Review

Le baiser du diable

Alors qu’Orbaz se la coule douce en train de réviser ses exams, le boss m’a demandé une review d’un RAW SuperShow de trois heures. Je lui ai tout d’abord demandé s’il voulait ma mort, il m’a ensuite dit que j’avais pas le choix. Du coup, je me suis demandé si ce show allait être du même niveau  – c’est à dire assez bas – que ceux des semaines précédentes et je peux dire que, encore une fois, j’ai été assez content de l’avoir vécu.

Merci qui ? Merci le boss !

Review de RAW SuperShow du 11 Juin 2012

Le show débute avec l’arrivée de Big Johnny qui se présente mais il est tout de suite coupé par une musique que tout le monde attendait. No Chance In Hell résonne dans l’arène ! Oui Vince Kennedy McMahon, toujours aussi charismatique qu’à sa grande époque est de retour à RAW. Il dit à Laurinaitis qu’il refuse de lui serrer la main parce qu’il ne sait pas où elle a traîné. Il annonce qu’il va évaluer le GM ce soir, pour voir quelles sont ses compétences, et il lui demande une seule bonne raison pour ne pas virer Laurinaitis tout de suite.

Big Johnny dit que le People Power est une bonne raison pour ne pas le renvoyer ce soir. Parce qu’il est a l’écoute de tout le monde et qu’il est aimé de tous. Vince demande alors au public si ils aiment John, et forcement, le public dit non. Il ajoute ensuite que c’est lui qui a fait signer Lesnar avec la WWE et que cela lui a déjà coûté deux poursuites judiciaires. John Laurinaitis dit alors que tout ceci est de la faute de Triple H. On apprend que le Big Show a signé un contrat en béton, McMahon dit que le Big Show est à la WWE depuis 1999 et qu’il ne l’a jamais vu catcher vraiment. Laurinaitis dit qu’il n’est pas objectif  en vue de son passé avec le géant. Il ajoute ensuite qu’il verra ce que fera Big Show à John Cena lors de No Way Out dans la cage. Laurinaitis dit ensuite qu’il est vice-président des relations humaines, que tout le vestiaire le respecte et le voit comme un ami. 

C’est le moment que choisit Sheamus pour faire son arriver sur le ring, il dit que c’est génial de revoir le grand patron a la télévision. Il dit que Laurinaitis a raison, il a des amis, il en a tellement qu’il mets des amendes de 500 000 dollars. Vince en profite pour faire une pause Twitter et dit que le terme « Virez Johnny » est trending worldwide actuellement sur Twitter. Sheamus dit aussi, que son ami est devenu le pire général manager de toute l’histoire de la WWE. Que tout le monde veut porter un coup de pied aux fesses de Laurinaitis. Big Johnny dit que Sheamus ne représente pas le vestiaire, et d’ailleurs qu’il va lui trouver un adversaire pour le premier match de la soirée. McMahon finira ce segment en disant que que si Johnny ne l’impressionne pas ce soir, il entendra deux mots résonner dans sa tête à la fin de la soirée, ces deux mots sont « YOU’RE FIRED ».

On apprend par Michael Cole que suite aux enregistrement de smackdown la semaine dernière, Alberto Del Rio sera absent pour No Way Out à cause d’une commotion cérébrale causée par le Great Khali, Tout le monde sait que c’est Sheamus qu’il l’a blessé, mais c’est mieux, c’est plus logique de faire porter le chapeau à l’indien.

"Bwa?!"

Alors que Sheamus attend son adversaire tranquillement sur le ring pour ce premier match, la musique de Lord Tensai retentit dans la salle, ce dernier pousse (encore) Sakamoto, le manager qui ne sert vraiment à rien, le mec est là mais c’est comme si il était dans les vestiaires, on le remarque même pas. Le match en lui même est pas trop dégueu, c’est peut être le meilleur match de Tensai depuis son retour. Après le match Tensai frappe à plusieurs reprises Sakamoto. Là il sert à quelque chose, il sert de victime, c’est déjà ça.

