Reportage

L’ambiance au rendez-vous pour la WWE à Orchies

© Pierre Dereppe/VoxCatch

Si ici la revanche est assez compliquée à trouver – aucun match ne faisant partie de Wrestlemania, le spectacle reste au rendez-vous avec un show où étaient programmés The Shield, les Rhodes Brothers, Randy Orton ou encore Rob Van Dam pour ne citer qu’eux. Et malgré l’absence regrettable de Daniel Bryan, l’évidence est là, c’était un bon show.

Et pourtant qu’elle est difficile à avaler l’absence de Daniel Bryan, le numéro 2 du merchandising étant absent à cause de sa blessure au cou et ce à deux semaines du show. Mais il faut faire avec et même si son remplaçant – le Big Show, est largement moins attractif, le match avec Kane restait une affiche acceptable, pas de quoi crier au remboursement. Mais avant de nous lancer dans le show, on va revenir sur la salle. Très bonne organisation à Orchies avec la Pubeco Pévèle Arena, une salle de 5000 places pour l’occasion, quasiment pleine, et pourtant très peu de queue à l’entrée grâce à une disposition qui permettait d’accéder rapidement à sa place. L’arène en elle-même était classique, avec des écrans bien entendu plus petits qu’à Raw, mais vraiment de bonne taille pour un WWE Live. Rien à redire.

Le public, assez chaud avant même le début du show, gardera un bon esprit tout au long de celui-ci. Et on peut dire que la WWE a facilité les choses. L’opener est en effet un 8-Men Tag Team Match entre les Rhodes Brothers, The Miz, RVD et Justin Gabriel, Tyson Kidd, Titus O’Neil et Jack Swagger. RVD a largement les faveurs du public tout comme les Rhodes Brothers, The Miz, malgré un alignement aussi variable que celui du Big Show, joue le chauffeur de salle à mort, bien aidé par des lumières qui s’éteignent et se rallument sans raison précise. L’action in-ring est très rapide, peu de temps mort et beaucoup de participation du public, parfait.

The Miz est vraiment surprenant, arrivant avec une pop moyenne et prenant rapidement la foule dans la paume de sa main, chose qu’il n’arrive pas à faire à Raw ou Smackdown bizarrement. La seule déception de cette opposition c’est la non-prise de parole de Zeb Colter qui avait pourtant l’air assez chaud concernant la France sur Twitter. Ce sera peut-être à Strasbourg. En dehors de ça, la victoire revient aux faces grâce à un frog splash de RVD qui aura sorti tout son arsenal. Du grand classique, mais de l’efficace. C’est vraiment ce que l’on peut attendre d’un tag team à la WWE avec des interventions et un final où tout va assez vite jusqu’à la victoire finale du face.

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On passe rapidement à la suite avec un match cette fois-ci en un-contre-un et l’arrivée de Zack Ryder rendait évidente celle de Rusev pour un squash match annoncé. Long Island Ice Z, dont la popularité est vraiment basse, voit le rustre russe se diriger vers lui accompagné de la ravissante Lana, et n’a pas eu un match si affreux que cela. Enfin, si lui ne l’a pas eu, on ne peut pas dire que le spectacle était de notre côté au rendez-vous. L’ambiance est bien retombée et la qualité du match était assez moyenne et saccadée. Victoire finale tout de même de d’Alexander « FOR MOTHER RUSSIA » Rusev sur sa soumission finale, qu’il reviendra appliquer sur le pauvre Ryder, qui a passé une sale soirée.

On passe ensuite aux Divas avec un Triple Threat Match pour le titre, sans grand suspens donc mais avec Natalya, Paige et Tamina. Quelques botchs mais un match très correct avec Natalya qui était clairement la favorite de la foule. Le public, par petits groupes à lancé d’ailleurs quelques chants « Owen » en hommage à l’illustre Owen Hart mort le 23 mai 1999. Natalya a d’ailleurs été très généreuse, passant beaucoup de temps ringside en signant des autographes et posant avec des fans assez nombreux, bien plus que la plupart des superstars faces qui ont participé aux shows.  Victoire finale de la championne sur Tamina avec un nouveau finisher, bien plus impressionnant et qui sera à mon avis bien plus crédible à l’écran que le précédent. Un match qui a fait gentiment remonter l’ambiance.

Vient ensuite le match avec The World Biggest remplaçant du champion du monde blessé, The Big Show. Un match avec Kane assez lent qui aura consisté à envoyé des coups avec les objets classiques de la WWE avant de finir avec un gros spot où le Big Show envoie Kane à travers une table grâce à un chokeslam. Le Last Man Standing est une stipulation à double tranchant puisqu’elle permet une forte brutalité mais donne aussi pas mal de temps morts. Et ici ce fut assez rude pour la qualité du match, où l’on regrette l’absence de l’agilité et la rapidité de Daniel Bryan. Reste que l’impression faite par les deux colosses est vraiment incomparable. Ma position en ringside a permis d’être au plus près et il n’y a pas à dire, ces mecs là sont des masses tout à fait spectaculaires. Impressionnant.

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Et puis voir Maddox se prendre un chokeslam au premier rang, ça peut faire plaisir.

