Beat down

Beat Down : Dixie, stoppe ton action

Le titre est un jeu de mots mais résume notre pensée qui est celle d’énormément de fans de catch y compris et surtout à la TNA. Dixie, il est temps d’arrêter le massacre car la Total Nonstop Action est devenue une Total Désolation.

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Chère Dixie Carter, tu pourras te recycler facilement dans les manuels de mauvaise gestion d’une entreprise pour les nuls. Car sur ce point, tu es un exemple. Quand la famille Jarrett a fait appel à ta famille en 2003 pour développer sa compagnie qui était alors basée à Nashville, elle n’imaginait surement pas l’écroulement progressif et la ruine qui les a conduit, d’abord le père puis le fils Jeff, à partir ailleurs.

Car oui, rien n’est plus pareil depuis fin 2009. La TNA était une compagnie pépère, attirant de grandes stars comme Christian, Sting, Kurt Angle, les Dudleys, était en parfaite alchimie avec la ROH et ses talents AJ Styles, Christopher Daniels, Samoa Joe avec même un bout de CM Punk mais tout s’est soudainement écroulé. Le drame car quand ton papa a repris la TNA avec 71% des parts sous le contrôle de son entreprise Panda Energy International, tout était bien. Le diffuseur Spike TV est arrivé, et a payé pour les arrivées de Christian et de Kurt Angle, tout roulait car tu n’avais pas un grand rôle.

Mais évidemment telle une enfant pourrie gâtée il a fallu que tu t’emballes d’un coup et te prennes pour la reine du monde. Pour raconter ce qui va suivre, imagine être le Botswana et vouloir entrer dans le G20. Face à la machine huilée depuis 50 ans qu’est la WWE, la concurrence frontale est un suicide inconscient. Mais dans ton esprit c’était « Let’s go, allons au crash ! » Alors c’est parti pour le délire avec les contrats à prix d’or accordés à Hulk Hogan et à Eric Bischoff. Bon, ces deux derniers ont contribué à couler la WCW par une gestion catastrophique 10 ans avant, mais ça, tu t’en fous.

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Ted Turner a dû bien se marrer d’ailleurs, lui qui était ruiné a vu ta famille subir la même chose, avec ces shows en direct, sur la route, des catcheurs signés pour des contrats brefs décapants. Et le drame, c’est bien de voir l’identité des catcheurs signés à prix d’or pour de petites apparitions, ils étaient quasi tous cramés et prenons par exemple la division tag-team, dominée par un Scott Hall en déconfiture avec un Kevin Nash pétant cardiaque. Et les Nasty Boys, ultra has been et dépassés depuis au moins 10 ans.

Oh et puis allons-y, donnons tout à Hogan et Bischoff qui se chargent de tout, General manager et producteur exécutif, et puis virons ce ring à 6 côtés d’un coup, jetons toute cette TNA pour en faire une WWE à bas prix. Les Monday Night Wars ont été une sacrée rigolade pour Vince qui a dû bien se marrer déjà à ce moment-là et qui depuis n’en peut tellement plus qu’il préfère laisser à son gendre le soin de gérer la compagnie car tous les jours il n’en peut plus de rire face au produit qu’est devenue ta TNA rebaptisée Impact Wrestling, mais c’est faire injure au mot Wrestling quand on voit la place réelle accordée au catch pur.

Problème, à écouter des gars en retrait du catch depuis des années et à dépenser de l’argent dans tous les sens pour des noms comme Ric Flair, on se brûle vite et papa se retrouve en grande difficulté à la tête de Panda Energy qui a déboursé à perte. Tout comme Spike TV qui demande de mettre le holà, mais le mal est fait et c’est vraiment un miracle que tu sois encore autorisée à faire tes conneries après tout ça.

Il y en a vraiment des belles, comme la non gestion médicale des catcheurs, luttant blessés, ou carrément alcoolisés ou drogués. Ah ce fantastique main-event de Victory Road en 2011 avec Jeff Hardy tenant à peine debout. Et dire que c’était le champion, moment grandiose du pitoyable au possible. Et encore aujourd’hui, Kurt Angle a le genou en compote et doit se faire opérer ? « Bah non mon coco, tu me fais plusieurs matchs à la file en Grande-Bretagne » lui dis-tu.

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La forme, à un détail près.

Le drame aussi est qu’après que papa ait passé les rênes à maman à la tête de l’entreprise familiale, ton échec soit bien déclaré mais que tu sois toujours à la tête d’une fédération sinistrée tenue pas des bouts de scotch. Mais le pire est que tu te mets en tête de monopoliser le temps d’antenne. Le miracle est que des gens continuent à te faire confiance mais ce sont de moins en moins des professionnels du monde du catch. Les départs sont toujours gérés de manière catastrophique, le dernier en date étant ahurissant d’imbécilité. AJ Styles, combattant du premier jour, laissé sans contrat, mais qui peut rebondir et pas grâce à toi, dispute un dernier match bourré d’interventions pourries.

Nouvelle force de ta TNA ? Un champion en papier qui n’a jamais rien prouvé, un pseudo neveu qui n’a jamais obtenu mieux qu’un squash subi à Smackdown, des champions par équipe divertissants mais pas du tout au niveau d’une tête de division par équipe. Et la solution pour s’accrocher ? Faire de MVP un nouvel investisseur alors que ce dernier sort de plusieurs mois nullissimes et un run horrible au Japon.

Mais plus que tout, ce qui nous gonfle c’est que tu te ramènes chaque semaine sur le ring, qu’on te voit en coulisses, qu’on entende ta voix à faire fuir des sirènes. Ton prochain main-eventer sera Ryback ? Qui se ressemble s’assemble on pourra alors dire. Et quand on gère une entreprise américaine, il faudrait veiller à s’occuper du business aux USA. Car c’est génial de faire salle comble pendant 3 jours en Grande-Bretagne à renforts de grande pub mais 100 personnes et quasi pas de public aux USA qui sont la base, c’est minable.

Alors s’il te plait Dixie, rends-nous la TNA et pars loin de ce monde du catch dont tu ne connais vraiment rien. Vend la compagnie, des gens sont probablement intéressés. « Follow the Buzzards » tiens, et « Stay Down ».