On retrouve Vince en coulisses qui se demande vraiment qui pourra bien affronter Sheamus à No Way Out dimanche. Vickie Guerrero dit alors qu’il y a deux anciens champions du monde poids lourd dans le roster en la personne de Dolph Ziggler (Oui rappelez vous de son règne de quelques minutes) et de Jack Swagger et propose un Triple Threat Match. Vince demande à Johnny si il a une meilleure idée que cela. Il dit que c’est une grande idée mais qu’il préfère écouter celle de Teddy Long avant. C’est cool qu’on redonne un peu de crédit a Teddy Long, le pauvre enchaîne les segments gênants à son égard. Il dit qu’il verrait bien s’affronter Christian, Swagger, Ziggler et le Great Khali dans un Fatal 4 Way Elimination match pour déterminer le prochain challenger de Sheamus. Johnny et Vince adorent cette idée. Moi aussi d’ailleurs.

Laurinaitis nous parle de son séjour dans une petite auberge sympa ou les poings sont mis à l'honneur, bon séjour visiblement.

On reste encore avec un segment coulisses quand R-Truth parle au micro de Matt Striker, il pas le temps de dire grand chose puisque le Big Show vient lui donner un coup de poing dans la tête. Un segment pour meubler qui servait à introduire un match en cage plus tard dans la soirée.

Retour sur le ring avec un match pour le moins étrange. Ricardo Rodriguez décidément lutte pas mal ces derniers temps et se retrouve associé à Beth Phoenix pour affronter Santino Marella et Layla. Le champion des Etats-Unis n’a pas vraiment de souci à se faire actuellement pour sa ceinture. Pour Layla, Beth Phoenix reste la seule à la challenger et j’aurais presque tendance à dire qu’elle viserait aussi le titre des Etats-Unis étant donné qu’elle portait la culotte dans ce match mixte. Rodriguez maitrise parfaitement les règles du par équipe se prenant régulièrement Layla et en croyant qu’il peut l’affronter. Mais non Ricardo faut te coller Santino. Ce qui lui fait faire marche arrière. Sur le ring, la Glamazone obtient une victoire tout ce qu’il y a de plus clair face à Layla qui peut donc s’inquiéter. Par contre le pauvre Ricardo n’en a pas fini de ses mésaventures, voulant échapper au cobra il s’écrase sur le poteau puis il est révélé qu’il porte un tee shirt Justin Bieber très moulant. Un peu humiliant sachant qu’il n’est pas une jeune ado.

En coulisses, David Otunga flatte Vince McMahon, loue le travail de John Laurinaitis mais se place aussi comme potentiel remplaçant. Le problème pour lui est que Vince McMahon déteste les avocats. Kofi Kingston arrive furieux et veut venger son copain R-Truth. John Laurinaitis arrive et colle Kofi Kingston face au Big Show dans une cage. Bonne chance !

Daniel Bryan arrive et n’est pas comme CM Punk et Kane. Il dit qu’ils ont tous les deux une faiblesse qui s’appelle AJ. CM Punk veut le rendre jaloux mais c’est pathétique. Kane décidément est un homme à femme mine de rien (remember Lita). Revenons à Yes Man qui fait l’apologie de ses qualités si vous voyez ce que je veux dire. Mais point de sexe pour Daniel, il veut un règne de champion WWE. Justement CM Punk arrive alors et dit qu’AJ est loin d’être pareille que Bryan hors ring et sur le ring. Je veux bien tester les deux pour voir perso. Punk dit que tout le monde s’est battu mine de rien. Dilemme pour Punk, entre battre un dérangé et Kane. Ses No ne trouvent qu’une résonance de Yes du public. Bryan reprend la main en disant que si le public est représenté par Punk qui se déclare la voix des sans-voix, c’est parce que ces gens manquent d’intelligence. Mais Punk sort l’expression Goat Face (visage de chèvre) qui calme semble-t-il, sauf le Big Red Monster qui arrive. Pas question que Kane ne se joigne pas au chapitre.  Il rappelle de belles choses, comme mettre le feu à Jim Ross, électrifier les testicules de Vince McMahon.

La supportrice numéro une de CM Punk arrive alors. AJ continue à troubler Kane en lui disant qu’il a un coeur. Bryan lui ne s’est pas encore remis de son premier amour, elle. Mais Punk est cool lui. Dimanche elle sait que le meilleur va gagner. Tiens Big Johnny apparait à l’écran et annonce un match pour le moins saugrenu entre d’un côté Daniel Bryan et Kane et de l’autre CM Punk et AJ. Encore un match par équipe mixte, décidément.

