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WWE Tables, Ladders & Chairs… & Stairs : Quand Dean Ambrose pète un câble

La WWE organisait dimanche soir son dernier pay-per-view de l’année Tables, Ladders and Chairs…and Stairs présenté comme un cadeau des fêtes très épicé. Les tables, les échelles, les chaises et les escaliers ont-ils fait bon ménage ? Pas sûr, et les écrans de télévisions ne rattrapent pas les choses. 

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Après les discours du panel habituel animé par la ravissante Renee Young, un match habituel au Kickoff Show a lieu entre New Day et Stardust et Goldust. La chute sans fin des deux frères Rhodes est bluffante car à peine trois semaines après avoir perdu leurs titres par équipe, ils doivent jobber contre Kofi Kingston et Big E qui auront du mal à aller loin tellement leur gimnick ne recueille aucune réaction. L’entrée de Goldust a recueilli plus de pop, c’est dire le drame. Le match était long, lent, malgré quatre bonnes individualités, le coeur n’y était pas, et ce malgré le look de grenouille ou de Roswell de Stardust. Victoire de New Day et on peut passer au début du PPV.

Ce début a tout pour ravir entre Dolph Ziggler et Luke Harper dans le fameux Ladder match pour le titre Intercontinental. Là où on aurait pu attendre un match équilibré entre Harper utilisant les échelles comme une arme et Ziggler les utilisant comme rampe de lancement, on déchante vite tellement le match bascule fortement dans le même sens. Local de l’étape donc encore plus fortement soutenu qu’à l’habitude, Dolph Ziggler subit énormément, encaissant beaucoup de coups et se retrouvant à vraiment résister face à un Harper méthodique dans son utilisation des échelles. Le sang apparait et heureusement n’arrêtera pas le match même si le rythme reste à trouver.

L’engagement est là mais le show stealer n’est pas dans l’air. Harper y met du sien en allant atterrir sur une échelle, se détruisant bien un bras. Dolph Ziggler, retombé plusieurs fois bizarrement des échelles, peut ainsi saisir sa chance. Après avoir écarté Harper avec un kick, le héros local décroche à nouveau le titre Intercontinental, et se retrouve donc au même point qu’il y a deux mois. Il lui faudra donc une suite plus corsée alors que le paradoxe est que sans le titre il pourrait davantage figurer dans le main event.

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« Sécurité, sortez moi cet intrus ! »

Cette première partie est dédiée aux héros de Cleveland même si The Miz n’a pas la même aura que Ziggler. Encore une fois, c’est Damien Mizdow qui fait le show sans jamais mettre un pied pour combattre dans le ring. Les Usos dominent le Miz sans problème et s’arrêtent souvent pour voir Sandow faire sa doublure. Pas grand chose à dire du match. Avant le show, Miz avait dit à Naomi que s’il gagnait elle y gagnerait aussi, il a pris la sortie intermédiaire en perdant par disqualification après s’être servi d’un Slammy Award comme d’une arme. Les DQ en PPV c’est vraiment pas bon pour le business.

Ce n’est pas le premier Steel Stairs de l’histoire qui va donner du bon business. Big Show fait de son mieux mais ça reste le Big Show et Erick Rowan pour son premier match solo en PPV est très green. Rowan vend vraiment mal les coups et c’est l’indifférence qui gagne la salle quoiqu’il se passe. Car ça aurait pu être pire et ça reste à peu près convenable concernant le travail du Big Show et c’est donc mérité qu’il s’impose avec un Chokeslam sur les escaliers. Mais déjà qu’on a le Chairs match comme stipu chiante, faudrait pas nous habituer à en voir une autre à chaque fois à l’avenir.

Difficile de faire de longs discours jusqu’à présent mais le Tables match donne à priori forcément l’opportunité d’en voir plus. Oui, John Cena contre Seth Rollins est un vulgaire match de milieu de PPV censé redonner un surplus d’attention au milieu de tous ces matchs sans intérêt. Et cela veut donc dire qu’on aura le TLC de Dean Ambrose et Bray Wyatt en main event, et ça c’est une sacrée bonne idée. Et c’est encore plus une bonne idée quand on assiste à ce Tables match où pas moins de six tables sont cassées et le scénario digne d’un main event de Raw. Seth Rollins est venu accompagné de sa J&J Security, donnant d’emblée une mauvaise résonance au match. John Cena se retrouve ainsi vraiment dans une situation de Handicap match mal sentie et aucun rythme ne se fait.

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Super Cena éternue.

Rollins est même plus discret que jamais, et c’est presque plus Noble et Mercury qui font le match avec Cena. D’ailleurs Mercury goute à une table avant d’assister au premier rebondissement avec un ref bump grotesque de l’expérimenté Mike Chioda qui tel un Earl Hebner des grands jours va se placer comme un paumé pour tomber du ring. Et là on voit totalement arriver la suite avec deux tables disposées cote à cote à l’extérieur, et Cena et Rollins ne pouvaient que se débrouiller pour passer en même temps à travers les tables le temps que Chioda se réveille. Ainsi, dans un match où il doit y avoir un vainqueur on a deux vainqueurs et les arbitres font leur numéro. Mais il faut une fin claire et on redémarre, donnant lieu à une arrivée du Big Show out of nowhere faisant le ménage puis au retour sur le ring de Roman Reigns qui avec un Spear fait passer Big Show à travers une nouvelle table avant de mettre un coup de poing à Seth Rollins, donnant l’ouverture idéale pour John Cena pour le happy end.

