Review

Amour, Gloire et USA

Cette semaine on n’est pas vendredi pour Smackdown, c’est bien mardi ! Je m’y colle cette fois pour prendre le bâton et nous voici dans la chapelle de Corpus Christi dans le Texas pour ce SuperSmackdown Live Great American Bash. Un sacré paquet de qualificatifs pour dire qu’exceptionnellement en clair, Smackdown est en direct, le mardi, et qu’il célèbre la fête nationale américaine, The Independance Day (sans Will Smith et les aliens, quoique les aliens ça se discute) qui a lieu le lendemain. Bien mieux que quand ils avaient célébré Noël avec 4 semaines d’avance. Voyons donc ce que le père Teddy Long nous apporte.

« 20 men Tag Team Match playas!
– Oh shit… »

Review de Smackdown – Great American Bash du 3 juillet 2012

On démarre par une fête comme c’est parfois le cas dans le show bleu. Et comme c’est souvent le cas, Hornswoggle est la coqueluche de ces dames qui l’aspergent d’eau tandis qu’il barbote dans une mini piscine gonflable. Tout le monde aux couleurs américaines discute, c’est beau cette alchimie entre superstars. Toutefois le maitre de cérémonie Theodore Long bizarrement sapé en chef cuistot lance les festivités. Il y en a une qui ne s’amuse pas, Eve, qui est affublée de l’écriteau « Hello I’m Eve ». Enfin, il n’y a pas la grande foule non plus dans cette fête que Santino Marella veut lancer avec un barbecue. Mais pas besoin d’allumettes, prenez Kane avec vous, dites-lui de baisser les bras et hop le feu est allumé. Pratique pour les sorties camping.

Histoire que la salle participe quand même nous voilà sur le ring avec l’arrivée d’Alberto Del Rio. Enfin engagé dans un match contre Sheamus seul à seul pour le titre poids lourd (si d’ici là une autre tuile n’arrive pas), le JBL mexicain dit qu’il n’est pas là pour célébrer les USA, et tel un Alain célèbre, il est là pour parler de lui. Et cette fois, il va renvoyer Sheamus dans son Irlande natale pleurant comme une fillette. Et s’il est aimé du public, c’est car il est comme le public. Un étranger par exemple qui vient prendre le boulot d’autres vertueux étrangers. Mais Del Rio lui est là légalement, fait de l’argent légalement, mais il en a marre du public. Il a bien l’intention de renvoyer le public d’où il vient et il nous fait une séquence Claude Guéant avec des contrôles de papier et des expulsions demandées, notamment pour un fan de John Cena qui nous dit qu’ici c’est la liberté car c’est le Texas. Hum.

« Et voilà, je pars grimper quelques montagnes et y’a un mec qui me pique mon boulot. »

Mais Sheamus en a marre de ce contrôle des douanes et vient s’attaquer à Del Rio mais dur de s’occuper de deux lièvres à la fois et finalement un kick de Del Rio envoie Sheamus vers un cauchemar. Rodriguez lui suggère une idée qu’il applique. Une voiture si chère pour utiliser le capot sur le dos de Sheamus. L’aristocrate mexicain n’est pas soigneux de ses belles voitures. Sheamus est KO, possiblement de la commotion dans le lot, un filet de sang traversant son front tout blanc.

On continue sur le ring avec un match mixte opposant Great Khali et Layla à Aksana et Antonio Cesaro. Teddy Long prend ainsi sa revanche grâce à celui qu’il met à peu près dans tous les matchs (Khali) et la championne des Divas. En face, Antonio Cesaro est plutôt victime de la vendetta de Long envers son ex venue de Lituanie. Un match rapide sans surprise marqué par la victoire du géant indien et de la championne Diva qui conclue le match. A vite oublier.

En coulisses, Cody Rhodes vient voir tonton Teddy et son look original de GM et dit que ses protestations auprès du directoire ont trouvé un écho favorable avec un match de qualification pour le match Money in the Bank. Le choix de Long pour l’adversaire porte sur Christian, récente Némésis pour le rejeton Rhodes.

« Teddy, je vais être franc… Ce chapeau c’est pas possible, pas en 2012. »

Le match est tout de suite après, et très agréable avec un bon temps d’expression. A l’arrivée, Cody Rhodes remporte le match en retournant le Killswitch en CrossRhodes. Il retrouvera donc Christian dans la lutte pour décrocher la mallette.

