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WWE Cruiserweight Classic : TJ Perkins pose les bases de la nouvelle division poids moyens

Review de l'épisode final du tournoi Cruiserweight Classic qui a vu TJ Perkins remporter la finale et la ceinture de champion poids moyens.
tj-perkins-gagnant-cruiserweight-classic © WWE

C’était la fin en apothéose du tournoi. Le vainqueur était il est vrai un peu inattendu mais pas tant que ça. Quand on analyse les offres de contrats, les disponibilités, les perspectives pour le futur, on s’aperçoit que TJ perkins est en fait le vainqueur parfait. Encore plus quand on regarde match par match.

Le final commence par Mauro Ranallo qui rappellent le Super J Cup de 1994 avec le fameux Dynamite Kid contre  Tiger Mask, et parlent des s éliminés mais qui ont fait forte impression comme Brian Kendrick ou Cédric Alexander.

Première demi-finale : Gran Metalik contre Zack Sabre Jr.

On a eu du mal au long du tournoi à retrouver le ZSJ qu’on voit à la PWG ou à EVOLVE. Rarement il est passé à la deuxième vitesse, s’en remettant souvent à un rythme de croisière, n’en sortant que par moment face à Noam Dar ou dans cette demi-finale. Quand on se remémore ce tournoi, si on pense à un anglais élégant, spécialiste des soumissions, au style original, tout le monde se rappellera de Jack Gallagher malgré moins de quinze minutes dans le ring, et pas de Zack Sabre Jr. Pour quelles raisons? Était-ce entendu dès le départ qu’il ne signerait pas pour le moment? Si oui, pourquoi le faire avancer vers les demi-finales? Une ou deux années à tenir des ceintures partout dans le monde le fera revenir avec un cachet encore plus gros.

Gran Metalik est lui une grande réussite. Un finish super protégé même dans la finale perdue, à chaque fois des adversaires différents, et à chaque fois des matchs excellents. Alors que la New Japan Pro Wrestling n’avait quasiment rien fait avec lui à part des tag-matches sans réel intérêt, la WWE en a fait un aspirant super crédible au titre Cruiserweight. Il a encore des dates à terminer pour la CMLL, et il sera ensuite part entière de la nouvelle division à RAW.

En ce qui concerne ce match, il a été très très bon, même si on a pu voir par moment des légers problèmes de communication entre les deux adversaires. A un moment donné ZSJ a du dire par exemple à Metalik de bouger son bras pour qu’il puisse appliquer sa soumission. Détail assez rigolo. On imagine la communication si Metalik avait du affronter Ibushi qui ne parle rien d’autre que le japonais. Malgré cela on a enfin pu voir plus d’intensité de la part de l’anglais, justement car il ne pouvait appliquer le schéma de lutte technique au sol du fait de la barrière de communication, s’en remettant à des uppercuts dans le coin et des kicks. On peut noter un move magnifique lorsque Metalik saute de la troisième corde pour retomber directement dans un triangle choke de Zack Sabre Junior.

En général, ZSJ a de très bons matchs avec des high-flyers – par exemple contre Trevor Lee, Will Ospreay ou Ricochet – et ce fût encore une fois le cas. Metalik est ressorti du match grandi et comme une vraie star capable de gagner le trophée. On espère quand même revoir Sabre à la WWE, pourquoi pas dès l’an prochain ou alors comme membre de NXT.

Deuxième demi-finale : TJ Perkins contre Kota Ibushi

La rencontre entre les deux adversaires ayant produit le plus d’excellents matchs. Pour Ibushi c’est juste exceptionnel, de son très bon premier tour face à l’inconnu Sean Maluta, puis le duel épique contre Cédric Alexander, son quart de finale dantesque contre Brian Kendrick, c’est le MVP du tournoi et le favori de la foule. mais voilà, comme nous l’avions annoncé dans la présentation du tournoi, il y avait très peu de chances de le voir signer à la WWE au final – pas impossible, mais pas pour le moment. Alors à défaut d’être le vainqueur, il donne du lustre à son adversaire en perdant. Tout le monde y gagne.

En ce qui concerne TJ Perkins, sa kneebar est apparu comme un move dévastateur tout au long du tournoi, et ce grâce à une faculté à l’appliquer de n’importe quelle position, et aussi des variations intéressantes. L’histoire de ce match tenait en trois choses : La nuque de Kota Ibushi est son point faible, c’était le match de plus important de la carrière de TJ perkins, et les moves habituels de chacun ne suffiraient pas à l’emporter.

Là encore c’était un match excellent, très équilibré ou Kota Ibushi a fait valoir sa puissance et ses kicks face à la rapidité et les soumissions de TJ Perkins. Kota Ibushi aura tout tenté, le golden star triangle moonsault, le Pelé Kick sur TJP sur le turnbuckle, et même sa Golden Star Powerbomb, mais Perkins s’en sort à quelques millisecondes du compte de 3. Les tentatives de kneebar ne fonctionnant pas, TJ Perkins a du modifier sa soumission en STF afin d’exercer une pression supplémentaire sur la nuque du Japonais pour l’abandon en plein centre du ring. Là encore, c’est l’outsider qui ressort de ce duel en gagnant une grande crédibilité. A noter un Mauro Ranallo qui termine par « et Kota Ibushi retournera au Japon les mains vides »… Subtile référence à son refus de signer le contrat proposé?

Passons sur le tag-match entre Tommaso Ciampa et Johnny Gargano face à Noam dar et Cédric Alexander. Le match était bon mais n’avait pour but que de laisser TJ Perkins et Gran Metalik souffler un peu. Les DIY ont par ailleurs pu faire passer le message aux champions de NXT – et aux fans – montrant leur envie de continuer en équipe et de décrocher les titres de champion tag-team de la brand jaune.

Finale : Gran Metalik contre TJ Perkins

Le point culminant de ces dix semaines, les deux finalistes se dirigent vers le ring et juste au moment de sonner la cloche, c’est HHH qui débarque. Il dévoile la ceinture de champion Cruiserweight qui sera défendue à RAW. Elle est violette, comme le thème de cette saison des Cruiserweight Classic.

Gran Metalik est arrivé dans ce match avec une épaule amochée. Le style des deux catcheurs s’accorde à merveille et ça a donné un duel de plus de dix-sept minutes ou les deux se sont échangés coups pour coups. Perkins se focalisant sur l’épaule et les genoux de Metalik, ce qui lui a permis de gagner du temps après avoir été victime du Metalik Driver.

A noter les gifles et atémis dévastateurs de Metalik qui on rendu le muscle pectoral gauche de TJP violet comme la ceinture. On mentionnera aussi un instant Miz où Metalik se lance pour un Tope Con Hilo et TJ Perkins ne parvient pas à le réceptionner, le laissant s’écraser sur le dos à l’extérieur du ring avec un bruit fort déplaisant. On a aussi vu un superbe DDT de Gran Metalik qu’il a sorti pour ce match uniquement et c’est à la troisième tentative de Kneebar que Perkins décroche la victoire en bloquant l’autre jambe dans une sorte de figure-four. Une superbe finale pour un superbe champion. Grosse victoire pour Perkins, viré comme un malpropre de la TNA il y a un peu plus d’un an car ils n’avaient aucun plan pour lui, le voici champion dans la plus grande fédération mondiale.

Maintenant place à la grand scène pour les poids-moyens révélés lors de ce tournoi. Certains resteront à NXT, d’autres uniquement à RAW. Il sera intéressant de voir cette division commentée par Graves, Cole et Saxton et le temps qui leur sera accordé.

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