Tandis que Jerry Lawler veut se commander des pizzas (ça va oui le boulot de commentateur, pas dur) nous voilà au match à quatre pour déterminer le challenger de Sheamus. Un match qui n’excite pas énormément les foules. Aie ils ont vu Christian à Slammiversary semble t-il vu le silence pesant et un accueil nettement plus glacial que la veille lors du PPV de la TNA pour le champion Intercontinental. Un travail d’équipe d’abord élimine Khali. Puis on part sur un handicap match entre l’écurie Vickie et Christian. C’est rythmé et l’équipe Vickie craquelle encore quand Dolph Ziggler opportuniste profite du travail de Christian pour sortir Jack Swagger du jeu. Dans un match au rythme grandissant et emballant, logique finalement que Ziggler s’impose, déjà car il n’était pas sur la carte et qu’il méritait bien sa soirée en haut. Et pourtant Christian qui ressemblait beaucoup à Edge dans les prises a laissé entrevoir le rêve d’un dimanche perdu. Mais Vickie qui distrait c’est un peu trop et le talent de Ziggler fait le reste. Il a le bonheur en haut de la rampe de ne pas recevoir un brogue kick. Un miracle.

En coulisses, Natalya veut le retour de la Hart Dynasty, pas un bon souvenir pour Vince McMahon je crois, le nom Hart ne plait pas tellement à ses oreilles. Mais mes oreilles sonnent quand même avec le flot des Funkettes isolées qui finissent par laisser le Vinceausaurus s’exprimer dans une danse endiablée qui laisse baba Zack Ryder. Woo woo tu n’as toujours pas de match à RAW.

Ah elle est pas mal celle là !

Marre de laisser les jobbeurs parler, maintenant stop aux préliminaires. Ah ben non, tiens depuis quand les jobbeurs au gabarit de pinson rentrent après celui qui les abat et s’expriment ? On tombe sur la tête. C’est ce que diront au sens propre les deux nouvelles victimes de Ryback. Aïe on va manquer de jobbeurs à ce rythme. Bientôt des volontaires tirés au sort dans le public. Nouveau challenge de foire ? Et pourtant Ryback veut du plus solide, c’est pas faute de le gueuler.

Pendant que la cage descend, Hornswoggle se marre de ses exploits de Smackdown en compagnie de Vince McMahon qui voit ensuite débouler son porte drapeau John Cena. Ce dernier milite pour la fin de Laurinaitis. Mais McMahon lui rappelle la défaite face au Rock mais John Cena, car il n’y a quelui qui peut le faire, cloue aussitôt le bec de son patron en lui rappelant ses défaites contre Bret Hart et son propre fils entre autres. Imaginez-vous énumérer les échecs de gestion de votre patron à votre patron lui-même, ça peut être marrant… Non sérieusement, Don’t try this at home, or at work. David Otunga revient à la charge mais décidément cette tête d’avocat ça ne va pas. Et d ‘ailleurs sur YouTube, il va peut-être se la faire refaire par Brodus Clay dimanche dans le pre-show.

Place au match en cage. Kofi Kingston tente courageusement de mettre Show à terre mais peine perdue et cela devient un massacre, non pas de la Saint Valentin, mais de la saint Barnabé, c’est moins romantique. Kofi en sera quitte pour dire bonjour à R-Truth au royaume des comateux. C’est plutôt long, quelque peu massacre de l’ennui. Kofi réveille l’affaire avec un trouble in paradise mais paradoxalement cela sera finalement le début de la fin face à un Big Show tel un ours en cage, tournant lentement dans l’enclot et attrapant le touriste tombé dans sa cage qui tente désespérément de s’enfuir. Finalement l’ours tranquille repart dans ses verts pâturages des coulisses.

Voilà un autre jobbeur qui lieu attend sagement son tour. Bon il est plus embêtant aussi faut dire qu’il est membre du roster Curt Hawkins et puis Sin Cara n’est pas terminator. Plutôt un genre de liane d’Amazonie qui s’entoure et dont on ne peut se dépêtrer. Un peu moins saignant que précédemment, Sin Cara continue tout de même à refaire gentiment son trou.

Après une petite promo de réactions saignantes pour le show YouTube Backstage Fallout où les superstars ne sont pas souvent d’humeur rieuse, le décompte vers la fin du show est lancé : 37 minutes 10 secondes restantes. Enfin un peu moins là le temps d’écrire.

