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WWE 2K15 : notre test de la version Next-Gen

Pour la première fois de son histoire, le jeu de la WWE arrive sur les consoles Next Gen Playstation 4 et XBox One. Une nouvelle version très attendue, sortie le 21 novembre dernier. La version des consoles Playstion 3 et XBox 360 n’étant pas la plus complète, à la rédac nous avons donc préféré tester la version Xbox One de WWE 2K15.

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Le dernier trimestre de chaque année reste incontestablement le rendez-vous de tous les fans de jeux de sport. Chacun y trouve son compte, les amateurs de foot, basket, mais également les inconditionnels de baston avec la sortie de leur jeu de catch préféré.

Jusqu’à la mouture précédente, les joueurs étaient quasi-unanimes sur le fait que le jeu commençait sérieusement à s’essouffler, ou tout du moins, peinait à se renouveler. L’année 2013 marque donc un virage déterminant dans l’histoire du fameux jeu avec un changement de développeur visant à lui redonner un nouveau souffle. Surfant sur cette vague de renouveau, WWE 2K15 entend profiter de l’avènement des consoles « nouvelle génération » pour redevenir le défouloir prenant et jouissif par excellence qu’il était dans le passé. Reste à voir si l’objectif a été atteint.

Les graphismes ? Des résultats en demi-teinte

Nouveauté évidente de ce nouvel opus, l’amélioration des graphismes. Certes les images sont plus affinées que par le passé, mais malheureusement on constate une hétérogénéité parmi la réalisation des différents protagonistes. Certains sont criants de vérité alors que d’autres restent plutôt approximatifs, et paradoxalement cela ne dépend pas du standing du personnage. A ce titre, on peut se délecter devant un Titus O’Neil plus vrai que nature contrairement à une légende, telle la néo-superstar du cinéma The Rock, au visage beaucoup plus hasardeux.

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« Non mais toi-même, oh! »

Au-delà de ce point, le nouveau titre de WWE 2K montre de nouvelles améliorations à couper le souffle permettant de rendre l’aventure plus prenante. Au menu, des spectateurs passionnés par le spectacle auxquels ils assistent, des détails corporels des plus précis (muscles, sueur…), etc.

Globalement il serait strict de qualifier ce jeu de décevant du point de vue réalisme du rendu mais il ne serait pas justifié de lui décerner la palme de la révolution graphique. Ce WWE 2K15 satisfera donc les joueurs souhaitant simplement coller de mémorables danses à leurs adversaires, alors que les plus fins amateurs de catch resteront probablement sur leur faim.

Un gameplay remis au goût du jour

Qui dit console « next-gen » dit refonte de gameplay. L’équipe s’est attachée à proposer aux acquéreurs du jeu, une version différente de ce qu’ils ont connu par le passé. On peut dire que le pari est plutôt réussi. Les catcheurs présentent des comportements très variés en fonction de leurs caractéristiques, mais également suivant la tournure que prend le combat. Il est ainsi fondamental de perpétuellement jeter un œil sur le niveau d’endurance du lutteur pour pouvoir agir avec le maximum d’efficacité.

Divers autres mouvements ont été ajoutés toujours dans l’optique de permettre au joueur de se placer au maximum dans la peau du combattant qu’il contrôle. Ainsi, un catcheur mal en point aura tendance à ramper pour se remettre en selle alors que les fameux coureurs de 100m privilégiant les rushs aux quatre coins du ring aux esquives savamment senties, verront leur endurance réduite à néant en un rien de temps.

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Sale nouvelle pour Batista.

Fini les robots capables d’armer prises et coups n’importe où, n’importe quand et contre n’importe qui. Les développeurs ont ainsi mis un point d’honneur à mettre au point un jeu plus fluide retranscrivant au mieux l’intensité des vraies joutes.

Un contenu tristement amoindri

A l’image de la saga Expendables, on pourrait s’attendre à une pléthore toujours plus conséquente de brutes épaisses missionnées pour transformer leurs adversaires en fin bois. Or, on constate rapidement que le casting est loin d’être à la hauteur avec un roster rassemblant catcheurs actuels et légendaires moins profond que l’édition précédente.

Le fameux et si savoureux mode création, dans lequel il était possible de customiser, modifier, personnaliser, inventer à peu près tout et n’importe quoi… Et bien il semble bien avoir pris une grosse claque. Oubliées les créations de finishers plus destructeurs les uns que les autres ou d’arènes incroyables personnalisées. Il n’y est même plus possible de créer une Diva. Il est dommageable de voir l’ultime mouture bien moins fournie que la précédente.

Ma carrière : Une superbe idée encore perfectible

Tel un NBA 2K15, WWE 2K présente un mode solo où il est question de faire évoluer son propre catcheur créé de toute pièce. De prime abord, faire naître une superstar, opter pour les alliances de son choix, entamer des rivalités, jusqu’à décrocher le saint Graal et ensuite prendre une retraite amplement méritée a tout pour séduire.

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« Ah, ça c’est pour moi »

En réalité, il s’agit d’une accumulation de combats sans véritable saveur ponctués par quelques cinématiques trop peu nombreuses. L’idée est pourtant très bonne mais la réalisation est à revoir. Malheureusement, au bout de quelques heures, l’envie de poursuivre l’aventure s’étiole, le comble pour un mode de jeu qui est censé retranscrire une carrière entière.

On peut néanmoins s’enthousiasmer de découvrir un nouveau mode de jeu. Il y a fort à parier que les développeurs viseront à rendre cette section beaucoup plus captivante dans la prochaine édition.

2K Showcase : Plaisant mais trop restrictif

Ce mode met en scène deux rivalités majeures dans l’histoire de la WWE : John Cena vs. CM Punk et Triple H vs. Shawn Michaels. La mécanique reste la même que dans les précédents opus : des combats rythmés par des scénettes interactives retranscrivant les moments marquants des combats et entrecoupés par des archives vidéos retraçant l’évolution de ces deux rivalités. L’alchimie fonctionne plutôt très bien permettant au joueur de se replonger dans des instants de nostalgie frissonnants.

Seul bémol mais non des moindres : le côté clivant du focus sur seulement deux rivalités. Les éditions précédentes offraient la possibilité d’incarner des dizaines de personnages permettant ainsi à chacun de lutter avec au moins quelques idoles. Or, en axant ce mode sur seulement quatre superstars, ne faisant pas forcément l’unanimité, il y a fort à parier que cette restriction déplaira à de nombreux joueurs désireux de constamment varier les plaisirs.

En conclusion, cette première version badgée « next-gen » montre une réelle volonté de bousculer les codes vieillissants des anciens jeux. Un gameplay remodelé, des graphismes améliorés, un mode Ma Carrière au potentiel considérable, de tels facteurs laissent présager de futures éditions des plus jubilatoires. Reste à revoir certains points noirs primordiaux pour rendre le jeu aussi complet, voire plus, qu’auparavant. Il parait donc légitime de saliver en attendant l’édition 2015 de la série. La révolution est en marche !

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