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TNA Joker’s Wild : Là où il est question de fric

La TNA avait bien démarré son excursion des pay-per-views à thème avec un X-Travaganza réussi, elle poursuit son périple avec Joker’s Wild, qui n’est pas un hommage à Heath Ledger, mais un tournoi par équipe aux compositions tirées au sort avec à la clef la somme de 100 000 dollars à empocher.

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Si dans le monde du catch les gains d’argent étaient légions dans les années 70/80, ils sont beaucoup plus rares de nos jours, comme si les valeurs humaines l’avaient emporté sur les retombées valeurs pécuniaires. La TNA aimant jouer sur la nostalgie, elle lance le Joker’s Wild Tournament. Le principe est simple : tu tires le meilleur du coéquipier qui t’es attribué pour atteindre la battle royal final où ça sera chacun pour son steak.

La difficulté de ce genre de show, c’est qu’il faut de l’inventivité, de l’originalité pour ne pas lasser le (télé)spectateur. Mission non accomplie avec des matchs aux scénarios différents mais à la prise de risque et au suspens nuls. Exemple avec le premier match : d’un côté James Storm, ancien champion du monde, et Christian York, catcheur régulier de la X-Division. De l’autre côté, Crimson et Gunner, deux poulains sur lesquels la TNA croyait en 2011 et qui en 2013 regardent Impact Wrestling depuis leur canapé. C’est comme le match Devon & Doc vs Alex Silva & Hernandez. Quand on sait que Silva a fait un seul match à Impact depuis qu’il a signé son contrat avec la TNA, on se doute bien qu’il n’allait pas déjouer les plans du groupe le plus dominant de l’histoire – selon son leader Bully Ray.

Il semblait aussi que le concept des One Night Only était de mettre en valeur le catch made in TNA. Or la deuxième partie des qualifications avaient plus l’air de sortir d’un show weekly que d’un pay-per-view, en particulier le dernier match où Joey Ryan sert encore de faire valoir. Heureusement que des catcheurs comme Christopher Daniels, James Storm et Kid Kash nous sauvent du calvaire.

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Sinon, au niveau de l’habillage, de nombreux progrès sont à faire, et d’urgence. La TNA lance le pay-per-view avec un clip très long de deux minutes. Le clip est-il si complexe que cela ? On a l’habitude d’assister à des belles productions mais là, comme ce fut le cas à X-Travaganza, on nous dévoile certains résultats du pay-per-view. C’est ce qu’on appelle « tuer la poule dans l’œuf ».

Une autre redondance : les commentaires accablants de Taz et Mike Tenay, s’occupant plus de ce qu’ils pourront faire avec les 100 000 dollars et à s’étriper que de ce qu’il se passe sur le ring, c’est à se demander ce qu’ils font là. « Ah au fait, là il y a une esquive de Van Dam » dixit Tenay. Bravo messieurs, vous apportez vraiment un plus à ce show.

Le visionnage de ce Joker’s Wild Tournament est donc clairement dispensable contrairement à son prédécesseur. Le mois prochain, les One Night Only laissent leur place à Slammiversary, pay-per-view qui marque le jubilé de la TNA.

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