Exercices de décontraction pour Daniel Bryan et une confrontation dure à imaginer un jour mais là voilà avec Vince McMahon. Bryan est surpris que ce dernier lui souhaite bonne chance. Bryan rappelle qu’il a été déjà viré une fois et qu’il a fait lui-même son trou et comme son patron, il est un homme à succès. Ce qui n’empêche pas une pique du patron – n’est pas John Cena qui veut – et la défaite de 18 secondes à Wrestlemania 28 restera un boulet durant tout le parcours de Daniel Bryan semble t-il.

Rendez-vous presque 20 ans en arrière au premier Raw du 11 Janvier 1993. Vous étiez devant votre télévision ce jour-là ?

Heath Slater futur main eventeur ? Pas sûr que ça soit génial pour le matricule de John Laurinaitis. C’est Slater Time ! Ah non c’est encore Vader Time ! En effet le massif lutteur masqué est revenu exceptionnellement. Le futur a du mal à s’exprimer, Vader dominant assez largement. Moins d’impact maintenant, mais c’est bien suffisant pour écarter facilement le supposé futur annoncé par Laurinaitis.

Heu non Vader, le cleveland steamer tu oublies. C'est PG la WWE maintenant.

En coulisses, AJ est stressée, ça se comprend pas du tout tiens. CM Punk lui dit qu’ils peuvent au moins croire l’un en l’autre, hum.. romantique. Même si ça aura l’air d’un handicap match. Un bisou d’AJ et le stress a changé de camp d’un coup j’ai l’impression.

On passe au match tant qu’à faire, autant ne pas faire trop attendre à la porte de l’oral. D’autant que le coefficient est élevé. Comme l’impression de voir un match pour le titre par équipe. Bon ok je me tape un bon coup sur la joue. Et puis finalement ce n’est pas un match par équipe vu qu’AJ va sensibiliser ce bon Kane avec une danse et un baiser fougueux et longuet pour le moins troublant. Dur de faire pareil avec Bryan, le bisou ça marche plus. Mais ça ne fait étonnement pas un pli avec une victoire exprès suite au trouble. CM Punk gagne facilement et Kane ont été bien tournés en chèvres sur l’affaire. AJ a les cartes en main semble t-il. Ah ces femmes…

Vince mcMahon revient sur le ring pour régler l’affaire. Le Connecticut est génial, Stéphanie est née ici, à Hartford. Il appelle John Laurinaitis qui arrive péniblement, forcément sans un scooter ça va moins bien marcher. La sécurité est là pour John Laurinaitis. People Power tremble… Laurinaitis plaide quand même en disant qu’il a fait de belles choses, et qu’il est à l’origine des trois heures de RAW. Il demande de faire la bonne chose pour tout le monde en le laissant continuer. Alors qu’on sentait le coup arriver… c’est reporté.

L’ours ressort de sa tanière. Big Show veut donner son opinion et grâce à Johnny il peut faire ce qu’il veut tellement son contrat est béton maintenant. Embêtant pour les indemnités de licenciements, non Raymond Domenech on t’a pas sonné. Show est furieux des 14 années embarrassantes qu’il a eu, et c’est à cause de Vince McMahon. Il est bien content de ne plus être le petit chien chien à son patron. Et il va régler le compte du Golden Boy du boss à No Way Out.

Force est de constater que John Cena désormais reçoit à nouveau l’adhésion totale du public, plus aucune huée, c’est le retour en grâce. Du coup, John Cena administre une leçon que tout le monde écoute religieusement, y compris ses ennemis sur le ring, surtout eux d’ailleurs. C’est un joli discours ma foi, plein de belles choses, très mignon. Vince McMahon sera là dimanche. Mais ensuite pas le temps de continuer c’est le chaos et la sécurité ne rigole pas. John Cena s’agrippe au Big Show qui en voulant le frapper allume Vince McMahon. Bon à l’oeil nu, c’est très très loin d’être réaliste ce KO Punch. Mais Vince est KO, tout le monde choqué et pour finir, Big Show est prié de retourner dans ses bois ni vu ni connu par John Laurinaitis. On sait jamais la lumière éteinte peut troubler les souvenirs du boss…

Review rédigée par Gus & Brousti

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