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WWE Survivor Series 2016 : Quand Goldberg balaie Brock Lesnar et choque le monde

Avec peu d'enjeux et un match d'exhibition entre les légendes Goldberg et Brock Lesnar, la WWE a joué une carte qu'elle joue rarement, celle d'un pur entertainment, où les storylines passent au second plan. Retour et analyse sur ces Survivor Series 2016
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Si sur le papier les Survivor Series sont le second pay-per-view à réunir les deux brands depuis la Draft, c’est bien le premier à faire revivre la rivalité entre Smackdown et Raw. Avec cinq affiches purement dédiées à un affrontement Smackdown vs Raw, la thématique de ces Survivor Series était toute trouvée. Et dans des confrontations qui se sont révélées classiques au fil des dernières semaines, on arrivait finalement devant ce pay-per-view avec très peu de certitudes et d’envie, la séparation des brands étant encore trop fraîche pour que les affrontements promis ce dimanche ne paraissent uniques.

Unique, c’est ce que la WWE vendait avec son main-event entre Brock Lesnar et Goldberg. En répétant en boucle que sa « Fantasy Warfare » devenait réalité, la WWE avait énormément misé sur son main-event puisque toutes ses ceintures majeures n’étaient pas mises en jeu. On se retrouve du coup avec une carte très légère et, malgré tout, quatre heures de show promis par la WWE. Le show s’arrêtera après 3h30 du fait du dénouement de son main-event mais on ne s’en plaindra pas tant étendre un pay-per-view sur la durée juste pour donner une sensation de grandeur est assez superficiel.

On continue avec les transitions d’adjectifs puisque superficiel désigne assez bien ce qu’ont été les deux heures du kickoff des Survivor Series. Entre les analyses répétées du plateau de la WWE, deux matchs se sont déroulés. Les Cruiserweights ont eu leur instant tag team à 6 où les faces ont à nouveau battu les heels. Vivement qu’ils aient leur show à eux, l’échec de cette division est vraiment réel tant le public se désintéresse de quasiment tous les catcheurs présents. Dans l’autre match, Kane bat un Luke Harper bien loin de son potentiel réel. Pourquoi l’avoir remis dans la Wyatt Family si c’est pour de nouveau être un second rôle ? Un run à la Braun Strowman serait bien plus bénéfique au lieutenant de Bray Wyatt.

Un match confus pour la division féminine

Les femmes débutent la soirée avec un des premiers éléments incongrus de ces quatre heures. Nikki Bella, capitaine de l’équipe Smackdown, s’est faite attaquée par derrière en coulisses. Ni une ni deux, Natalya prend sa place, cela tombe bien, les Survivor Series sont au Canada. Une décision de dernière minute qui laisse en suspens la question du qui et du pourquoi – même si la responsable de cette attaque est probablement Natalya – pour se concentrer sur un début de match entre Carmella et Alicia Fox.

Une confrontation qui restera sûrement comme le match favori de cette chère Cameron tellement ce début de match nous a rappelés au mauvais souvenir de la division Divas. Un match qui va logiquement prendre en qualité une fois les deux premières protagonistes éliminées mais qui ne va jamais vraiment décoller. Sans véritable grande séquence, les éliminations vont assez vite s’enchaîner et ne pas laisser de place à de longs affrontements.

Côté élimination, rien de bien scandaleux en dehors de ce roll-up de Natalya sur Sasha Banks, pas vraiment très bien sentie. C’est tout le match qui pâtit d’un manque de justesse globale. Si Charlotte a fait le taf, elle n’a pas non plus eu un grand impact sur le match, Bayley elle, aura un temps de retard sur une intervention qu’elle devait faire pour sauver Charlotte, qui se dégagera en prenant conscience du retard de sa collègue.

Il y a une réelle difficulté à déceler qui tire réellement son épingle du jeu tellement on reste dans un status quo et des catcheuses qui ont toutes été en dessous de leur potentiel. Les rivalités de chaque brand déteindront sur le match pour provoquer quelques rebondissements mais on a encore un peu trop l’impression qu’il manquait d’une vraie leader in-ring pour donner un peu plus de sens à ce match. En dehors d’un clin d’œil rapide au Four Horsewomen mis en avant d’une manière pas très symbolique.

