par la suite mais le champion pourrait se voir quelque peu malmené si Orton venait à lui faire baisser sa côte de popularité.

Finalement, en regardant ce que j’écris, je me dis que ce Raw fut d’un vide car vint le Main Event! Qui fut un … Troisième segment longuet! WOUHOU! #Dépression. John Laurinaitis arrive et là, c’est un peu l’ennui, on voit que le Big Johnny tente de faire de l’acting, mais franchement, avec un mic-skill pareil c’est dangereux de le laisser seul plus de trois minutes à l’antenne, c’est du suicide presque!

 

Même Cena a fait en sorte qu'il arrête de causer, c'est dire!

 

Dieu merci, John Cena arrive! (Wait, j’ai vraiment écrit ça?). Et là, logique tiens toi bien, Mr. Cena se moque de Big Johnny et de sa voix, et là le mec, il fait rien, il tente même pas de lui demander de s’excuser. Tain, t’as déjà eu ta dose de sadisme pour la soirée Lolo?  T’es épuisé? Tu vires un mec de 2,15m mais le Johnny Boy, rien à foutre?

On passe donc un quart d’heure avec un Cena plus gamin que jamais, un Laurinaitis qui pense pouvoir modifier le match mais qui: Oh Surprise! Ne peut pas parce que le Board en a décidé ainsi mais de plus s’il perd, il perd aussi son job. Et voilà comment tuer le suspens! Sérieusement? Comment avec un situation aussi favorable on peut croire une seule seconde aux chances de Laurinaitis? Le booking est absolument grossier et si Laurinaitis gagne ce dimanche grâce à un Big Show (déjà renvoyé, donc pas concerné par le fait que si jamais un catcheur intervient, il est renvoyé) qui veut récupérer son job, ce sera tellement grossier que l’on verra ça comme une vaste blague.

Un mauvais show, 3 segments longs, chiant et sans intérêt si ce n’est pourrir des rivalités qui n’en ont pas besoin. Seul un match permet de bien faire monter la sauce et il concernait… Smackdown. Ce qui prouve bien que ce show fut pourri.

 

Mauvaise Cassette?

 

Bienvenue à Smackdown avec un début de show qui nous enfonce bien le clou avec Laurinaitis. Ce dernier, si on ne l’avait pas encore compris, n’a aucune chance face à Cena, est désespéré, cherche à s’échapper du match. Mais encore une fois, on le laisse seul pendant cinq bonnes minutes avant de lancer Punk dans l’arène.

Ce dernier vient souhaiter la retraite de Laurinaitis à l’avance. Oui, pour vous aussi, tout cela est trop beau, trop prévisible. Maintenant, vous en avez la certitude, Laurinaitis ne perdra pas ce match. L’angle est à peu près similaire que celui du main event de Raw et ça fait un peu bizarre de voir Punk de jouer dans le même registre que Cena, bien que prenant une approche différente.

 

Kssshhhh, Vous êtes tous si crédules, ksshhhhh, je vais le battre facile le Cenaze, kssshhhh...

 

Laurinaitis n’est quand même pas fini et balance Punk dans la gueule de Kane alors que plus tard Daniel Bryan affrontera Zack Ryder. Ouaip, c’est sûr, ça sera plus facile pour Bryan!  Un début de show donc assez ennuyeux. Et ça ne va pas aller vers le mieux. En effet, Tag Team match entre les champions et la brillante (AHEM) paire Titus O’Neill/Darren Young. Que dire si ce n’est que j’ai regardé en avance rapide, l’opposition étant vraiment repoussante. Même pas une apparition de la paire Epico/Primo, ces deux là et Abraham Washington sont en stand by. On espère tout de même les revoir pointer le bout de leur nez (ou pas, selon votre affection pour la paire).

Franchement, j’ai cru que je m’étais trompé de show et que j’étais en train de suivre un épisode d’Impact, avec des matchs courts, des angles pas terribles. Preuve en est d’un Damien Sandow, refusant de nouveau le match face à Yoshi Tatsu, le jugeant indigne de lui (et on le comprend). Yoshi, prouvant en un mot qu’il a un mic-skill horrible, provoque Sandow qui entre dans une rage tel qu’il en enlève son peignoir! OHHHHHHH! Un petit slip rose, c’est meugnon tout ça! Plus sérieusement, Sandow prend par derrière Tatsu… Euh… Vous n’avez rien lu! Bref, il le démonte (Pas mieux ça tiens…) et repart sous les Hallelujah. Ah, c’est beau quand on s’ennuie.

 

Quand tu vas voir ma tenue de ring, tu vas comprendre que l'expression "Je vais te mettre le doigt aux tréfonds de ton orifice anal" n'était pas forcément une métaphore! You're Welcome!

 

On arrive alors à un passage intéressant. Non pas Daniel Bryan, qui parvient à battre Ryder assez aisément, mais la suite, entre Punk et Kane. Le match en lui même est sympa sans être non plus énorme. Le plus intéressant vint à la fin où Bryan allait frapper Punk… mais frappe Kane, laissant la chaise et fuyant. Punk la ramasse, Kane croit que Punk est responsable et le démolit. Technique de heel un peu plus avancée qu’à l’accoutumée, et Bryan a légèrement l’avantage pour Over The Limit.

Deuxième affrontement Marella/Rhodes qui vit le premier remporter le match. Outre le résultat, vraiment vexant pour Rhodes, la WWE semble vraiment ne plus savoir quoi faire avec ces deux titres secondaires, et une unification de l’US et de l’Intercontinental Championship ne semble plus si inconcevable que ça.

Mais le plus « intéressant » si on peut qualifier ça ainsi. C’est le clivage entre Orton et Sheamus, ces deux là ne s’aiment pas malgré leur alignement commun et la WWE semble avoir basée le match sur ces deux tops faces plutôt que sur Jericho et Del Rio. On assiste donc à un match, assez moyen et classique dans l’ensemble qui finit tout de même par une succession de contre et… un roll up. Victoire à la NXT pour le WHC, preuve que ce dernier est un finisher hyper-puissant! Mais TerminatOrton ne s’avoue jamais vaincu et colle un RKO en fin de show pour féliciter le Great White. Du grand classique, trop surement.

 

-Comme d'habitude! Je vais te RKOiser! COMME D'HABITUDE! TU VAS T'ÉCROULER! COMME D'HABITUDE! JE SUIS FAVORISÉ! COMME D'HABITUUUUUUUDEUUUUH!

 

Un Smackdown… pauvre, ce dernier devient un show B plutôt qu’une alternative à Monday Night Raw. On ne peut même plus dire que les matchs soit meilleurs et plus longs car ce n’est pas forcément le cas.
Un retour à la WWE  assez triste, outre les hallucinations et les apparitions de Abyss me crachant à la gueule plusieurs fois pendant l’écriture de ce Cutting Orbaz, on regrettera la baisse fortement visible des shows de la WWE. Les temps sont durs et les rivalités peut intéressantes, on veut de la créativité bordel! C’est pas si dur!

C’est ici que l’on se quitte, je vous souhaite une bonne semaine, on se retrouve pour un prochain Cutting Orbaz!

 

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