Portrait

BULLET CLUB, le clan le plus puissant du catch

Aujourd’hui à la NJPW, un clan domine comme rarement la fédération et rappelle forcément les grandes heures de la nWo dans les années 90. Cet héritier est le BULLET CLUB, une somme de talents qui ne cesse de compiler les succès. 

bullet-club-new-beginning

Le BULLET CLUB est né d’un processus de maturation tranquille pour arriver à une soudaine union forte et dévastatrice. Dans le paysage du catch japonais, les clans sont la clé pour dominer et accéder plus rapidement aux titres, c’est notamment le cas de CHAOS et de Suzuki-gun à la New Japan Pro Wrestling. Enfin, c’était. Pour apporter un souffle nouveau et lancer une nouvelle force dominante, un homme est choisi et il s’agit de l’Irlandais Prince Devitt, aujourd’hui Finn Balor à NXT. Longtemps pilier Junior poids-lourd, il veut monter une marche et cela se fait avec arrogance et avec un style plus rude.

Début 2013, les fondations sont bâties quand Devitt lâche son coéquipier Ryusuke Taguchi après une défaite lors du show Invasion Attack et reçoit l’aide d’un mastoc nommé Bad Luck Fale. On voit dès lors un Prince Devitt arrivant sur les hautes épaules de son gorille et avec sa veste scintillante Rock’n Rolla qui enchante le public. Le tournant définitif cimentant le clan intervient ensuite à l’issue d’une victoire de Tanahashi sur Karl Anderson. Tanahashi est passé à tabac et Anderson se joint à la fête.

Les bases du clan sont posées

Ainsi est créé le BULLET CLUB avec quatre membres et deux leaders. Tama Tonga s’est joint au groupe tandis que les potes Devitt et Anderson dirigent le tout. Et quand un but est fixé comme on le verra ensuite plusieurs fois, le BULLET CLUB y parvient. Prince Devitt veut créer l’histoire en étant le tout premier Junior poids-lourd à devenir champion IWGP poids-lourd. Et il obtient une victoire marquante contre Hiroshi Tanahashi lui donnant le droit d’affronter le champion d’alors Kazuchika Okada. La cible est manquée mais cette première incursion du BULLET CLUB dans les hautes sphères marque les esprits.

La clé de la réussite d’un clan est de grossir et aussi de se renouveler,  et à ce niveau le BULLET CLUB montre qu’il est une machine insatiable. A peine arrivé à la NJPW, Doc Gallows rejoint le clan et s’associe à Karl Anderson pour former une paire redoutable qui capture deux fois les titres IWGP par équipe. Même chose quelques semaines plus tôt avec les Young Bucks qui deviennent champions IWGP Junior poids-lourd.

Alors que Prince Devitt quitte la New Japan pour le circuit indépendant puis NXT tout juste un an après la création du clan, le BULLET CLUB se trouve immédiatement un leader de rechange d’égale valeur aux côtés du boss Karl Anderson. Tout récemment débarqué de la TNA, AJ Styles s’attaque d’entrée au titre IWGP poids-lourd qu’il remporte dès son premier match contre Okada. Et ainsi en ce jour du 3 mai 2014, le BULLET CLUB détient trois titres majeurs.

Plus rien n’arrête les balles, même pas Nakamura

Et ce n’est pas fini, car avec son premier membre japonais en la personne de Yujiro Takahashi, le titre NEVER Openweight entre dans l’escarcelle de plus en plus grande du BULLET CLUB qui s’enrichit également du titre Intercontinental par Bad Luck Fale qui créé la sensation en battant Shinsuke Nakamura. Malgré les quelques pertes de titre, le BULLET CLUB arrive toujours à se refaire et comme symbole de cela, Kenny Omega tout juste recruté par la NJPW se joint à la fête en étant le champion IWGP Junior poids-lourd.

Tout le parcours encore neuf du BULLET CLUB se résume par ces titres déjà nombreux et signes d’un succès sans précédent pour un clan qui a moins de deux ans d’existence. Leur succès se mesure par des fulgurances qui sont autant de déflagrations pour leurs adversaires car quand le BULLET CLUB s’empare de titres, c’est par vagues et massivement comme ils l’ont prouvé déjà à trois reprises dont la dernière au début du mois à NJPW New Beginning.

Une nWo des temps modernes, adoubée par Kevin Nash

L’image du clan étranger écrasant tout dans un Japon autrefois très nationaliste montre aussi une ouverture vers le monde. L’essentiel de cette réussite est dû aux membres du clan qui gonfle toujours plus, accueillant fin 2014 Jeff Jarrett et Cody Hall, fils de Scott Hall. Ce dernier est une des figures de la célèbre nWo et déjà les comparaisons se font, le BULLET CLUB étant même adoubé par Kevin Nash comme nouvelle nWo encore plus forte et plus diversifiée de par la somme des talents.

La force même du BULLET CLUB réside dans sa composition et sa diversité à tous les niveaux. Il y a bien sûr la diversité des styles avec les high flyers AJ Styles, Young Bucks et Kenny Omega, l’adepte du Puro formé à la lucha libre Yujiro Takahashi, les brawlers Karl Anderson, Tama Tonga et Doc Gallows, le costaud Bad Luck Fale et le petit nouveau Cody Hall. Tout est donc rassemblé pour chasser les titres tous azimuts.

Et puis il y a cette diversité des cultures. Les nord-américains constituent le socle dur mais on compte aussi un Tonguien en la personne de Fale, Takahashi est le seul japonais, Tama Tonga le samoan de service fils d’Haku, sans oublier qu’au départ il y avait l’Europe représentée par Devitt. Si l’on ajoute ponctuellement des catcheurs de la CMLL, on tient là une force prête à l’invasion totale d’autant plus bonifiée que c’est un groupe d’amis qui s’entendent très bien en dehors et donnent ainsi la plus parfaite des alchimies dans le ring.

Le succès même en dehors du Japon

Dans la top fédération au Japon, le succès est déjà complet, pour preuve les fans japonais qui s’arrachent les drapeaux et goodies à l’effigie du BULLET CLUB. Ce phénomène a aussi déjà séduit le circuit indépendant américain et l’Angleterre. Avec de l’or plein les mains, le BULLET CLUB va même tenter une démonstration de force à la Ring of Honor qu’il a toutes les chances d’impressionner comme ça avait été déjà le cas l’année dernière.

Avec pas moins de dix membres actuellement, il s’agit bien d’une légion hétéroclite destinée à continuer à frapper fort et à ne connaitre l’échec que sur de brèves périodes. Tant pis pour les factions japonaises qui doivent s’accrocher mais également pour le circuit indépendant qui risque de subir une tornade. Mélange d’excentricité, de talent, de force, de fierté, de camaraderie, le BULLET CLUB compile toutes les qualités d’un clan qui a tout pour laisser son empreinte dans le catch moderne.

Cliquez pour commenter

Les plus lus

En haut