On se retrouve au final avec un match où les éliminations s’enchaînent sans intensité réelle, avec beaucoup d’imprécisions de toutes les catcheuses présentes et un match au final pas très bien rythmé. On attendait plus et c’est dommage de voir que lorsqu’elles sont plus nombreuses, les catcheuses ont du mal à gérer les timings par équipe. Au final, le plus intéressant sera après le match où Charlotte détruit Bayley aux abords du ring, histoire de lancer une bonne fois pour toute leur rivalité, dans les tuyaux depuis l’arrivée de Bayley dans le main roster.

Maryse sauve encore The Miz

Deuxième chance pour le Canada de gagner un match ce soir avec Sami Zayn qui avait une chance de prendre le titre intercontinental des mains du Miz. Mission qui ne semblait pas vraiment impossible tant le push récent de Zayn semblait pouvoir le mener à prendre le titre. Le seul soucis étant sur l’équilibre entre les shows, le show bleu n’étant en capacité que de récupérer le titre Cruiserweight, cela laisserait la midcard vide de titre, là où elle est déjà en cruel manque de contenu.

Pourtant, l’éventualité d’un échange entre le titre Cruiserweight et Intercontinental restait probable dans la tête de beaucoup avant le début de la soirée. Une position risquée pour la WWE qui aurait clairement désavantagé un show par rapport un autre, surtout que les matchs traditionnels du Survivor Series n’avait comme objectif que de flatter l’orgueil des vainqueurs.

Le match débute et rapidement on sent que l’accent va être mis sur la soumission. Dès le début du match, The Miz cible les jambes de Sami Zayn qui va très bien exécuter son selling tout au long du match. Naturellement, The Miz tente plusieurs Figure Four leglock que Sami Zayn arrive à esquiver ou à contrer. Le match en lui même grimpe en intensité et on sent que Sami Zayn domine, ce qui n’est pas toujours une bonne nouvelle pour un face.

On notera aussi ce joli taunt de Sami Zayn sur sa compatriote en imitant son « parle à ma main » lorsque celle-ci lui reproche d’attaquer The Miz à l’extérieur du ring. Ce dernier lui a repris ses taunts sur Daniel Bryan en utilisant les kicks de ce dernier ou en imitant les « Yes! ». Il manquerait plus qu’il gagne un match sur un Yes Lock pour conclure les provocations du Miz sur son general manager. Intéressant aussi que ce soit sur ces provocations que Sami Zayn parvienne à contrer The Miz et porter le Figure Four leglock à son tour, comme pour signaler que The Miz était sorti de son match et se faisait alors contrer.

Maryse sonne alors la cloche et permet à son mari de profiter de la distraction causée pour battre Sami Zayn avec un roll-up où il lui tient le pantalon. Une nouvelle intervention qui agace pas mal. Certes, le moyen procédé fait que la réaction de Sami Zayn est légitime mais cela fait vraiment beaucoup d’interventions de Maryse pour qu’aucune décision n’ait été prise par le general manager ou toute autre autorité compétente. En soit sinon cette défaite de Sami Zayn ne l’affecte pas plus que cela et peut-être va-t-il bénéficier d’un programme à Raw. Il serait temps tant le canadien était encore très over hier soir, même s’il était chez lui.

Cesaro et Sheamus entament un semblant de rapprochement

Le deuxième match traditionnel faisait assez peur par le nombre de catcheurs impliqués : un match à 20 avec heureusement une élimination de l’équipe entière si l’un de ses membres se faisait éliminer. Une règle qui va permettre un début de match autrement plus surprenant que le premier match traditionnel : alors que The New Day vient d’éliminer en quelques secondes Breezango qui donnait des amendes contre le look à des personnes autour du ring, Kofi Kingston se fait surprendre par un Superkick de The Usos. La réaction de Xavier Woods est d’ailleurs très drôle, lui qui se moquait de Breezango et qui finit outré par l’élimination de son équipe.

Le match continue sur un rythme rapide avec les éliminations de The Hype Bros et des Shining Stars malgré une bonne session de Zack Ryder pendant le match. On ne regrette pas vraiment ces équipes-là tant l’action va continuer par la suite avec une bagarre généralisée qui résulte à l’élimination d’American Alpha. Ce n’est pas encore la soirée de l’équipe de Gable et Jordan et on commence à se demander ce que veut vraiment faire la WWE avec ce duo. Heath Slater va reprendre alors son rôle de face en détresse pour laisser plus tard l’opportunité à Rhyno de porter son Gore et d’éliminer Gallows et Anderson. On enchaîne les éliminations puisque SAWFT élimine Slater & Gallows puis The Usos éliminent SAWFT.

