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Hommage à Davey Boy Smith

Salut à tous !

Dans un premier temps je tiens à m’excuser auprès de @Mini_Heel sur Twitter à qui j’avais publiquement annoncé que mon prochain billet serait un top 10 de mes catcheurs préférés. Pour me rattraper, voici une liste succincte, sans développer :

Toutes époques confondues :

1 – Bret Hart
2 – Ric Flair
3 – CM Punk
4 – Stan Hansen
5 – Barry Windham
6 – Davey Boy Smith
7 – Chris Benoit
8 – Triple H
9 – Brian Pillman
10 – Mitsuharu Misawa

Actuellement :

1 – Kevin Owens
2 – Sasha Banks
3 – Jay Lethal
4 – Cesaro
5 – Kazuchika Okada
6 – Adam Cole, BayBay
7 – Hiroshi Tanahashi
8 – Shinsuke Nakamura
9 – Katsuyori Shibata
10 – Jason Jordan

Evidemment, ces classements changent régulièrement, voyez-les comme une photographie d’un paysage qui sera différent demain. Poète, oui.

Revenons-en à nos bouledogues.

Je tiens à préciser à toutes fins utiles que vous lisez un blog, hein. Une sorte de journal intime d’un fan de catch avant tout et que je ne suis aucunement sur VoxCatch en qualité de journaliste. J’avais déjà écrit sur le Bulldog sur mon défunt blog sur Tumblr, ce billet sera court et sans doute un fourre-tout de mes pensées sur ce catcheur depuis ces 20 dernières années.

J’ai réalisé avec nostalgie qu’hier nos « fêtions » le 14ème anniversaire du décès de Davey Boy Smith, un héros de mon enfance au même titre que Bret Hart, pratiquement. Je n’ai jamais cessé d’admirer ce catcheur, pour des raisons markesques difficiles à expliquer. Je me souviendrai toujours de SummerSlam 1994 et de son retour, aux abords du ring, pour assister au combat en cage entre les frères Hart. J’avais 8 ans et ce souvenir joyeux devant ma télévision est impérissable. Bizarrement, malgré tous les superbes combats de ce catcheur finalement assez sous-estimé, c’est le moment qui m’a le plus marqué à son sujet. Allez comprendre.

Il y avait quelque chose d’attachant chez le British Bulldog, en plus de ses capacités athlétiques. Une personne qui a dû négocier avec ses démons une bonne partie de son existence, souvent dans l’ombre de quelqu’un d’autre, et quand la lumière semblait vouloir rester sur lui, rien n’y faisait. Que ce soit en 1992 et son rapide règne de champion Intercontinental ou sa feud controversée contre Shawn Michaels en 1996. Nous n’évoquerons évidemment pas son traitement chez WCW que ce soit en 1993 ou à partir de 1998.

Je vais l’écrire de but-en-blanc : je pense sincèrement que Davey Boy Smith est le meilleur catcheur par équipe de l’histoire du catch américain. Rabbi Mantaur et moi-même avons déjà évoqué la possibilité d’une émission de la FHCA consacrée au tag team wrestling et il est évident que Smith serait couvert en long, en large et en travers, que ce soit pour son partenariat avec Dynamite Kid, mon équipe préférée de tous les temps, ou son duo génial avec Owen Hart qui incarnait à merveille la prouesse technique, la complétude, et une hilarante lâcheté heel souvent égoïste. La chimie avec ce dernier est une de mes chimies préférées de la WWF/E. Regardez tous IMMEDIATEMENT leur combat l’un contre l’autre à Munich en 1997 à Monday Night Raw pour le championnat européen. Ce combat est un bijou de technique aux influences anglaises et aurait dû marquer une sorte de consécration pour le Bulldog quand en fait il sera son dernier fait d’armes avant une chute largement précipitée par le Montreal Screwjob et une vie personnelle parsemée d’embuches.

Souvent victime de dommages collatéraux comme les soucis de stéroïdes planant sur la WWF au début des années 90, les abus de pouvoir de la Kliq, le Screwjob, une WCW négligente sur la sécurité de ses catcheurs, le British Bulldog, malgré des combats exceptionnels en solo contre Bret Hart, Shawn Michaels, Owen Hart et bien d’autres n’aura jamais pu briser le plafond de verre dont on parle tant ces dernières années à propos de WWE. Apparemment Davey Boy Smith n’avait ni le mental ni les épaules pour incarner le visage de la WWF et la promotion se contentait largement de faire de cet immense talent leur poule aux œufs d’or au Royaume-Uni et dans une autre mesure dans toute l’Europe aux côtés du Hitman.

Malgré une fin de carrière et de vie tombée dans l’oubli, le formidable WWE Network abrite l’éternel testament du talent de Davey Boy Smith. SummerSlam 1992 à Wembley devrait être diffusé dans toutes les écoles de catch qui veulent apprendre à leurs élèves ce qu’est un main event de catch pur. Vous y verrez que le British Bulldog était un prodige athlétique, un fin technicien, un homme extrêmement agile en plus d’être le monstre de puissance qu’on a promu pour la majeure partie de sa carrière. Vous y verrez également à quel point il était un superbe babyface qui semblait aimer ce qu’il faisait par-dessus tout. Le Hitman et lui-même parviendront 3 ans et demi plus tard à proposer un combat tout aussi génial, à plus petite envergure et complètement différent en main event d’In Your House pour le championnat mondial.

Ses matches contre Shawn Michaels, notamment au King Of The Ring 1996 puis à One Night Only en 1997 valent également largement le détour. HBK aura été une épine dans le pied du British Bulldog pour la majeure partie de sa carrière, tant « storylinement » parlant que dans la vie, fait qui sera documenté à plusieurs reprises dans divers ouvrages qui expliqueront que le dénouement de ce combat en Angleterre marquera à jamais l’esprit de Davey Boy Smith qui ne s’en remettra jamais réellement.

Par la suite, faites-vous plaisir en checkant ses matchs avec Owen Hart et je vais être cul-cul la praline, ici, mais essayez d’apercevoir la complicité et l’amour entre ces deux mecs. C’est largement, en ce qui me concerne, le tandem le plus touchant de la WWF/E, des années avant Benoit et Guerrero.

Avant de conclure ce bref billet, je pense très très fort à Canadian Stampede, mon match favori de la WWF et à l’enthousiasme, justement, de Davey Boy Smith quand retentissent les premières notes du thème du King of Harts. Relégué au second plan au sein de mon clan favori, le British Bulldog incarnait peut-être, au final, l’upper midcarder idéal. Crédible grâce à son travail dans le ring, et aussi de par l’héritage qu’il avait déjà légué au catch et sa visibilité quasi permanente depuis les années 80, il sera en 96 et en 97 le vétéran rêvé pour exposer aux yeux du monde les talents de nouveaux venus à la WWF comme Doug Furnas, Phil Lafon ou encore Ken Shamrock, ce qui ne peut être perçu que comme un gage de respect envers la star anglaise.

Certains pensent que Davey Boy et Owen Hart étaient les seuls à ne pas entrevoir tout leur potentiel. Je voulais rendre hommage à cette idole de ma jeunesse, à ma petite échelle sur ce blog, à un de ces deux grands oubliés du WWE Hall Of Fame. N’oublions jamais le British Bulldog !

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