Reportage

On y était : WWE RAW à la Halle Tony Garnier de Lyon

La WWE et le roster de RAW posaient leur ring à la Halle Tony Garnier de Lyon vendredi 11 novembre. Retour sur la soirée.
WWE

Depuis 2009 la Halle Tony Garnier de Lyon n’a pas changé, les catcheurs et ma vision du catch eux ont connu des bouleversements. Des gradins me voici en ringside, de la DX on passe au New Day, de Jericho on passe à… Jericho. Un des trois seuls catcheurs déjà présents en 2009 avec le Big Show et Kofi Kingston. Bref, c’est avec un tee-shirt des champions par équipe de la WWE que je me place avec mon ami sur la gauche du ring.

Si la tribune face est pleine à craquer, les latérales sont un peu vides, ce qui est dommage. Ensuite, 2h20 de show c’est plutôt cool, avec surtout de belles affiches, mais on va y revenir. Pas le temps de niaiser qu’arrive mon premier moment de solitude :

Annonceur : « The next match is schedule for one fall »
Moi : « ONE FALL »

J’avais oublié que le public présent était très familial et peu au courant des coutumes des shows indépendant ou même de NXT. Le temps de ravaler ma fierté, Lana débarque pour annoncer sa brute Bulgare, Rusev, copieusement hué. Alors que j’avais préparé ma plus belle danse pour accompagner l’arrivée de Sami Zayn, ce sont les Certified G qui débarquent sous une belle pop. Première erreur sur la carte prévue par la WWE. Tant mieux. Après une présentation classique de l’annonceur, on a le droit à la tirade des deux, qui fonctionne bien. Match classique, intervention de Lana dans le dos de l’arbitre, Enzo râle, gifle de Lana sur Amore, l’arbitre l’a vue, Lana out. Big Cass, qui était K.O. mais qui a pu récupérer, se ressaisit et bat Rusev. Opener simple, mais bien efficace.

Enchaînement avec un combat à huit entre Golden Truth, Darren Young & Neville face aux Shining Stars, Titus O’Neil & Bo Dallas venu avec sa pancarte. L’occasion de préciser que R-Truth possède une belle côte de popularité en France, ce qui m’a surpris mais soit. Je ne retiendrai que trois choses de ce combat. Premièrement, les Shinning Stars ont montré quelques move de Tag-team intéressants. Dommage que leur gimmick soit à ce point daubée. Deuxièmement, Goldust a sacrément la forme pour son âge. Troisièmement, Neville n’a pas porté son Red Arrow mais qu’un « simple » Shooting Star Press.

Dois-je vraiment vous dire qu’il y a eu un Bodyslam Challenge entre Braun Strowman et le Big Show ? Oui ? Bon. Strowman a gagné, il est impressionnant en vrai. Et alors qu’il fanfaronnait après sa victoire, chokeslam + WMD du Big Show. Hourra. On passe à la suite.

Sasha Banks se met le public lyonnais dans la poche

Charlotte contre Sasha Banks pour le titre de championne de RAW. Voilà une affiche qui fait plaisir. Si les « Wooooo » étaient nombreux, Charlotte a quand même eu le droit à des sifflets copieux, contrairement à Sasha Banks bien soutenue par les fans lyonnais. Dans un combat correct, house-show oblige, Charlotte garde son titre sur un roll-up, bien aidé par ses pieds sur la première corde. Plus que prévisible, mais pour autant, c’était un match très appréciable.

Dernier combat avant la pause: Chris Jericho contre Sami Zayn précédé par une allocution de Y2J sur le fait qu’on ne méritait pas d’être sur la liste, provoquant l’ire du public. Il reste heel, ne l’oublions pas. Une fois la cloche sonnée, deux bonnes minutes se sont déroulées avec un Zayn en torero, Jericho en taureau et l’écharpe en tant que Muleta. Outre le fait que le combat n’était pas prévu sur la carte, Zayn l’a emporté non pas sur son Helluva Kick mais avec sa Blue Thunder Bomb.

Petite pause d’une quinzaine de minutes histoire de souffler et on repart sur un match par équipe féminin avec Dana Brooke et Nia Jax contre Alicia Fox et Bayley avec Emma en arbitre. Et je vais être beauf mais tant pis, Emma a fait fondre mon cœur encore plus qu’a l’accoutumée. Fin de la parenthèse et nouveau moment de solitude puisqu’aucun chant que j’ai lancé pour Bayley n’a été repris dans la salle. Tous mes « Hey Bayley! Ooh! Ah! » qui fonctionnent habituellement si bien avec le public outre manche sont restés sans suite, sauf du côté de Bayley qui n’a pas hésité à saluer le coin ou on était. Long story short les faces ont gagné grâce à une Belly to Bailey sur Dana Brooke.

Avant dernier combat, The New Day remettent leur titre en jeu contre Cesaro et Sheamus. Énorme ovation pour les Licornes, belle pop pour Cesaro et belles huées pour l’Irlandais. Troisième moment de solitude puisqu’on était six du même coin à avoir les « pancartes » Cesaro Section. Personne d’autre dans la salle n’en avait, mais ça a suffit pour que Mr Swing nous fasse un signe. C’est déjà ça. D’ailleurs, en parlant de tourner, on a eu le droit à une vingtaine de tours de Xavier Woods, qui catchait avec Big E ce soir. Alors que Cesaro dominait, Sheamus fait un tag qui n’est pas au goût de son coéquipier, petite embrouille, small package, victoire des New Day.

Seth Rollins et Kevin Owens sortent tables, chaises et kendo sticks

C’est l’heure du main event entre Seth Rollins & Kevin Owens dans un street fight. Et le prix de la plus grosse ovation revient à Seth Rollins. Pour K.O, il y a eu beaucoup de sifflets, mais quand même quelques acclamations pour le champion. Le match est plaisant, avec Owens se permettant de parler au public pendant le match pour nous dire que si on voulait des tables, il faudrait prononcer correctement « We Want Tables ». Tout ça pour que Seth sorte la première table et soit le premier à passer à travers.

On a aussi eu le droit aux chaises et au Kendo Stick, un arsenal classique. Et encore une fois, un finish bizarre puisque KO gagne grâce à un roll-up. Et alors qu’il fanfaronnait de sa victoire, Rollins lui porte sa running powerbomb dans le coin, là ou une table avait précédemment été placée. Le face part sous la gloire malgré la défaite, les gens sont contents.

Hormis les finishs de certains matchs qui sont pas top, la soirée fut parfaite. Qui plus est quand on est en ringside. Et puis, même si les combats étaient d’une qualité moyenne, on s’en fout. Le plaisir de voir les catcheurs en vrai, l’ambiance, l’excitation, tout ça fait que ce 11 novembre était de haute volée.

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