Blog

WWE Payback 2016 : notes et remarques

Cette semaine, ou plutôt mercredi après-midi, Rabbi Mantaur, mon collègue de La Fabuleuse Histoire du Catch Américain et moi avons regardé WWE Payback. Voici nos notes et quelques pensées qui n’engagent que moi !

Norbert :
Sami Zayn vs. Kevin Owens : ****
Cesaro vs. The Miz : ***1/2
Dean Ambrose vs. Chris Jericho : ***1/2
Charlotte vs. Natalya : **1/2
Roman Reigns vs. AJ Styles : ****1/4

Rabbi :
Sami Zayn vs. Kevin Owens : ****
Cesaro vs. The Miz : ***1/2
Dean Ambrose vs. Chris Jericho : ***1/2
Charlotte vs. Natalya : **1/2
Roman Reigns vs. AJ Styles : ****1/2

– J’ai trouvé WWE Payback vraiment très bon. La carte était très alléchante, en amont, et avec les deux autres combats relégués en pre-show, la qualité était assurée. C’est fou, c’était bien mieux que Wrestlemania.

– Bravo à Kevin Owens et Sami Zayn d’avoir réussi à chauffer de nouveau la foule à blanc après l’accident terrifiant d’Enzo Amore, parce que c’était loin d’être gagné. Le match était superbe, mais par la suite j’ai eu très peur pour ce que le futur allait réserver à Sami Zayn. Owens le bat clean, le jette vulgairement hors du ring. Et… c’est tout. Je trouvais ça un peu raide jusqu’à ce que Zayn revienne pendant Miz vs. Cesaro. Ce début de feud 1 vs. 1 vs. 1 vs. 1 a rencontré un commencement super bien booké lors de ce PPV. Dans le combat de championnat intercontinental, Cesaro a été Cesaro et je voudrais également saluer le travail de heel d’un Miz lâche, détestable et chanceux. Dingue de se dire que plus de 40 minutes de show ont été consacrées à Kevin Owens, et je ne m’en plaindrai pas. Tout cela est très chouette pour l’image du titre IC bien abîmée par Wrestlemania 32 et le booking douteux de Zack Ryder.

– J’avais déjà évoqué les problèmes de crédibilité, à mes yeux, de Dean Ambrose. Il avait terriblement besoin de faire meilleure figure à Wrestlemania et ça n’a pas raté : il est de moins en moins crédible, en ce qui me concerne. Je me demande si WWE n’a pas carrément raté le coche avec lui et si ça n’est pas déjà trop tard. C’est peut-être celui qui souffre le plus d’un « PG-isation » aigüe de son gimmick qui semble devenir de plus en plus une parodie de lui-même. A force de perdre ses feuds (Wyatt, Rollins, Lesnar…) et d’être booké bizarrement comme à Wrestlemania, Dean Ambrose ne m’apparaît plus du tout comme un catcheur imprévisible et dangereux. C’est bien dommage dans la mesure où il pourrait être le face le plus over du roster. Je me souviens avoir grincé des dents quand Mick Foley ou Terry Funk avaient participé à des segments en guise de passages de flambeaux à Ambrose avant Wrestlemania. Je comprends l’idée, je trouve ça seulement assez bancal pendant une époque où pendant Payback, Michael Cole signale à tout le monde que « tous les programmes du WWE Network restent PG » et qu’on n’a pas à s’inquiéter d’une quelconque direction edgy du produit. Je pense qu’en ce qui concerne Ambrose, on se trouve dans un cul-de-sac. Pour brièvement évoquer le combat de Payback à proprement parler, la dernière moitié était très haletante, mais je me suis plutôt ennuyé pendant la moitié précédente que j’ai trouée sloppy et peu inspirée. Au final, j’en suis sorti satisfait.

– C’est toujours un plaisir de voir Bret Hart, incontestablement mon héros, lors d’un PPV WWE peu importe son implication. Content également de voir que WWE semble avoir enfin réalisé qu’ils ont Natalya Neidhart. Le match était pas mal du tout mais par contre, et sans épiloguer pour des raisons évidentes, il faut arrêter les trucs avec le screwjob de Montréal. L’implication de « Lil Naitch » Charles Robinson peut faire sens, mais j’aurais fait sans ce finish franchement éculé et qui n’a jamais donné rien de bon depuis 1997 (Survivor Series 1998 avec The Rock, Breaking Point avec CM Punk et Undertaker en 2009). Mais ce qui m’attriste par dessus tout, c’est de voir que la grande perdante de ce renouveau du catch féminin chez WWE est ma copine Paige. Cette dernière semble avoir été reléguée au second, voire au troisième plan alors qu’il n’y a pas si longtemps « l’anti-Diva » était censée, de par ce gimmick de base et son talent, être un des fers de lance de cette nouvelle direction pour le Championnat des mesdames. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé (La Divas Revolution LOL ?), mais WWE pourrait profiter d’un roster petit mais solide pour proposer de la qualité systématiquement comme à Wrestlemania et Payback avec Charlotte, Sasha Banks, Becky Lynch, Natalya et Paige qui pourrait profiter des départs des soeurs Bella et des blessures de Naomi et Tamina.

– Il est temps de l’admettre, j’ai peut-être été trop dur avec Roman Reigns. Vince McMahon, dans le segment précédent, vient évoquer l’Attitude Era pour générer une pop et dire que c’est son époque préférée dans l’histoire de WWE. Quelques minutes plus tard, nous voilà spectateurs d’un Main Event overbooké qui rappelle Shawn Michaels vs. Vader de SummerSlam 1996 ou Kurt Angle vs. Stone Cold de SummerSlam 2001. Et Dieu que ce match était fun ! Je suis très fan de la rivalité entre AJ et Roman Reigns et lors du main event de Payback, Roman Reigns a livré une performance de champion. Ce dernier, et je ne m’y attendais pas, est en train de devenir un excellent tweener et bien que j’aie toujours reproché à Roman Reigns ou aux agents de ses matches de ne pas assez le laisser utiliser sa puissance pure et sa taille au lieu d’exposer de façon flagrante son répertoire qui semble limité, ce combat a pris la direction que j’espérais et la magie a franchement opéré. Inutile de venir chroniquer de façon détaillée la qualité du travail d’AJ Styles qui n’est jamais sujette à débat, mais je dirais tout de même que ça y est, l’ancien champion IWGP a trouvé ses marques sur les rings de WWE et a enfin l’air d’être chez lui. Je n’aurais jamais pensé dire ça, mais la storyline autour d’Anderson et Gallows et le potentiel Bullet Club sont enfin des motivations suffisantes pour regarder RAW ainsi qu’une grosse bouffée d’air frais. J’ai fini par accepter que ce fût une bonne chose de laisser la ceinture à Roman Reigns qui semble enfin avoir pris confiance et qui commence à s’imposer comme l’homme à abattre tout en se servant intelligemment de la heat qu’il génère auprès du public. Vivement la suite !

Bonne semaine les copains, on se retrouve la semaine prochaine pour d’autres ressentis catchesques et n’oubliez pas de checker La Fabuleuse Histoire du Catch Américain et notre émission consacrée à l’influence de la télévision sur le catch US.

Babaille !