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TNA Final Resolution 2012 : Une résolution presque tenue

Depuis cet été, la TNA s’est emballée positivement, a réalisé des pay-per-views corrects voire solides depuis Slammiversary, ce qu’on ne lui connaissait pas depuis bien longtemps. Cette agréable surprise devait tout de même trouver un point final à soigner pour finir une année 2012 finalement bonne à la TNA. Et comme nom de PPV, Final Resolution était le plus indiqué pour voir si la TNA allait tenir jusqu’au bout ses bonnes dispositions de 2012.

Première double surprise d’entrée de pay-per-view : James Storm, qui est pourtant annoncé comme blessé, arrive sur le ring. Il aurait dû être du main-event si entre-temps il n’avait pas laissé sa fierté prendre le dessus et lui faire perdre un match de trop face à Bobby Roode. Mais ce dernier a pas mal magouillé avec les Aces and Eights donc Storm veut bien lui botter les fesses. Or ce n’est pas Roode qui arrive mais Kazarian, un autre talent qui n’était pas sur la carte. Autant dire qu’on a rapidement l’élaboration d’un match même si Kazarian n’est pas pour mais juste là pour la ramener. Il est temps de passer à la deuxième surprise : un public de l’Impact Zone chaud bouillant, et sans trucage audio s’il vous plait.

James Storm est clairement apprécié des foules et il gagne très logiquement son match contre Kazarian. Un bon petit opener de 6-7 minutes qui suit un segment de 7-8 minutes, ça remplit efficacement. A noter que quand on regarde absolument tous les shows de la TNA que l’on avait eu le même match à Xplosion il y a 3 semaines, et c’était un parfait copier collé de deux hommes vraiment agréables à voir évoluer sur un ring. Sorry about your damn luck !

Sans transition, le match qui aurait sans doute dû être l’opener s’il n’y avait pas eu ce combat rajouté. Rob Van Dam, le champion X-Division pas vraiment VRP d’un titre bigrement ballotté et jamais visible en show weekly, affronte Kenny King. En parlant de jamais visible, King est un champion malgré lui, car deux matchs à Destination X l’été dernier pour avoir un contrat, un match par équipe avec le gentil Austin Aries à l’époque, un match de championnat X-Division contre Zema Ion puis le trou noir. Revenu de Las Vegas où il réside, il apporte tout le rythme au combat avec son style ultra spectaculaire qui fait penser à un mix entre Shelton Benjamin et Kofi Kingston. Car à la différence de Kofi il a un bagage plus complet. Celui qui rend quinze ans à RVD fait tout le match, marqué par quelques botchs inhérents à la prise de risques (puis bon, RVD niveau précision…) mais un joli rythme. Malheureusement j’aurais envie de dire, à la fin du match, Van Dam sort du bois, claque deux prises qu’il fait tout le temps (monkey flip et son splash), cependant King évite le 5 star frog splash par une acrobatie mais se fait cueillir par un crucifix. Sérieusement faut le revoir plus souvent lui.

On démarre la valse des interviews en coulisses, avec Daniels qui rappelle tous les matchs faits contre AJ Styles, diantre il s’emmêlerait presque à tout énumérer tellement ils ont tout fait.

Avec le thème assez suggestif (si vous voyez ce que je veux dire) de Val Venis (lors de la sombre époque 2010 où il arrivait façon DSK) Joey Ryan et sa gimnick de métrosexuel et Matt Morgan ressemblant toujours plus à Kevin Nash plus jeune niveau aspect tentent leur chance pour les titres par équipe face au duo Chavo Guerrero et Hernandez. Le match est plutôt agréable à voir, Ryan vendant très bien les prises par exemple et le travail étant correct. Puis à la fin ça s’emballe, ça sort, et forcément ça finit en disqualification de justesse, Matt Morgan retirant l’arbitre qui faisait le compte. Il envoie Chavo se reposer contre un poteau mais se prend Hernandez la masse sur le râble. C’est donc pas fini. Et évènement ! Première fois depuis quelque temps qu’un match de PPV de la TNA se finit en disqualification.

En coulisses, interview d’Austin Aries qui s’embarque dans un mélo pourri de Bully Ray avec Brooke Hogan (qu’est-ce que papa ferait pas) et sort une belle imitation d’Hulk Hogan.