Retour dans la fête où de moins en moins de monde est là. Hornswoggle barbote toujours, les Divas sont vêtues du minimum syndical (Rosa, Natalya, Kaitlyn). Zack Ryder veut chauffer tout cela et propose de faire le DJ. Mais Heath Slater ne l’entend pas de cette oreille et veut faire profiter de sa voix d’homme orchestre mais peine perdue, le maigre auditoire ne goute pas vraiment sa voix et donc Ryder active la boite à musique qui scande du Somebody Call my Momma dansé de ce pas par Brodus Clay.

Sans transition sur le ring, Alex Riley est déjà là, sans musique d’intro, dans un match de qualification qui désigne le septième homme du Money in the Bank ladder match. Bon autant dire que là vendre le moindre suspens serait ridicule, pour le coup, Vickie peut annoncer d’entrée le prochain qualifié qui est en effet Dolph Ziggler. Riley pourtant vend chèrement sa peau et est proche à deux reprises de rejoindre Kidd au rang des invités surprises. Mais finalement la logique est respectée et Dolph Ziggler peut regarder vers le haut et la mallette bleue déjà suspendue.

En fait j’ai juste mis la photo pour le mini-Sheamus à gauche, la classe totale.

Michael Cole monte ensuite sur le ring. Il lance une interview avec AJ. Enfin avec Cole, on sait comment cela se passe, il ne laisse pas parler et fait d’abord le réquisitoire. Un magnifique montage sur ce qui s’est passé autour de la belle à Raw le veille est diffusé. Cole demande à quoi elle pensait, mais il répond finalement pour elle. Il dit que c’est une grosse erreur de la part du directoire de la nommer arbitre sachant qu’elle est mentalement instable. Et il continue en disant que c’est incroyable quand même de mettre le destin de la ceinture la plus prestigieuse entre les mains d’une ado qui drague les bonhommes. Tiens Cole s’introduit d’un coup, lui conseillant plutôt d’être avec un homme avec du pouvoir et de l’influence, et il montre sa jolie chemise rose et dit que tout ce saumon c’est pour elle.

Stop avec cette drague surnaturelle, Daniel Bryan lui dit qu’il est un sexiste et qu’il est comme les médias, en attribuant des mots dans la bouche d’une personne qui ne les tient pas. Puis il dit qu’il connait AJ plus que tout le monde. Il sait qu’elle fera son boulot d’arbitre excellemment. Et d’une voix douce, il sait que la veille elle ne voulait pas qu’il finisse sur la table, il sait qu’elle attaquait CM Punk et donc il la pardonne.

« Et je te pardonne aussi pour tout les mecs que tu t’es tapé ces dernières semaines, je sais que tu l’as fait pour moi. »

Hop hop hop, le champion de la WWE n’allait pas rester les bras croisés en coulisses. CM Punk arrive à son tour donc et envoie bouler immédiatement Michael Cole. Il dit à AJ qu’il ne va pas prétendre que ce qui s’est passé la veille n’est pas arrivé contrairement à Bryan. Il veut dire la vérité. Il est surtout préoccupé par AJ qui la préoccupe car mentalement elle est instable et elle a besoin de l’aide d’un professionnel. Punk ne veut pas jouer avec les émotions d’AJ. Bryan dit que ce sont plein de conneries. C’est lui qui se soucie d’AJ, pas Punk. Et ce dernier selon Bryan a besoin d’elle pour le battre. Pas de bagarre suite à cela mais des bisous. Et le retour du couple qui a fait fureur à Wrestlemania 28 avec AJ embrassant langoureusement Daniel Bryan. Cela déprime CM Punk mais lui aussi récolte le baiser fougueux. Intéressante partie à trois à venir…

Vu les circonstances du jour consacré aux USA, Santino rameute sergent Slaughter et Hacksaw Jim Duggan avec lui, en gros ceux qu’on voit tout le temps dans les shows de Smackdown en direct. En face, Hunico, Camacho et McIntyre, un trio non américain, est donc là pour faire de la figuration face au champion US et les deux légendes patriotiques. Un match assez oubliable, malgré un beau saut d’Hunico, conclu sans souci par un cobra de Santino.

Occupez-vous de vos vieux. C’est important, les vieux.