Vient alors la pause et l’occasion d’acheter du merchandising pour la plupart – chose déjà faite de mon côté avant le show, et pour les autres l’occasion de se rafraîchir dans une salle où il faisait assez chaud. L’occasion d’admirer les pubs de la WWE, de parler avec ses voisins et de partager quelques discussions sur les rivalités du moment. Il y avait vraiment une ambiance conviviale et bon enfant, ce qui est agréable dans ce genre d’événement. L’occasion aussi de remarquer l’absence du duo de AB1 habituellement présent. Pas de quoi gâcher la soirée mais une petite déception pointe chez quelques-uns.

On reprend avec le fil rouge de la soirée, le match entre Fandango/Layla et Santino/Emma, qui ne devait pas être loin de fêter sa centième édition. Le public avait le choix entre le match classique en tag team et un dance off contest. Si ce dernier a été massivement hué, il reste tout de même la stipulation choisie sur Twitter. Avouez que vous étiez tous là à vouloir nous voir souffrir, bande de sadiques qui n’étaient pas au show! Toutefois, après la prestation du duo heel, celle du duo face était interrompue par l’attaque des danseurs de tango. Santino, dans un assez bon français – Il a d’ailleurs profité d’une origine française à 25% pour s’attirer une excellente pop, provoque Fandango et Layla dans un tag team match comme on en a vu de nombreux à Raw.

Un comedy match sympathique, bien entendu pas très spectaculaire mais qui permet d’admirer la plastique de Layla, bien plus agréable que celle de Summer Rae. Santino obtient l’une des meilleures pops de la soirée tout au long du match et la victoire est obtenue par le duo maladroit sur un double tombé qui ravit la foule. Emma s’offre une petite dose de #EMMALution avec son theme song mais le public ne danse pas trop. Moi si, forcément. D’ailleurs, même constat pour Fandango, qui a eu une belle heat, logique face à un public provenant majoritairement de AB1 et pas trop adepte du Fandangoing.

Suit alors le match pour le titre intercontinental présenté ni plus ni moins par le premier détenteur de la ceinture, Pat Patterson. Une belle surprise, même si les enfants ne le connaissent pas, ceux qui suivent le catch depuis plus longtemps ou ayant rattrapé leur retard offre une bonne pop au Hall of Famer, une pop qui s’accentue du fait que la légende nous fait la présentation en français dans le texte. Il présente alors Big E, qui bénéficie de beaucoup de faveurs de la foule, ce qui était assez surprenant puisqu’il ne semble pas vraiment que l’ancien champion ait eu une très bonne exposition depuis son arrivée à la WWE. Barrett quant à lui se fait amplement huer, nous provoquant d’un « Je hais la France » suivi d’un « Angleterre, Angleterre! » par lequel le Parterre 7 répondra d’une Marseillaise. Puis tout le public entonnera plusieurs chants « Rosbeef » plutôt drôles, auxquels ne manquera pas de réagir Bad News Barrett, vraiment excellent dans ses interactions de heel avec le public.

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Le match en lui-même est classique, pas très impressionnant en dehors de souplesses de Big E, dont le physique est vraiment atypique et massif, ce que ne manquent pas de remarquer mes camarades aux alentours. Victoire suite à un coup fourbe puis un Bullhammer – définitivement l’un des finishers les moins bons de la WWE – de Wade Barrett qui conserve forcément sa ceinture. Pas de disqualification, chose assez appréciable car bien que cela était mon premier show, c’est une technique que l’on sait répandue pour donner une victoire au face et faire conserver la ceinture au champion heel.

Viens alors (déjà) l’heure du Main Event entre l’équipe de Randy Orton et RybAxel et The Shield. Mélange de pop féminine (majoritairement, ne vous cachez pas mesdames) et de huées pour l’ancien champion de la WWE qui a eu l’une des plus fortes réactions de la soirée mais qui catchera assez peu lors du match. En revanche, énorme pop pour The Shield qui prouve bien que ce sont les chouchous du moment. L’équipe fait bien son entrée depuis les gradins et le choix de ma place était décidément parfait puisque cela s’est fait de mon côté. Si l’équipe ne fait pas dans le « high five » tout de suite, l’après-match servira de grande séquence où les trois compères font le tour du ringside pour saluer leurs fans, avec un plaisir non dissimulé comme avait pu le faire Natalya plus tôt.

Le match en lui-même est aussi un classique du Shield avec une présence assez forte et une très bonne pop pour Ambrose sur le ring, qui joue le rôle du face en détresse pour céder par la suite sa place à un Rollins qui fait un selling de malade mental sur plusieurs prises, un selling que l’on pourrait presque qualifié de Zigglerien. Reigns finit bien entendu le travail avec son moveset désormais bien réglé et assez mécanique comme peut l’être celui de John Cena – ce n’est pas un mal donc rangez tout de suite vos armes, le Samoan exécutant sa série de moves parfaitement jusqu’au spear final. Une excellente manière de conclure le show avec Justin Roberts qui nous rappelle d’être prudent sur la route.

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Ce qui était personnellement mon premier show en live était vraiment une expérience fantastique d’un point de vue divertissement. Si l’on ne peut pas dire que le show ait excellé d’un point de vue créatif, il était dans les standards de la WWE avec une qualité variable selon les matchs et une palette de genres. Entre l’opposition des big men, les tag team matchs de haute volée et les oppositions en un-contre-un un peu plus posée, ce show live d’Orchies a vraiment été une grande satisfaction et un succès auprès d’une foule généreuse en réactions.

Un très bon moment pour tous et après ce show, l’envie de faire le déplacement à Bercy en novembre se fait plus grande. Définitivement une expérience forte pour tous les fans présents dans l’arène que ce soit le premier, second ou cinquième show vécu.

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