Voilà, Raw est fini donc et on peut y aller on peut penser à cet instant. Après avoir annoncé le TLC match au milieu des Survivor Series, la WWE en profite aussi pour annoncer le Brock Lesnar vs John Cena 3ème édition au Royal Rumble. Et plus tard dans un segment pitoyable en coulisses, Roman Reigns parvient à articuler qu’il sera un homme du Rumble match de cette année. Oui il l’a été mais il parlait du prochain Rumble début 2015. Sa blessure à la langue n’a pas été soignée.

On peut reprendre le cours des matchs chiants où il ne se passera rien de neuf. Le titre Divas d’abord, avec un match bien plus long qu’il y a trois semaines, ce qui n’était pas dur. Nikki Bella a battu AJ Lee à l’issue d’un match mou et habituel de la part des Divas en PPV de la WWE. La manière est digne des trucages déjà vus dans ce PPV avec AJ aveuglée par de la laque. Pour la créativité on repassera plus tard.

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« M’en fous. J’ai gagné. »

Chairs match entre Ryback et Kane, un énoncé suffisamment déprimant mais il faut bien s’enfiler ce match. Déjà que le Chairs match est une stipulation chiante, alors en plus avec ces deux individualités c’est une souffrance. Kane domine à coups de chaise, Ryback met des coups de chaise à la fin et gagne avec un Shell Shocked ultra basique. Circulez, il n’y avait rien à voir même si on peut se souvenir que ces deux-là étaient dans le même camp pour un match incroyable il y a deux ans à TLC…

Il nous reste encore un match avant le main event et c’est une rediffusion. Ce n’est pas non plus un épisode de Derrick mais ce match entre Rusev et Jack Swagger pour le titre des Etats-Unis n’est pas beaucoup plus intéressant, surtout quand Lana se fait couper après avoir dit trois mots à propos du prix du pétrole. On aurait tellement préféré un court d’économie de Lana plutôt que devoir subir ce match. Les deux hommes qui s’étaient déjà affrontés à Battleground et SummerSlam avec un avantage net à Rusev remettent ça comme s’il ne s’était rien passé. La fameuse amnésie catchesque. Swagger met à mal un Rusev boitillant qui met son Accolade sans souci quand même. Swagger part au pays des rêves pendant un long moment avant de se réveiller et d’ajouter un peu de longueur au match, le temps de contrer encore avant de prendre une autre Accolade fatale. RAS Rusev a conservé son titre sans souci.

Il reste quand même une réjouissance, ce TLC match entre Dean Ambrose et Bray Wyatt en main event. Les deux tarés peuvent donner ainsi libre cours à leur imagination. La feud qui avait été ennuyeuse jusqu’à Survivor Series a été un peu meilleure ensuite avec quelques affrontements et la rocking chair qui a quitté ce monde. Un TLC a toujours un parfum d’exceptionnel mais cette notion a surtout envahi Dean Ambrose à la conduite exclusive du match. Bonne chose mais encore aurait-il fallu que Bray Wyatt puisse aussi nous donner des spots mettant Ambrose en danger. Ce ne sera jamais le cas.

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Ambrose se régale dans l’utilisation tranquille des objets, faisant passer Wyatt à travers deux tables consécutivement après deux Elbows depuis l’échelle. Sinon le match n’a pas eu une envergure aussi folle sauf à la fin. Des écrans TV allumés sous le ring, normal après tout pour Hornswoggle et ses potes. Donc Ambrose s’en sert pour un entracte « je m’admire ». C’est un temps où il vérifie qu’il se connecte bien avec la foule avant d’aller chercher la grande échelle pour le spot du match, une nouvelle elbow d’encore plus haut et sur la table espagnole bien sûr. Malheureusement Ambrose a oublié la fameuse règle de John Cena qui veut que l’on débranche bien soigneusement les moniteurs avant de s’en servir, et quand il veut s’en servir pour finir Wyatt, en tirant sur le câble trop court, le débranchement soudain créé un arc électrique électrocutant au passage Ambrose qui se fait battre par Wyatt.

Cette fin est gênante et l’est tout autant pour Ambrose encore battu dans un grand match de PPV, ce qui commence à vraiment faire beaucoup pour lui. Bonne victoire pour Bray Wyatt qui se relance mais a été bien décevant dans ce match où il aurait pu révéler comme à son habitude des choses bizarres, mais on n’a rien vu.

Pour finir l’année, TLC n’aura pas été un grand show. Plusieurs défauts dans l’acting et des fins pas bien inspirées donnent un sentiment très étrange à ce show qui ne mérite pas vraiment d’être revu. Ce n’est pas le meilleur cadeau de Noël et c’est finalement aussi bon que l’édition 2013.

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