Cutting Orbaz

Un poing, c’est tout !

Quand parfois, la vie ne tient qu’à un poing, un gros poing, un poing massif. Après un PPV bon mais décevant par son Main Event, des semaines de shows moyens pour ne pas dire mauvais, la WWE a tout intérêt à redresser la pente car pour l’instant, on retourne dans une période creuse habituelle du post-Extreme Rules.

 

Cutting Orbaz #58

Le poing sur la situation

 

Une des bonnes choses à la WWE, c’est les renouvellements de rivalités, c’est là où le show paraît plus frais, plus neuf, moins redondant. Après, je ne reste pas contre la continuité, qu’elle soit dans les confrontations ou en général, c’est à dire qu’il y ait une certaine logique d’un show à l’autre. Le catch en manque souvent (un ancien heel devenant rapidement le copain d’un face, alors que ces deux là se battaient il y a encore six mois.)

Entrons donc dans le vif du sujet, la veille, Cena perdait face à Laurinaitis, aidé du Big Show, et Cena, qui doit être l’unique personne dans le monde entier à ne pas l’avoir vu venir, se demande pourquoi Big Show a fait ça. On pourrait se poser la question tout aussi légitimement, le prochain GM étant de même capable de réintégrer le Big Show. Bon, le détail, c’est que dans la logique, c’est jamais certain.

Non mais si Laurinaitis était viré, c'est moi qui prenait Raw et Smackdown en charge. Et le Big Show n'avait pas les "qualités" requises pour être réembauché. #IfYouKnowWhatIMean

Le Big Show effectue donc un turn et, accompagné d’un Laurinaitis blessé mais intouchable par cette nouvelle règle qui dit que si quelqu’un le touche, il est viré, et d’Eve et d’Otunga, larbins en chef de Big Johnny. Le gros spectacle dit à Cena que s’il a pris l’option Laurinaitis, c’est parce que ça rapportait gros. Et il dit aussi qu’il va battre Cena à No Way Out. Bon, dans le fond, on s’attendait à mieux, dans la forme, c’est pas si mal, on va avoir une petite rivalité jusqu’au No Way Out.

John Cena est dans une période assez étrange, enchaînant les adversaires, ne gagnant pas forcément, et malgré ça, la WWE ne semble pas vouloir mettre Cena en retrait, le laissant en Pay Per View de show, à défaut de mettre les ceintures majeures en avant.

David Otunga arrive et demande à Cena un match, ce dernier dit que s’il met un pied sur le ring, il lui défonce l’arrière train, même pas peur. Mais David n’a pas réussi à faire la différence entre courage et témérité et se prit alors… une branlée. Alors, lisez bien les prochains noms: Curt Hawkins, Tyler Reks, Darren Young et Titus O’Neil. Ces mecs là ont attaqué Cena. Sérieusement mon Johnny, t’avais rien de mieux sous la main? Ces quatre là vont se faire expulser du ring après l’intervention d’un Sheamus qui bouscula le GM, donc bientôt viré. (Comment ça non?) qu’à cela ne tienne, ce soir, vous deux serez en handicap match contre trois gars de mon choix, ET PAF! dans les dents! Par contre, Lolo, faudra trouver mieux que Young/O’Neil/Hawkins, sinon les deux « stéréoïdés » vont te rire à la tronche.

Enfin, y a pas vraiment besoin des jobbers pour qu'ils se foutent de ta gueule mon petit Lolo. Non mais sérieux, t'aurais pu piquer autre chose que le caddy du Super U du coin.

On passe à la scène suivante, voyant Ricardo Rodriguez coupé dans son élan par Santino Marella. Ce dernier corrige l’annonceur de génie pour prendre sa place. Et oui, c’est notre champion US. Bref, Alberto Del Rio arrive et va affronter Orton. Le match se déroulait classiquement quand Jericho arriva, colla deux codebreakers, dit qu’il est le Best in The World. Et part. Bon, c’était surement la dernière apparition de Jericho, se « vengeant » du Punt Kick qui l’écarta des rings pour faire de la musique. On a appris que Jericho a été suspendu cette semaine pour cause de « saccage sur drapeau ». La boucle est donc bouclé et on peut même parié sur un Orton/Jericho au retour de ce dernier. On build des rivalités à l’avance, j’aime ça!

La suite vint avec D-Bryan, se plaignant d’avoir perdu à cause de l’arbitre car il n’a pas vu Punk tap-out. Ce dernier vient et dit qu’il n’avait qu’à pas laisser ses épaules rivées au sol et qu’il l’a battu. C’est un bien grand terme à mon avis. Par contre, le fait que Punk annonce son adversaire en la personne de Kane parait un peu étrange, je veux bien, peut être que Kane a vu que c’était Bryan, mais vu le déroulement du match, pas tellement. D’ailleurs, l’histoire fut la même et cette fois-ci c’est Bryan qui s’en prend plein la tronche. Punk porte le coup de grâce avec l’Anaconda Vice et en balançant quelques « YES! ». C’est de la bonne rivalité entre ces deux là, et un nouveau match à No Way Out n’est pas à exclure, loin de là.

