En série

Le moment du partage de toutes sortes

Au lendemain des Survivor Series, il s’agit de compter les survivants. Pas de changement de champion ce qui renforce des positions certes assez fragiles où les champions ne sont pas pour autant à la fête, donc pas disposés à manger la dinde de Thanksgiving. Du côté de la TNA, on a ramené des rookies pour animer le show, avec une dinde dans le lot.

Le champion de la semaine : CM Punk

Un an de règne atteint, cela se fête et a le mérite d’être mis à l’honneur. Pourtant la WWE est très chiche en budget fête, réduit à de simples cadres. Pas de pyros, pas de confettis, pas de ballons, et dire que Jeff Hardy à la TNA a fêté dans un grand faste sa prise de titre le mois dernier. Plus que jamais, CM Punk pourra demander du respect. Toutefois avec ses 370 jours de règne il sort bien grandi, et qui plus est sur une semaine passée sans dégât malgré cette trop sobre célébration. Pas de match disputé, un Ryback qui voulait sa peau et qui a une nouvelle fois gouté à la table des commentateurs grâce à Seth Rollins, Dean Ambrose et Roman Reigns. Finir sa semaine et un Raw en posant le pied sur Ryback tel un chasseur sur sa proie, c’est finalement parfait pour un Punk qui n’a pas eu le moindre effort à fournir.

La storyline qui s’enfonce de la semaine : le « scandale » AJ-John Cena

Dur de savoir ce que John Cena a réellement fait à Vince McMahon mais le voilà vraiment embarqué dans la peau d’AJ Styles, avec déjà cette frustration en PPV dimanche dernier. Cette semaine, Raw et Smackdown ont tourné à fond sur les angles autour de l’histoire d’amour supposée entre AJ et John Cena qui intéresse tant Vickie Guerrero et…Dolph Ziggler. Ce dernier, pourtant vainqueur du Survivor Series match et détenteur de la mallette Money in the Bank n’a pas mieux à faire que de s’immiscer dans cette affaire.  Cette semaine, on aura donc vu John Cena embrasser AJ et aimer cela, juste après que Vickie ait amené deux témoins de l’hôtel et du restaurant qui ne sont pas très concernés par leur boulot. Puis Cena se tordant bêtement la cheville, ce qui lui vaut des problèmes au…genou. AJ allant voir Dolph Ziggler dans les vestiaires des hommes qui étaient tout de même assez habillés donc ce n’était pas pour aller zieuter mais bien pour aller s’expliquer avec Ziggler. Et à Smackdown, le Miz TV met à l’oeuvre le carré magique de cette histoire qui mènerait à un TLC parait-il. Plus déluré que cela, la WWE ne peut pas mais elle n’en est pas à cela près, obligée d’aller au bout maintenant. Au passage AJ en a embrassé des bouches à la WWE, décidément chaque homme qui traine autour d’elle finit par montrer sa langue.

Le match de la semaine : Christian York vs Jeff Hardy

Il y a eu de bonnes choses sur le ring cette semaine à la WWE mais à la TNA aussi. Lors d’Open Fight Night, place au in ring pour une fois. D’habitude, c’est blabla et compagnie mais là place est faite aux combats. Et parmi ces combats en plein coeur du show, un nouvel ancien phénomène. Au look assez négligé, Christian York du haut de ses 36 ans propose un catch délicieux à voir qui emballe sérieusement les fans de l’Impact Zone et d’Internet, déjà séduits en deux apparitions par ce membre de Boys band à la retraite (c’était sa gimnick à l’ECW et elle est restée). Là il a tout simplement défié Jeff Hardy, le champion en pleine bourre de la TNA. Et durant un match très rythmé, York fait plus que tenir la dragée haute, osant même un twist of fate. Finalement la logique est respectée avec la victoire d’Hardy mais York a définitivement gagné le respect de tous, sauf celui de Bobby Roode qui est ensuite venu faire le ménage.

Le duo cartonné de la semaine : les Prime Time Players

Mais quelle mouche a pu donc bien piquer Darren Young et Titus O’Neil cette semaine ? Après avoir été mis à mal lors des Survivor Series, les deux compères pleins aux as veulent maintenant faire le plein de bobos. Drôle d’idée d’intervenir dans un combat opposant l’équipe Rey Mysterio-Sin Cara à la Team Hell No. Au tout départ, l’attaque semble bien pensée mais elle devient rapidement insensée, les deux hommes recevant une vraie correction des quatre hommes qu’ils ont osé interrompre soudainement. Manifestement pas remis mentalement et dans la quête de douleur, ils expérimentent Ryback. Young d’abord dans un match où il a fait brièvement illusion avant de sombrer. Puis Titus O’Neil, qui n’a rien trouvé de mieux que d’aller souffler dans son sifflet en plein devant Ryback. Pour demander un Shell Shocked, il n’y a pas mieux, et l’équipe Prime Time Players aura donc expérimenté une forme de sado-masochisme aigu.

Le moment ridicule de la semaine : Hornswoggle intervenant à Raw

Dans 2h10 de show, on peut tout mettre, vraiment tout mettre, surtout tout et n’importe quoi. Le n’importe quoi est atteint avec le match entre The Great Khali et l’équipe d’Epico et Primo. Déjà la composition du match suffit à atteindre le grotesque mais il y a pire. Rosa Mendes, qui accompagne les deux victimes porto-ricaines, a passé une soirée humiliante. Pourtant elle ne demande rien, elle charmait Alberto Del Rio ces derniers temps et la voilà tombée au fond du trou par la faute d’Hornswoggle. Oui, pour que quelque chose soit totalement ridicule, le pack Khali-Hornswoggle est indispensable. Donc on a Hornswoggle se pointant avec un bouquet de fleurs qui charme Rosa Mendes (dites donc frustrée en amour la dame) mais à l’arrivée tel un clown, Hornswoggle offre un flot d’eau sortant des fleurs. Voici pour ce numéro offert par les cirques Pinder, Zavatta et Gruss.

Le survivant de la semaine : Dolph Ziggler

Après des semaines de doute où son matricule s’effritait (pas idéal pour aller bientôt prendre le titre poids lourd), Dolph Ziggler a retrouvé la grâce. Dernier survivant dimanche en battant le plus normalement du monde Randy Orton excusez du peu, Dolph Ziggler, bien que trempé dans une histoire pas terrible, a particulièrement surnagé, avec deux gros combats. Le premier à Main Event, face à un Miz ultra soutenu par la foule, a été parfois une résistance, mais a surtout été finalement une victoire là aussi sans contestation, pleine de malice mais clean. Ce Ziggler n’a même plus besoin de Vickie pour gagner car il bat à nouveau Randy Orton à Smackdown. Là aussi malmené, il revient sur la fin et avec une grande ingéniosité pour piéger la vipère. Deux victoires en deux main events, cela vaut les félicitations du jury mais John Cena en le coinçant dans le STFU pour conclure la semaine lui rappelle qu’il n’a pas encore le collier d’immunité.

Après un pay-per-view, il faut toujours relancer des choses. Cela est fait au niveau des ceintures Etats-Unis (Antonio Cesaro vs R-Truth), Intercontinental (Kofi Kingston vs Wade Barrett) et poids lourd (Sheamuas vs Big Show) qui ont déjà trouvé leur match (et rematch). L’impact de la bande des trois d’NXT à Raw est bien meilleur que le show NXT encore une fois très vide au contraire d’une fin de semaine honnête pour Impact et Smackdown.

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