Retour à la fête où tout le monde se déhanche aux couleurs des USA (sauf Eve). Enfin quelqu’un remet de l’ordre en débranchant la musique. Le sauveur de l’intelligence Damien Sandow dit que les pères fondateurs des Etats-Unis ne se sont pas battus pour que des gens célèbrent comme cela, et il en revient à Zack Ryder. Les deux hommes décidément aiment se chercher des noises et c’est parti pour un petit combat. Zack Ryder prend un saladier de punch, et le balance non pas sur Sandow qui l’évite mais sur Eve qui décidément en voit de toutes les couleurs. Revanche de Zack Ryder au passage sur celle qui lui a brisé le coeur. Et même habillé de manière ridicule et dansant toujours aussi mal, Teddy Long tient aussi sa soirée parfaite en célébrant en dansant.

Attention révolution, évènement ! Ryback ne va pas combattre des jobbeurs inconnus. Il va battre des jobbeurs connus, enfin de la WWE maintenant. Et c’est un par un. On commence avec Curt Hawkins promu par son collègue Tyler Reks comme vainqueur. Give me more ? Il semble que Ryback soit parti pour une rivalité avec Reks et Hawkins. Mais en attendant il bat sans souci Curt Hawkins même si ce dernier a été le plus résistant si on peut dire.

« C’est bon Vince ? Je peux avoir un title-shot maintenant ? »

Du monde au portillon pour essayer d’être le general manager de Smackdown la semaine prochaine. Avant cela on sait que Sheamus n’y sera pas avec ce qu’il a pris tout à l’heure. Et Teddy Long espère avoir offert un beau spectacle. Merci pour le Rhodes vs Christian et au revoir. Il aurait pu quand même se changer avant de venir en haut de la rampe. Une venue quand même sous le silence. Ah quand les sons ne sont pas trafiqués…

Passons à la Battle Royal avec 20 superstars. Disons tout de suite qu’on a à peu près tous les catcheurs cotés actuellement non suspendus ou blessés à la WWE. Kane est redevenu face tiens dans le genre détail inutile. Comme précédemment dit les têtes de proue sont là, donc John Cena. Justin Gabriel éliminé à vitesse grand V, Brodus Clay éliminé très facilement par le Big Show, sans mal façon peace and love. Evidemment je n’énumèrerai pas tous les éliminés mais déjà le temps de le dire que Khali sort, ouf pas de Smackdown en Indien.

« Bwaaaaaaaaaaaaaaaaaaah!
– Le Great Khali dit qu’il n’est pas content. »

Le Big Show continue à être l’épouvantail en éliminant en même temps Cody Rhodes et Kofi Kingston puis carrément Daniel Bryan et CM Punk en même temps. Y en a qui vont déguster la semaine prochaine…Mais alors qu’il ne sont plus que 7, dont la plupart au sol, Kane ressuscite en infligeant un chokeslam à Show. Cena sort ensuite son super moment Superman en écrasant tout le monde pendant 1 minute de folie Marvel. Alberto Del Rio et Tensai sont ainsi sortis, mais manque de vigilance et le Big Show le sort. Plus que cinq et malgré tout son courage, Christian goute rapidement au tapis à l’extérieur du ring. Ziggler s’accroche alors et Kane par une boot fait un double papier cadeau en sortant Big Show et le puceron Ziggler qui était collé dessus.

Kane vs Zack Ryder à la fin ? Qui aurait misé sur ce duo ? Ryder ne fait pas le fier face à son cauchemar qui d’ailleurs s’amuse bien avec son souffre douleur préféré. Mais finalement Kane court vers les cordes et Ryder se baisse. Ne faites jamais ça chez vous dans une battle royal. Et donc le champion Internet gagne le statut de general Manager de Smackdown la semaine prochaine. Sacrée surprise et revanche pour un Ryder qui le même soir a humilié Eve et battu son pire cauchemar. WOOO WOOO WOOO You Know It bro ?

« Nooooooooooon ! Pourquoi mooooooooi ?! »

Les Smackdown en direct ne sont pas franchement emballants pour tout dire. Les idées des fêtes sont assez moroses.  Quelques petites choses sympas comme un peu de nouveau confirmé avec les midcarders revenus en grâce avec la victoire de Ryder. Et les qualifications logiques de Cody Rhodes et Dolph Ziggler. Mais l’ensemble est encore loin d’être solide. Mais tant que l’amour et la fraicheur apportés par AJ sont là…

 

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