Pour être champion, le style n'est pas nécessairement important, n'est-ce pas mon petit Cihaime?

Et on continue avec Christian qui, pour son retour à Raw, affronte Jinder Mahal. Le néo-champion intercontinental, qui ressort toujours le meilleur de son adversaire, lui laissant le temps de s’exprimer, montre un Mahal assez bon, mais sans plus, le match se conclut sur ce qui semble être le nouveau finish de Christian, le frog splash.

Pause musique: Foster The People – Houdini, Ouais, j’écoute pas que des musiques de brutes. J’ai aussi un coeur tendre et moelleux.

Mince, j’ai loupé les divas, mais est-ce si grave de louper un squash qui vous montre juste qu’il y aura un rematch entre Phoenix et Layla.

Cause it's Divas Division!

On arrive donc déjà au Main Event, ce dernier fut bon, même assez surprenant car les heels ont pas mal dominé le champion, Sheamus. Ce match étant en lumberjack, chaque tombée du champion est suivie par une avalanche de coup des heels. Et ce qui devait arriver arriva, Les lumberjacks ont dérouillé les faces avant que la garde nationale arrive. Et cette fois-ci, on fait pas dans la demi-mesure, c’est tout le roster qui rapplique, Punk inclus, pour une sorte de Brawl finale. Nous, téléspectateurs, n’en verront pas la fin car Cena par à la poursuite du Big Show et trouve Laurinaitis, avant de se prendre une droite en se retournant. Show regarde Cena, puis va chercher son susucre auprès de Maître Laurinaitis.

Un bon show, qui contraste avec celui de la semaine dernière, on peut espérer de la qualité à l’approche de l’été mais soyons vigilent, Raw est assez instable en ce moment et de plus, on a un segment sur la story Lesnar/HHH de prévu, et cette dernière n’est pas vraiment passionante.

 

Mon poing dans la gueule

 

Premier segment promo, et déjà premier WTF moment. Commençons par le commencement et Eve Torres qui annonce la non présence de John Laurinaitis, la salle est en ébullition jusqu’à l’annonce de cette dernière: ce soir, c’est elle qui a le show en charge. Un #1 contender doit être choisi et Del Rio se pointe, draguant l’associée de Laurinaitis, elle est sur le point d’accepter ne trouvant « personne de meilleure dans le roster », et Orton se pointe. Pour compléter le tout, Kane se pointe clamant qu’il doit gagner car cet épisode de Smackdown est le 666ème, donc le sien.

On remarquera d’ailleurs que Eve ne bronche pas d’un pouce face à Kane, elle qui a un mois se serait agenouillée en pleurant face à lui. Logique et continuité, où êtes vous mes chers amis?
Mais comment faire, j’ai trois catcheurs me réclamant un match de championnat contre Sheamus, je n’ai pas encore fait le Main Event. Et bien faisons un 3-Way pour déterminer le challenger!

Ça y est, ça va encore être de ma faute...

La suite est encore là pour appuyer un retour plutôt réussi de Christian, battant Hunico avec son Frog Splash, Cody Rhodes vint ensuite réclamer son due et annoncer qu’il prendra sa revanche à No Way Out. Logique, mais contrairement au Big Show je doute à la reconquête du titre cette fois. On tourne peut être une page et Christian servira peut être, en sa qualité d’homme incapable de faire un mauvais match, à mettre en avant des jeunes et animer cette partie de la carte autour du titre.

La suite est assez décevante, les Usos Brothers se faisant battre par les idiots de service Young et O’Neil. Et si le catch avait une logique, après la victoire des Usos contre Ziggler et Swagger à Superstars la semaine dernière, cela voudrait donc dire que Young et O’Neil sont plus fort que Ziggler et Swagger!

'Cause it's Tag team division!

Premier squash du soir! Bonsoir! C’est Ryback qui décide de martyriser deux jobbers, plus personne ne regarde de télé, normal, car plus personne ne s’y intéresse. Certes, porter deux lutteurs c’est impressionnant, mais quand ils pèse moins lourd que moi, voilà, ça le fait moins. Même moi je pense être capable de les soulever à deux en même temps avec un peu d’entraînement. (Oui, enfin beaucoup surtout, ne faites pas ça chez vous, vous êtes des geeks, faut pas se forcer les mecs, ou les filles, si elles existent, et dans ce cas, manifestez vous, car il faudra qu’on vous refile le numéro d’un bon psychologue).