Une séquence rapide qui permet d’entamer l’affrontement final où Cesaro va une nouvelle fois briller de mille feux. Sa séquence de domination est impressionnante tant il enchaîne les moves avec une aisance incroyable. Le fait qu’il soit en équipe est vraiment à sa défaveur, même si l’équipe avec Sheamus devrait rester over un moment, on se dit qu’un programme pour le titre mondial serait plus approprié pour Cesaro, qui serait un véritable face avec le public. Et quoi de mieux pour être over au Canada que de l’emporter sur le Sharpshooter ? Lui qui a adopté la soumission à son arsenal depuis la blessure de son ancien partenaire Tyson Kidd réussit à faire taper Jey Uso grâce à un sauvetage de Sheamus qui effectue un Brogue Kick sur Jimmy Uso.

Une entente de courte durée puisque Sheamus préfère esquiver une poignée de main. Le chemin de la complicité est toutefois bien entamé, et on donne un à deux mois aux deux pour se faire un câlin avec les titres dans les mains. Pour le reste, le match en lui même a été très divertissant avec aussi un bon gros oubli des règles du décompte à l’extérieur – qui était de toute façon difficile à suivre avec les « TEN ! » du public qui a définitivement bien accroché à Tye Dillinger. On peut aussi reprocher que la victoire de Raw, la deuxième de la soirée, enlève au match masculin un statut de tie-breaker qui aurait pu donner de l’enjeu à la soirée dans sa globalité.

Smackdown sauve l’honneur dans le dernier match

Le maintien du titre intercontinental dans la division bleue n’empêchait pas les pronostics de victoire de Kalisto sur le champion Cruiserweight Brian Kendrick. Ce dernier a eu le droit à une promo vidéo avant le match qui était la première a vraiment donner envie de regarder la division. Le mal a cependant déjà été fait avec la rivalité entre lui et TJ Perkins, la stupidité et le manque de mordant de la rivalité ayant pas mal détourné l’intérêt du public. Le match commence donc dans le désintérêt général.

Et quel dommage qu’il n’y ait aucune construction autour de Kalisto et Brian Kendrick. Ce match avait toutes les cartes pour faire lever les foules, la qualité in-ring a vraiment été excellente mais le public est très difficilement rentré dans le match. Au fur et à mesure des mouvements proposés par Kalisto et notamment sa Spanish Fly vers l’extérieur du ring. Un mouvement massif qui a commencé à susciter l’intérêt de la foule.

Malheureusement, Baron Corbin arrive et fait disqualifier Kalisto qui se dirigeait vers une victoire. Une fin similaire à celle du titre intercontinental, le titre Cruiserweight restant entre les mains d’un heel proche de perdre. De quoi permettre le status quoi pour Raw et Smackdown. La WWE a assez relancé les dès avec la Draft mais n’aime pas vraiment trop le faire sur la durée. Mettre le titre Cruiserweight à Smackdown aurait pu être une meilleure idée avec l’arrivée de 205 Live mais la WWE semble vouloir en faire un programme à part et laisser la division Cruiserweight difficilement exister dans les trois heures de RAW.

Difficile d’encaisser cette défaite quand elle est laissée au profit d’une rivalité entre Baron Corbin et Kalisto. Baron Corbin qui se fait remonter les bretelles par Daniel Bryan en coulisses, lui rappelant qu’il n’avais pas puni Kalisto mais l’entièreté des Cruiserweights.

Une soirée difficile pour Smackdown, ne retenant seulement le titre intercontinental mais qui va trouver son salut dans le dernier match traditionnel de la soirée. Dans ce cinq contre cinq, beaucoup de dream match potentiel, et le début du match va être beaucoup concentré autour d’affrontements pas encore vus. De longues phases qui tranchent drastiquement avec les éliminations rapides des précédents matchs. La première élimination n’arrivera qu’à seize minutes de combat avec ce Running Powerslam de Braun Strowman qui élimine Ambrose après que ce dernier se soit fait attaquer dans le dos par AJ Styles.