Cela préfigure le match Austin Aries contre Bully Ray, sans enjeu particulier sinon la victoire. Match très bien construit avec même des prises assez dures, du genre Aries qui en tentant le tope suicida se fait stopper par le pied de Ray qui fait aussi un missile dropkick pire qu’une bombe artisanale. Cependant à Aries on ne la lui fait pas, même avec le Ace Crusher, enfin Bubba Cutter dans la tronche, c’est lui qui fait saigner Bully Ray. C’est à partir de là que le match s’arrête, Brooke Hogan habillée par des chiffons et des bouts de rideau noirs arrive,  dommage qu’elle ne se soit pas mangée un brainbuster. Et puis finalement elle est raccompagnée par papa. Bully Ray sorti du match s’y fait remettre par un low blow des familles qui lui enlève quelques bijoux, et Aries gagne.

Interview en coulisses de Tara et Jessie Godderz et un seul mot : arrêtez de pianoter sur les portables en cours !

Cela étant dit, voilà le match pour le titre Knockouts avec 74 ans sur le ring, Tara contre Mickie James, et un chevalier servant jouant l’efficace tapis de réception de Tara à l’extérieur avec ses bras, Jessie Godderz. Le match est correct, faut dire que ça y va de l’expérience, et la filouterie de la quarantenaire. Bon pied bon oeil la cougar Tara joue bien le coup de la distraction de son copain pour s’imposer. Sinon je sais que certains auraient aimé voir un lâcher de pigeons, surtout Taz, mais non, c’est pour l’année prochaine.

Interview de Bobby Roode, le pur homme d’affaires qui parle, et la partie money de feu Beer Money qui surgit.

Place au bazar, avec les Aces and Eights contre deux vrais catcheurs et deux qui font semblant. Wes Brisco et Garett Bischoff (et zut il a bien un match en PPV, mauvaise résolution) sont des Aces and Eights, ils font semblant de ne pas en être en tapant leurs copains qui au passage ont du mal à connaitre le sens du mot « prise » qui ne semble pas être leur vocabulaire. Samoa Joe au-dessus du lot, Devon trouillard, Kurt Angle qui met de l’ordre dans la maison, des prises pourries de Bischoff et botchées de Brisco, quelques petits jeux qui ont failli dévoiler Bischoff et Brisco et puis non on laisse mariner encore un peu par une défaite des Aces and Eights, suite à un Angle Slam. ça faisait des lustres qu’Angle n’avait pas gagné comme cela, comme quoi le Lionsault de Jericho n’est pas mort ce soir !

Interview d’AJ Styles, ah il fait de la peine le pauvre. Et c’est pas fini. Résolution d’une année 2012 moisie comme pas permis, check. Avec Christopher Daniels qui dans le 75ème et dernier affrontement, en étant hyper cynique jusqu’au bout, sanctionne l’excès de gourmandise d’AJ Styles, dont le Styles Clash ne marchait pas sur Daniels et du coup depuis la 2ème corde, c’était possible. Mais en fait non, un hurricanrana plus tard, AJ Styles se trouve perdant dans un Styles Clash ! Le comble du cynisme en leçon de l’histoire qui donnerait presque des envies d’aller voir ailleurs pour AJ Styles. Le match soit dit en passant a vendu la marchandise standard de 25 minutes de ces deux hommes qui s’affrontaient depuis dix ans.

Main-event, Jeff Hardy le Portugais (en vert et rouge) en prend majoritairement plein la gueule pendant vingt minutes par Bobby Roode, tranquille dominateur. Cependant, Jeff Hardy ne fait pas le coup de John Cena, il a bien ses séquences habituelles mais elles sont bien plus variées. Et puis il a bien son phénoménal glandon, où tentant son signature move du saut en s’appuyant sur les escaliers de fer à l’extérieur il ne voit que la barrière sur la route. Spectaculaire cabriole et un choc qui a dû laisser sa petite trace tout de même. Cela finit donc en morceau de bravoure mais on ne la fait pas à Hardy qui conserve proprement son titre.

Mais il n’allait pas finir la soirée en célébrant, attaqué par les Aces and Eights au complet (8), mouais vive la cohérence d’un groupe ballotté, qui a surtout viré un pré retraité et deux catcheurs de mince importance comme actes majeurs. On a vu mieux d’un groupe dominant et une résolution finale d’un groupe des Aces and Eights qui lève bien haut la main après avoir perdu le match plus tôt dans le show. Ah j’avais oublié qu’en plus ils prennent l’argent mais bossent à l’envers car ils fracassent un peu Bobby Roode qui avait sorti le chéquier plus tôt dans la semaine pourtant.

Une fin donc très mi-figue mi-raisin avec cette obligation presque de mettre les Aces and Eights en avant, un groupe auquel on finit par accorder un intérêt limité. Un pay-per-view un peu moins bon que les précédents mois mais cela dit agréable à voir sur le pur travail in ring. Zéro changement 100% prévisibilité, il ne s’agissait pas de changer au dernier moment les résolutions de 2012. Tant mieux pour certains et malheureusement pour d’autres.

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