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Bill DeMott de nouveau visé par de nombreuses accusations

En 2012 on vous avait déjà parlé des étranges méthodes d’entrainement de Bill DeMott, actuellement coach en chef au Performance Center de la WWE. À l’époque on savait déjà que le bonhomme n’était pas un type très net. Plusieurs catcheurs s’étaient déjà plaints de son comportement. Mais depuis la WWE n’a rendu aucune sanction puisque DeMott entraîne toujours les futurs Superstars de la promotion de Stamford.

Dans un mémo envoyé en 2013 à plusieurs officiels de la WWE rendu aujourd’hui public, Austin Matelson — Judas Devlin à NXT — raconte ce qu’il a vu et entendu des méthodes d’entraînement de Bill DeMott de son temps à la WWE. « J’ai suffisamment essayé d’ignorer ces actions ou espéré qu’elles cessent. Mais maintenant qu’elles m’ont mises dans une situation dangereuse, pas seulement pour ma carrière mais aussi pour ma santé et ma sécurité, je ressens le besoin d’en parler à des gens plus haut placés. », explique alors Matelson à l’époque dans cette note envoyée à Canyon Ceman, Dorothy Brill et Jane Geddes, tous trois responsables à l’époque des catcheurs employés à la WWE.

C’est suite à une blessure au genou engendrée par Bill DeMott lui-même que Devlin contacte les dirigeant, genou déjà endommagé précédemment par une blessure contractée déjà à l’époque lors d’un entrainement. Un IRM révèle une déchirure d’un ligament du genou et un autre écrasé à l’arrière de celui-ci. Les médecins lui ont dit qu’il pouvait tout de même lutter avec, même si elle risque de s’aggraver.

Matelson devait lors d’un entrainement porter 10 fireman takedowns, prise plus connue sous le nom d’Attitude Adjustment lorsqu’elle est portée par John Cena. Mais Gary Jackson, son adversaire qui avait déjà lutté pendant plusieurs heures juste avant s’est évanoui de fatigue pendant la prise, faisant tomber Matelson sur son genou. Et évidemment la blessure s’est aggravée. Mais le plus hallucinant n’est pas encore là.

Suite à cette blessure, DeMott lui explique qu’il est dans une position où il n’a pas intérêt de se plaindre de ses blessures à qui que ce soit ou sinon il sera sanctionné. Les semaines suivantes, Matelson va vivre une sorte de cauchemar, son genou le fait horriblement souffrir mais par peur des répercussions il continuera de travailler avec. Et il n’est pas le seul dans ce cas là, Matelson explique : « DeMott n’a pas inspiré qu’à moi ce sentiment de peur. J’ai parlé à de nombreux catcheurs qui m’ont faire part de leur sentiment, expliquant que DeMott leur faisait croire que leurs blessures étaient des signes de faiblesse et qu’il pourrait aller se plaindre en haut lieu pour les faire virer ».

DeMott continuera à instaurer un climat de peur et d’insécurité. Des séances d’entrainement qui dépassent l’entendement et des commentaires inacceptablse ainsi que les menaces, la liste des accusations est longue.

Racisme, homophobie, sexisme et toute la beaufitude de Bill DeMott

Matelson tenait à ce que ce mémo ne parvienne pas jusqu’à Bill DeMott, parce que selon ce dernier se plaindre à des personnes haut placés c’est pour les faggots (insulte homophobe qu’on peut traduire en français par tapette ou tarlouze). Si vous trouvez tout ça déjà hallucinant attendez la suite et asseyez vous, c’est encore pire après.

Matelson raconte à quel point DeMott a installé un environnement non professionnel, allant bien trop souvent à l’encontre des règles de la WWE. Se rendre à l’entrainement n’avait rien de motivant quand il fallait entendre sans arrêt les commentaires de Bill DeMott, se moquant souvent des catcheurs qui se blessaient légèrement pendant les entraînements. Mais il ne se contente pas de ça, DeMott s’attaque aussi aux personnes, origines, noms, vie personnelle, etc. Et ça le fait marrer.

On ne vous fera pas la liste de toutes les phrases relevées par Matelson, on vous invite à lire le mémo, mais en voici tout de même une bonne partie :

– DeMott appelait souvent Oliver Grey (de son vrai nom Joel Pettyfer) Joel Pedophile.
– Il disait souvent à Enzo Amore qu’il espérait qu’il allait mourir. Ce dernier était une des cibles préférées de DeMott, qui le maltraitait souvent physiquement et mentalement. Matelson raconte avoir vu souvent le coach le gifler à de nombreuses reprises et avoir une fois pris Amore pour exemple afin de montrer ce qu’un powerslam mal porté pouvait faire, le faisant atterrir sur sa tête.
– Il a dit une fois à un groupe de catcheurs qu’ils feraient mieux de tous se suicider, après que ceux-ci aient décider de faire sonner dix fois la cloche du ring en hommage à un catcheur de la FCW, Mike Graham, qui venait de se suicider.
– Il a une fois frappé très fort Memo Montenegro dans l’aine, si bien qu’il s’est effondré. Evidemment DeMott se marrait. Montenegro – frère d’Alberto Del Rio – était aussi l’une de ses cibles préférées en raison de sa nationalité mexicaine et de son accent assez prononcé.
– Il insinuait aussi souvent que Brandon Traven était gay, et utilisait souvent l’expression « half a sissy » juste parce qu’il s’asseyait pour calmer la douleur de sa blessure au genoux.
– Il faisait souvent référence à Gary Jackson en l’appelant « ce gros tube de graisse ».
– Il disait souvent à Osmund Cherry, né en Gambie, de retourner chez lui en Afrique.
– Il écrasait constamment la tête des catcheurs contre la corde du bas du ring quand certains élèves restaient trop près du ring pendant les entrainement. Parfois il s’amusait à les punir en faisant claquer cette même corde sur le visage des catcheurs.
– Matelson révèle aussi un incident impliquant Rusev, alors en convalescence d’une blessure à la nuque. Bill DeMott avait vu Rusev porter un t-shirt des New York Jets, ce qui n’avait pas plus à DeMott qui a attrapé Rusev par la minerve et lui a arraché le t-shirt. Rusev n’était absolument pas en mesure de prendre le moindre coup à cette époque et a montré des signes de douleur juste après l’altercation.
– Un autre incident du genre impliquant Briley Pierce – frère de Dolph Ziggler – avait été aussi rapporté dans le mémo. Pierce avait la jambe cassée, DeMott l’avait frappé dans le plâtre.

Deux ans plus tard, Bill DeMott est toujours employé par la WWE

Raciste, homophobe, sexiste, Bill DeMott a tout d’un gros beauf et ces conditions de travail sont inacceptables. Seulement cette note a été envoyée aux « officiels » en 2013, nous sommes en 2015 et Bill DeMott est toujours coach au Performance Center. À une époque où la WWE lutte aux côtés d’associations diverses comme Be A Star, luttant contre le harcèlement moral et physique, ça la fout mal.

Mais la vraie question que l’on peut se poser, et que l’on se pose depuis des années déjà c’est qu’est-ce que trouve la WWE à Bill DeMott, dont la carrière dans le ring est aussi quelconque pour le garder comme entraîneur ? Ses liens d’amitié avec Triple H ne sont pas à exclure mais même à ce niveau cela reste incompréhensible. Si en 2012; la WWE n’avait pas réagi, la mise au jour de ces révélations va-t-elle faire bouger les choses ? On l’espère.

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