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FWE Welcome to the Rumble 2 : Le Gala des stars

La Family Wrestling Entertainment, fédération indépendante basée à New York, organisait le pay-per-view Welcome to the Rumble 2 le week end dernier. Cette fédération a une particularité : elle accueille beaucoup de noms réputés qui ont un statut d’électrons libres pas contraints par des obligations contractuelles. Et elle récupère ainsi des noms comme Matt Striker, Tommy Dreamer, John Morrison et….Rob Van Dam. C’est donc une soirée des étoiles avec en toile de fond la WWE du passé et du présent.

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Dès le lendemain de son éviction de la WWE, Matt Striker a déjà trouvé un point de chute, tout du moins pour une soirée (la fédération ayant un show tous les deux mois). Il a droit à une entrée de premier choix et à faire un petit speech au centre du ring, pour bénéficier ainsi d’un hommage confidentiel qu’il n’a pas eu à la WWE, ancienne maison qu’il n’a pas manqué de basher un chouilla vis-à-vis de la liberté de parole. La Family Wrestling Entertainment n’a pas raté l’occasion de l’avoir aux commentaires d’un show où il n’est pas franchement dépaysé.

L’introduction des catcheurs se fait en énumérant leur CV, et n’importe quelle fédération est énumérée sans tabou. Le début avec Brian Kendrick contre Petey Williams donne une action vive, parfois hésitante, mais Striker a le loisir de voir pour la première fois de près le Canadian Destroyer frappé avec un peu d’hésitation par Williams. Il faut bien avouer que l’envie de le voir vainqueur domine rien que pour le plaisir de le voir faire ce mouvement explosif.

Place aux ex TNA et actuels indépendants avec un autre match entre gabarits vifs, entre les Young Bucks et l’équipe de circonstance composée de Jigsaw et Anthony Nese. Forcément, l’union des frères Jackson domine au bout, Striker reste timide pour l’heure face à des catcheurs qu’il ne connait pas vraiment. Il commence à chercher ses repères, les personnes connues comme des arbitres. C’est un peu un jeu de « trouvez où est Charlie » qu’il s’impose dans le show. Pour revenir au match, il comprend de fines gâchettes aériennes qui n’hésitent pas à faire prendre à l’action une envergure explosive aux quatre coins du ring avec du KO dans le coin. Les Young Bucks s’imposent logiquement après un match plein et avec un Piledriver renforcé, pas leur finish habituel More Bang For Your Buck pour une fois.

Le plaisir visuel s’empare d’une table des commentateurs qui se demande s’il y aurait des filles. En voilà 4 d’un coup, Ivelisse Velez, ex de Tough Enough, associée à une Playboy Girl, Maria Kanellis, face au duo d’ex TNA, Angelina Love et Katherina Leigh (Winter). Ne cherchez pas de la qualité, l’intérêt tourne autour de Maria, faisant les choses à son rythme, comme un long baiser avec son compagnon Mike Bennett, lentement donc. Le public trompe son ennui en lançant des chants divers. C’est donc avec un certain soulagement que la fin d’un match faiblard est accueilli avec un kick victorieux d’Angelina Love.

(C'est juste une photo de Maria Kanellis pour aérer le texte. Rien d'autre)

(C’est juste une photo de Maria Kanellis pour aérer le texte. Rien d’autre)

Premier titre local en jeu, le Tri-Borough, avec une figure connue des années 2000 à la WWE, Paul London, qui défend son titre contre Akio Yang, autrement dit Jimmy Wang Yang, aux passages discrets à la WWE et à la TNA. Quand on voit l’entrée de London, on se dit « ouf heureusement qu’il n’y a pas 5000 personnes » car il tape dans toutes les mains avant de venir sur le ring. Ce temps de légèreté continue ensuite sur le ring puis pendant une première moitié de match bien mollassonne. Mais les deux hommes n’échappent pas à leur style et rentrent dans une action coup pour coup d’où London sort victorieux et convaincant face à un Yang très lunatique.

Le match le plus attendu de la soirée arrive en plein milieu du show. Bataille d’anciens de l’ECW dans le style Extreme Rules entre Rob Van Dam et Tommy Dreamer. Le Whole F’N Show fait ainsi une petite tournée de popularité avant de revenir à la WWE dans 3 semaines. Avec une stipulation pareille, soit l’élément de travail idéal de Dreamer, le spectacle est garanti. Gros problème, un premier tiers du match se passe dans le public et les cameramen sont perdus, ratant toute l’action en dehors et les commentaires donnent du coup du « Oh je viens de voir quelque chose voler ».

Passé ce gros raté pas fameux quand même pour ceux qui ont acheté le PPV, le spectacle sur le ring impliquant chaise et table est très bon. Très peu d’objets, faute de moyens, mais exploités à fond avec de très bons spots au rythme du coup pour coup où même le morceau de la table est exploité au maximum. Au final, on retrouve un RVD bien rodé qui a rassuré le public et qui s’impose proprement avec son Five Star Frog Splash au bout d’une vingtaine de minutes intenses et physiques.

 

 

Autre match de Superstars, pour le titre de la FWE, entre John Hennigan (Morrison) et Carlito. Matt Striker hérite des lunettes noires d’Hennigan tandis que Carlito se présente la crinière toujours bien accrochée. Le match se déroule sur un rythme bizarre, entre deux hommes qui ne veulent pas en faire trop et préfèrent se concentrer sur leurs bases. L’ambiance générale s’en ressent, étrangement silencieuse, et en fait le Starship Pain devient le moment attendu et il arrive ainsi naturellement. John Hennigan devient ainsi champion tandis qu’un fan s’égosillait avec des « You still got it », un chant très pompeusement utilisé de nos jours — auquel RVD a eu droit précédemment.

Pour finir et comme l’indique le nom du pay-per-view, un gros Rumble match est organisé pour déterminer le prochain adversaire de John Hennigan pour le titre FWE. Calqué sur le modèle du fameux Rumble de la WWE, 30 hommes se succèdent ainsi au compte goutte. La première moitié est grandement consacrée aux catcheurs cherchant à se faire un nom et on y voit des curiosités comme Stone Cold ET, au masque d’ET l’alien qui met des Stunners ou encore AJ Pann, un annonceur perdu. Chris Mordetzky (Masters) est l’épouvantail de la première quinzaine mais il se fait sortir assez vite paradoxalement. Le déroulement du Rumble devient ensuite d’une logique implacable.

Une fois passé le 20ème arrivant, le paysage change. The Sandman a fait précédemment son arrivée et c’est au tour de Matt Striker de se lancer mais avec peu d’efficacité. Sorti sans ménagement par Tommy Dreamer qui devient le nettoyeur du ring, Striker achève là en queue de poisson sa soirée. L’action prend davantage d’ampleur et devient franchement agréable, les dix derniers participants étant de la carte du PPV plus avant dans le show. La surprise notable d’un Rumble à 29 finalement — Brian Kendrick blessé au cou n’est pas rentré — est le dernier entrant, Jay Lethal. Le représentant de la ROH est le dernier à batailler avec Tommy Dreamer remis de ses chocs antérieurs qui sort vainqueur d’un match à la dernière partie rythmée et plus sympa sur le ring que le Rumble match de la WWE.

Malgré une réalisation parfois approximative, la FWE a réussi son gala avec des stars bien présentes et décidées à faire le show jusqu’au bout à deux reprises pour certains comme Tommy Dreamer. Le spectacle in ring aura primé. Le constat que Rob Van Dam arrive en forme à la WWE ressort de ce vendredi soir new-yorkais.

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