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WWF SmackDown! 2 – Know Your Role : Pas si vintage que ça

Il y a de cela quelques mois fermaient les studios THQ, éditeur des jeux WWE depuis longtemps, très longtemps. En collaboration avec les développeurs de Yuke’s — eux aussi déjà présents —, THQ sort le premier WWF Smackdown! en 2000 sur la PlayStation. Quelques mois plus tard sort WWF Smackdown! 2 : Know Your Role! sur cette même machine. Et on va voir que contrairement à ce que l’on peut penser, les jeux du début des années 2000 ne sont pas forcément moins bien fournis que ceux de notre génération.

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Bon, on va tout de même tout de suite balayer un aspect, celui des graphismes. On est sur PS1, donc c’est pixelisé et ça fait mal aux yeux quand on revient de la next gen. Toutefois, si l’on devait juger l’aspect global, cela reste moyen pour l’époque. Si l’on ne peut pas nier qu’il y a un évident travail sur l’univers WWF, les superstars sont parfois assez mal fournies, le cas de The Rock vous convaincra que la modélisation a bien été améliorée depuis les années 2000. Cela reste toutefois convaincant pour de la Playstation.

D’ailleurs, en restant sur l’aspect de la retranscription de l’univers du catch, on constatera la présence de beaucoup d’éléments faisant de ce jeu une très bonne adaptation de catch. Tous les titantrons et musiques sont déjà présents, on a aussi beaucoup de types de matchs, beaucoup d’objets et, ironiquement, bien plus de possibilités dans les matchs de type Falls Count Anywhere où l’on peut sortir de l’arena lorsque WWE 13 n’offre même pas cette possibilité — si ce n’est le mode Brawl, mais voilà, il n’y a pas de réel déplacement.

Le mode WWE Univers 3.0 quant à lui ressemble assez étrangement au mode Season. Bon, on exagérera en disant que les deux modes se valent mais la seule différence majeure que l’on peut trouver entre les deux reste le fait que l’on ne peut pas booker les matchs nous-même et que l’on interprète un seul catcheur. Le reste est assez similaire. C’est à dire que les rivalités sont organisées automatiquement, avec des séquences hors-ring certes plaisantes mais répétitives à souhait. Entre brawl dans les backstages et simple cutscene avec un « Jericho arrive dans l’arène ». C’est assez maigre.

Malheureusement pour nous, Teddy Long n'est pas inclus dans le jeu, donc nous n'aurons jamais la réponse!

Malheureusement pour nous, Teddy Long n’est pas inclus dans le jeu, nous n’aurons donc jamais la réponse.

Le jeu donne même parfois le choix au joueur entre alliance ou opposition, mais cela reste assez rare et n’est en aucun cas déterminant dans les rivalités dans lesquelles vous serez impliqué. D’ailleurs, en sortant du cadre du top du Main Event — c’est-à-dire The Rock, Stone Cold, Triple H, Shawn Michaels et The Undertaker —, celles-ci seront plutôt légères, exception faite de la rivalité autour du titre tag team — avec les Hardy Boys contre Christian et Edge ou Les Dudley Boys, la belle époque.

Ce WWF Smackdown! vous propose également les sempiternels modes créatifs qui font désormais partie de notre quotidien. Et si l’on pourra dire que ce mode a bien évolué, on reste tout de même sur un très bon aspect avec de la création vraiment complète allant de la superstar au simple taunt. D’ailleurs, le contenu est très complet avec plus de 50 catcheurs, franchement sympathique de voir une telle panoplie pour un jeu de combat.

L’ambiance sonore se révèle quant à elle assez simple. Entre les musiques d’entrée toujours sympathiques à (re)découvrir — notamment celles d’anciennes superstars que l’on ne revoit plus à Raw actuellement — et la musique du menu, hé bien… en fait pas grand chose. Il n’y a pas de commentaires, si ce n’est des « OH! » de Jerry Lawler ou quelques petites phrases et les bruitages sont assez sommaires.

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« – OH!
– Merci pour cette brillante analyse de la situation, Jerry. »

En terme de gameplay, on prend une petite tape derrière la tête. Au revoir la simulation et le rythme bien posé de WWE ’13 et bienvenue à Rush Town. Vous ne connaissez pas Rush Town ? C’est un petit village où tout le monde court défonçant la tête de son voisin au passage. Oui car le jeu se résume en quelque sorte à cela et aux boutons croix et rond. Le premier est pour les coups simples et le second pour les prises un peu plus lourdes. Le bouton L1 servira juste pour les finishers. Un gameplay des plus basiques qui fait que les matchs sont parfois brouillons.

En effet, pas le temps de placer des moves, on fracasse l’adversaire pour remplir la barre et mettre un finisher, qui, si vous n’avez pas désactivé le KO dans les règles, vous assurera une victoire à tous les coups. Cette sensation de joyeux bordel grandira avec le nombre de participants. Si vous êtes quatre, hé bien, il ne reste plus qu’à vous souhaiter bon courage tant le système de ciblage est plutôt rudimentaire et assez lourdingue à prendre en main. Et là, pas d’excuses, on a beau être sur Playstation, d’autres jeux proposaient un système de ciblage assez développé à l’époque. L’éternel exemple vient des Tomb Raider, et bien que l’on soit dans deux styles bien différents, un système de ciblage automatique similaire aurait été plus judicieux. Cela reste toutefois assez jouissif et tout à fait satisfaisant.

WWF Smackdown! 2 : Know Your Role est un vieux jeu, certes, mais un bon jeu. Le mode season est très développé pour la PS1 et le contenu est riche et permet de passer de bonnes heures sur le jeu — sans parler des éléments à débloquer — et l’on voit déjà les bases du développement du jeu par Jakks Interactive et Yuke’s.

Le jeu conserve toutefois pas mal de défauts en terme de gameplay qui rendent l’action brouillonne et assez datée, c’est d’ailleurs, avec les graphismes, le seul aspect qui vieillit mal dans ce jeu. Le reste, tant au niveau de l’ambiance qu’au niveau du contenu, nous fait replonger avec plaisir dans quelques-unes des plus belles heures de la WWE… enfin, de la WWF plutôt.