Next week… SIN CARA IS BACK! BOTCH TIME! BOTCH TIME! Live, in a High Definition!

Deuxième squash de la soirée, fais chier! c’est Santino Marella, qui dans la continuité de lundi, en tant que champion US respectable affronte… Ricardo Rodriguez, qui fait sa propre annonce. Bon, dans le registre comedy match, ce match est une perle, mais franchement, quand un des deux gars à une ceinture censée avoir de la valeur, ne serait-ce qu’un peu, ça fait mal.

Qui est-ce qui dévalorise la ceinture US?

Sheamus arrive pour présenter ses excuses, précédemment demandées par Eve. Le Great White n’en a que faire et se moque de Laurinaitis, ça sent le couperet pour le champion dans les semaines à venir, soit avec un handicap match assez costaud ou pire, un retrait de titre, qui serait vacant pour No Way Out. Ou pire encore, Laurinaitis qui demande à Sheamus… de faire de vrais excuses, ÇA, ce serait terrible!

Troisième squash sur un japonais, mais qu’est-ce que les bookers ont fumé? Damien Sandow arrive pour battre Yoshi Tatsu en à peine deux minutes, l’air de rien, c’est déjà plus impressionnant que Ryback et ses jobbers! Ce dernier a un personnage classique de bourge instruit que le public adore détester. Il a surement un avenir, mais je pense pas plus haut que la midcard. Et puis, Dean Ambrose et Seth Rollins vont arriver, et à ce moment là, il risque de migrer à Superstars.

-Qui est-ce qui va partir à Superstars? Ah merci de te porter volontaire Damien! -You're Welcome!

Pause musique: Radiohead – Creep. Parce que je trouve qu’elle définit assez bien Smackdown jusque maintenant.

Bon, là je suis un peu revenu en arrière pour voir Big Show expliquer une nouvelle fois que s’il avait accepté l’offre de Laurinaitis, c’est parce qu’il y avait un joli bonus. Il rajoute aussi que le public est hypocrite et ne la jamais aimé. Argument simple mais pas infondée d’un public qui ne comprend pas qu’un job, c’est important, et que dans un soucis de réalisme, le retour du Big Show de cette manière était sûr à 100%. Encore une fois, le public et Cena sont les seuls à ne pas avoir compris ce qui allait se passer à Over The Limit.

Et puis vous voyez, Mr. le psychologue, je pense que ce match a été l'occasion de faire le "poing" sur ma carrière.

Triple threat match time. Et là, mesdames et messieurs, Daniel Bryan has BALLS! BIG BALLS! Car il a attaqué Kane, avec une chaise, et l’a limite massacré. C’est assez rare, et même si c’est par derrière et en utilisant un objet… Hum, cette phrase doit absolument resté dans son contexte, Daniel Bryan en a dans le pantalon pour provoquer un mec vendu comme le pire cauchemar de votre vie.

Kane est limite le Face en péril dans ce match et est encouragé par la foule. On a cru un moment à une victoire impressionnante du Big Red Monster mais c’est Del Rio qui gagne, piquant le tombé de Randy Orton. Bryan quant à lui était revenu distraire Kane afin qu’il ne gagne pas ce match. Pure vengeance ou début d’un rivalité? J’espère la première option car Bryan DOIT avoir un autre match face à Punk. En attendant, Del Rio fait un challenger moyen, qui suscite trop peu de réactions à mon goût et pour un gars qui a été face toute sa vie au Mexique, je pense que cette voie serait peut-être un moyen de relancer ADR.

T'es gentil Randy, mais c'est pas à ça que je pensais quand je disais de "relancer" Alberto.

Ce dernier reçoit un joli coup derrière la tête du champion en guise de félicitations, action un peu rare de la part d’un champion face mais on s’en fout, car la cible est un heel. Orton aurait à mon avis était une meilleure idée bien que le voir tourner autour d’un titre ne me plaît pas mais je pense qu’un clivage face/face, bien que risqué pour l’alignement d’un des deux, aurait été plus logique car il y avait déjà un précédent entre les deux. La continuité messieurs les bookers, il n’y a que ça de vrai.

Un Smackdown pauvre en dehors du Main Event, qui en lui même n’est pas fantastique, mais bizarrement, on ne s’ennuie pas, on a pas forcément envie de zapper le show.

Une semaine donc assez sympa sans être extraordinaire, on reprend un peu goût à regarder la WWE et on se motive pour les prochaines semaines vers No Way Out. Je vous souhaite d’ici là une belle semaine, surtout dans le Nord là où le beau temps semble enfin pointer le bout de son nez!

3 commentaires

Les plus lus

En haut