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Bound For Glory : Un grand rebond vers la gloire

Ah ces faux airs de WrestleMania, ces très faux airs. Dans une salle fermée, en fait non c’est plutôt WCW, avec une rampe longue au niveau du ring et le public tout autour. Délocalisation naturelle pour la TNA et son grand PPV Bound for Glory qui promet de bons bouts de testostérone, et des airs de WWE. En avant marche, ambiance chaude promise (si si je vous assure), car ce n’est pas dans l’Impact Cimetière Zone que se déroule le show, mais à Phoenix, dans l’Arizona.

Pour démarrer, le match sorti de nulle part. Rob Van Dam a décidé donc de faire de la X-Division, et au passage il pourrait être le père de Zema Ion son adversaire. L’affrontement est une immense surprise, pas fouillis, sérieux, appliqué, RVD se disant même qu’il est impressionnant. Mais ne nous enflammons pas pour autant, il offre une leçon à un jeunot trop bleu encore. Et la X-Division est renvoyée à ses bizarreries avec Rob Van Dam champion. Opération faisons plaisir au gars connu du lot.

On voit ensuite Magnus répondre à une question Twitter. Il est rêveur, pensant déjà avoir gagné avant de disputer le combat. Pourtant il pouvait rêver mais peu. Ce combat pour le titre Television est tout de même largement dominé par la Samoan Submission Machine, un surnom nullement usurpé car justement il n’aura de cesse de coincer Magnus dans ses bras pour diverses soumissions, et d’ailleurs il finit logiquement comme ça. Prochain challenger ? Si on suit l’ordre, Garrett Bischoff. Pourra-t-on appeler Samoa Joe la Samoan Killing Machine dans ce cas ? YES !

Interview de Bobby Roode pour introduire le match suivant, qui s’annonce comme une guerre. Un an déjà que les deux anciens tag-team partners sont en rivalité. Cela doit obligatoirement doit finir dans un bain de sang, par un street fight de forte intensité, et c’est chose faite. James Storm et Bobby Roode se livrent à une pure bataille rangée, modèle absolu de street fight, avec tous les objets habituels, le bonus de la rampe au niveau du ring qui permet un DDT, la table des commentateurs beaucoup trop solide, donc on choisit une table classique juste à côté. James Storm saignant très tôt dans le match aura été un modèle de courage, à un moment soutenu par King Mo mais heureusement sans effet. Cela aurait fait tache donc tant mieux, finalement à la force du jarret et d’un superkick, Storm abat Bobby Roode pour enfin une victoire importante en 2012. Il avait bien fait de quitter les verts pâturages.

On enchaine avec le prochain match, spécial comme l’est Joey Ryan, un drôle d’oiseau très piailleur en interview. Snow a la classe quand même dans son accoutrement pour aller faire du sport au collège. Concernant le match, un rythme particulier évidemment car à la main de Snow qui n’est pas non plus super catcheur, enfin pas vraiment catcheur non plus d’ailleurs. Il a encore piqué la tête d’un mannequin en vitrine, mais se heurte à Matt Morgan. Oui, une intervention cohérente, assez incroyablement HS mais ils expliqueront cela, espérons le. Joey Ryan a donc son contrat, qu’il aurait déjà dû avoir il y a quelques mois.

Après une bonne promo de Daniels et Kazarian le match qui suit promet de sacrées envolées. Trois équipes, ça peut faire du bazar, et ça en fait. Tout de même, AJ Styles, choisir de s’écraser à l’extérieur au lieu de conclure sur un Chavo à terre au centre du ring, une logique implacable. D’ailleurs Chavo lui montre qu’il ne faut pas badiner. Sur Kazarian, modèle de sacrifice humain, lui et son pote Hernandez concluent l’affaire dans une sorte de stupéfaction dans la salle. Chavo a beaucoup de mal à sortir de l’ombre d’Eddie, mais vérifie l’adage qu’à un ancien de la WWE, le titre arrive très vite. Peut-être pour ça qu’il y a eu un silence.

Le match d’après aurait pu être une pause pipi – il peut l’être tout de même – mais il faut remarquer la débauche d’énergie de Brooke Tessmacher et la terrible expérience de Tara concluant l’affaire proprement pour un résultat hyper prévisible car elle avait annoncé qu’en cas de victoire elle présenterait son compagnon, à la façon d’une cougar. Roarrr. Jessie Godderz arrive… Vous ne voyez pas qui c’est ? Celui qui a fait Big Brother. Toujours pas ? Bon c’est pas grave, c’était le moment d’aller cacher les enfants, sous peine de nous faire sauter une génération.

WELP.

Sting, fraîchement Hall of Famer se retrouve ce soir associé à l’Ultimate Warrior ! Ouais non, en fait Bully Ray s’est maquillé et ainsi par cet accoutrement mis logiquement fin d’entrée aux rumeurs comme quoi il trahirait Sting au profit des Aces and Eights qui se pointent et attachent Joseph Park à une barrière. ce dernier s’en détachera façon Hulk – ou parce qu’en fait des menottes de gosses, ça n’a pas besoin de clés – et il poursuit le premier intervenant des Aces and Eights qui ne combattent pas à deux. D’ailleurs c’est un autre membre des Aces and Eights qui conclue l’affaire en faisant passer Bully Ray à travers une table. Disons qu’avec une affiche du prochain PPV à la gloire des Aces and Eights, un matchs sans DQ favorisant des interventions de leur part, plus téléphoné comme victoire c’est compliqué. Tout comme l’arrivée d’Hogan. Mais c’est ensuite la stupéfaction quand un membre des Aces and Eights est.. Devon ! Bah voilà, quand on a pas droit à des matchs pour défendre son titre TV, on se barre et on revient encapuchonné.

Malheureusement ils l’ont fait. Oui l’ascension de Jeff Hardy n’aura pas connu de turbulences, toute rectiligne depuis un mois, retour au sommet de la TNA. Brrrr, un peu froid. Bon il faut lui reconnaître un mérite, il a peut-être livré sa meilleure prestation en solo, ce qui n’est pas mince. Mais alors pour la morale et les nombreux smarts dans la salle, Hardy le chouchou de la direction et du service marketing abat Austin Aries qui durant son règne n’aura pu écarter que Bobby Roode. Un sentiment de déception après une formidable bataille de plus de 25 minutes, la TNA allant jusqu’au bout des trois heures.

Bref que de promo pour la WWE, du « on fait plaisir à tous les anciens », du changement de titre en veux-tu en voilà. La TNA pourra au moins se targuer d’offrir ce qu’elle offre peu dans ses shows habituels : du catch. Examen réussi pour le contenu mais dans une disserte de philo il ne vaut mieux pas que la conclusion fasse l’essentiel de la note.

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