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Halloween et le catch : quand la bougie manque à la citrouille

D’origine anglo-saxonne, Halloween est depuis plusieurs décennies une fête largement célébrée en Amérique du Nord. A l’image de Thanksgiving ou de Noël, la fête à la citrouille n’est à rater sous aucun prétexte pour les compagnies de catch. Faisons un peu le tour de ce qui s’est fait et se fait toujours lorsque la nuit du 31 Octobre approche.

La WWE a été la première, il y a maintenant trois ans, à se lancer sur le terrain du zombie. En se rendant sur WWE.com, nous pouvions à l’époque parcourir une galerie de photos très bonnement retouchées, où les Superstars de la compagnie s’étaient faites zombifiées. Ainsi, nous pouvions entrevoir la cage thoracique de CM Punk, apprécier un « N » cicatrisé sur le ventre de Wade Barrett et se délecter d’un Hornswoggle plus vert que sa veste. Le tout était accompagné de pseudonymes également retouchés : « Dead-Generation X », « JB-Hell » ou bien encore « Tommy Screamer ».

Fier du succès de ces images, la WWE a remis ça à chaque Halloween, nous gratifiant alors de photos et de pseudos tous plus recherchés les uns  que les autres : « Alberto Del Muerte », « Grody Rhodes », « The Necrotic Warrior », « John Morgue-ison », « Mic-killed Cole », j’en passe et des meilleurs. La WWE a su brillamment surfé sur l’effet Walking Dead, ce qui n’est pas forcément le cas de la TNA, qui lors d’une vidéo promo diffusée il y a quelques semaines à elle aussi zombifiée – pour de vrai – certains de ces lutteurs. Chavo Guerrero, Christopher Daniels & Tara tentaient alors de s’en prendre Christy Hemme avant d’être soudainement distraits par un T-shirt de Jeff Hardy et un DVD de Sting. Que d’imagination.

Halloween Havoc, le Pay-Per-View

Souvent considéré comme le SummerSlam de la WCW, Halloween Havoc était un Pay-Per-View qui a existé de 1989 à 2000 et qui se tenait toujours à la fin Octobre. C’est devant des décors morbides et une foule en délire que certains des meilleurs matches de la WCW ont eu lieu, tel que le Thunderdome Tag Match entre Ric Flair & Sting et Terry Funk & The Great Muta, ou bien encore le Texas Death Match entre Vader et Cactus Jack. C’est aussi lors de ce show – en 1992 et 1993 – que fût introduit le concept du « Spin a Wheel, Make a Deal », que l’on connait aujourd’hui à la WWE sous le nom de « RAW Roulette ».

Référencé comme l’un des meilleurs shows produits par la WCW, Halloween Havoc a malgré tout été le théâtre de faits peu gratifiants, comme lors de l’édition 1998, où – suite à une décision des diffuseurs – le Main-Event de la soirée opposant Diamond Dallas Page à Goldberg n’avait pas été diffusé, car le match revanche de WrestleMania VI entre Hulk Hogan à l’Ultimate Warrior (noté -****) avait pris tout le temps d’antenne qu’il restait. Suite à la colère des fans, le match fut tout de même été diffusé le lendemain lors de Nitro.

Ajoutons également qu’Halloween Havoc est reconnu pour avoir mis en scène certains des moments les plus surréalistes de l’histoire du catch, comme la fois où Hulk Hogan et The Giant (aka The Big Show) se sont affrontés dans un Sumo Monster Truck Challenge, ou bien encore la fois où Jerry Sags des Nasty Boys a porté un Piledriver à Terry Funk sur une citrouille.

Les costumes d’Halloween : Quand le ridicule ne tue presque pas

S’il y a bien une façon de fêter Halloween chacun à sa manière, c’est de se déguiser. Ainsi, on a le droit – depuis pas mal d’années – à une batterie de catcheurs et catcheuses costumés lorsque la soirée du 31 Octobre approche. Les rédacteurs de WWE.com sont d’ailleurs remontés dans le temps il y a quelques jours et ont déniché des photos datant de 1985, où l’ont peut notamment voir The Iron Sheik en Batman, Roddy Pipper en Superman ou bien encore Randy Savage & Mizz Elizabeth en Tarzan & Jane.

Et si il y en a chaque années qui sont bien obligés de se travestir l’espace d’un soir, ce sont les Divas. Déjà pas favorisées le reste du temps, la gente féminine de la WWE devient un temps le pire cauchemar des costumières qui redoublent à chaque fois d’imagination.  Ainsi, le traditionnel « Divas Halloween Costume Contest » devient la séquence avec des Divas la plus regardée de l’année, de loin. Quel homme n’a pas rêvé en regardant Michelle McCool jouer la militaire sexy ou bien Maryse en « maîtresse » de maison ? Malheureusement, l’imagination laisse parfois place au pire…

Ceux qui fêtent Halloween toute l’année

Frère d’un mort-vivant, pyromane par nature et électricien à ses heures perdues, Kane a tout d’un personnage de film d’horreur. Il a à cet effet tenu en 2006 le premier rôle d’un film d’épouvante : See No Evil. Ce n’est d’ailleurs pas sa pause puis son retour fin 2011 (en mode Frankestein/Death Race) qui a suffit à calmer la bête. Le tout poussant même ces supérieurs directs à lui offrir des cours de thérapie psychiatrique…

On parlait précédemment de costumes ridicules occasionnels, mais il y a également des Superstars qui en ont porté tout au long de leur carrière. C’est notamment le cas de Jimmy « Superfly » Snuka, qui avait pour habitude de combattre ses adversaires à la façon de Tarzan. Ce n’est heureusement ni ça, ni le fait qu’il se rende sur le ring pieds nus qui lui auront permis d’être membre du prestigieux Hall of Fame de la WWE.

On ne pourrait aborder le thème Halloween sans évoquer l’un de ses fervents représentants, Hornswoggle. Petit monstre vert à l’allure humaine et locataire du dessous de ring, il sert généralement de bouffon quand besoin est. Cette bouffonnerie est parfois poussée à l’extrême, puisqu’en 2006, il a réussi à remporter le titre Cruiserweight. Un temps fils caché de Vince McMahon, puis de Finlay, cette fausse herbe a aujourd’hui quasiment disparu de nos écrans.

Soyons sérieux pour terminer et évoquons l’un des endroits les plus barbares et sataniques de toute l’histoire du catch, le Hell in Cell. Cette structure titanesque a été construite en 1997 et la plupart des matchs qui s’y sont déroulés sont entrés dans la légende. Des litres de sang et de sueur ont été déversés en son cœur, poussant parfois certains de ses compétiteurs à se retirer.

Halloween et le catch : quand la bougie manque à la citrouille
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