Ce dernier, représentant une énorme menace, est pris en charge par toute l’équipe de Smackdown. Encore une fois, les règles du tag team ou des décomptes à l’extérieur ont été mises à la poubelle pour ce match. Et on ne peut pas leur reprocher tant cela a contribué à l’ambiance du match. C’était du chaos terriblement mal organisé, mais énorme. Shane McMahon va encore mettre son corps en jeu. D’abord avec ce Diving Elbow sur Braun Strowman qui était allongé sur la table des commentateurs américains, permettant l’élimination par décompte à l’extérieur – qui finalement existe – cela étant aidé par l’intervention d’Ellsworth.

Ensuite, sur un Coast to Coast contré par un spear de Reigns alors que Shane McMahon a déjà pas mal encaissé dans ce match. Un geste impressionnant et sur lequel Shane McMahon s’est probablement blessé avec une possible commotion. Celui-ci est éliminé par décision de l’arbitre. Entre temps, Kevin Owens a utilisé la liste de Jericho pour attaquer AJ Styles, entraînant sa disqualification. Chris Jericho en ramassant les feuilles, se fait surprendre par Orton et se prend un RKO. Un geste qui risque d’avoir des conséquences sur l’entente entre les heels qui devrait se détériorer au fur et à mesure – Le Royal Rumble arrive, l’occasion peut-être de faire avancer aussi cette histoire.

Le match continue sur cette lancée avec le retour d’Ambrose pour attaquer AJ Styles puis, le temps d’un moment, s’allier avec ses anciens camarades du Shield pour une Triple Powerbomb qui fait encore et toujours son effet. Une fois le champion de la WWE éliminé, il ne reste que Bray Wyatt et Randy Orton contre Roman Reigns et Seth Rollins. Ce dernier va se faire attraper par un RKO en plein air d’un Orton qui a fait globalement une énorme prestation. C’est lui qui se sacrifie sur le spear de Reigns, permettant à Wyatt de faire son Sister Abigail par la suite. La Wyatt Family qui remporte le match traditionnel majeur, c’est une grosse victoire pour le gourou de la Wyatt Family. À voir si cela mènera quelque part.

Globalement, comme tous les matchs traditionnels, le booking n’a pas grand sens et les vainqueurs n’avancent que très peu dans la carte. C’est quelque chose qui peut-être frustrant tant la WWE a besoin de revoir la manière dont elle gère son roster mais disons-le, les matchs ont tous globalement eu leurs bons moments et le match masculin a été remarquable par les prises de risque des catcheurs, leur sens du timing et la qualité in-ring. Dommage qu’il y ait manque un enjeu aussi infime que celui de déterminer qui de Raw ou Smackdown domine l’autre, sans quoi le match aurait probablement eu une autre portée sur le show voire la suite des événements. Il est aussi important de noter que le match a duré 52:55, soit le plus long 5v5 de l’histoire des Survivor Series.

Golberg balaie Lesnar et surprend le monde

Une fois ce match passé, il restait le fameux Mega Match que la WWE a vendu toute la soirée. Vidéos de promotions, entrées des catcheurs, tout est fait dans cet esprit pour le retour d’un Goldberg qui semble être en très bonne forme physique malgré ses presque cinquante ans. La suite, vous la connaissez. Spear, Spear, Jackhammer, Tombé. Ce n’est pas le cheat code pour débloquer tous les catcheurs sur WWE 2K17 mais bien le déroulé du match entre Brock Lesnar et Goldberg.

1:25. Comment décrire une minute et vingt-cinq secondes ? Globalement, la qualité du match n’est pas descriptible, rien n’est vraiment loupé et il n’y a rien d’exceptionnel dans deux spears et un Jackhammer. Ce qui l’est par contre, c’est le choc laissé par cette victoire. Et tout a été fait pour ne pas laisser paraître cette surprise. Déjà, ce Survivor Series qui devait se terminer avec quatre heures au compteur finit une demie-heure en avance, impossible donc de prévoir que le match sera aussi court.

Et puis, on parle quand même d’un match entre le part-timer qui a détruit des main-eventers depuis son retour en 2012, prenant la streak et ne perdant que très peu et de manière rarement aussi clean. Là, on parle d’un match un contre un classique, pas d’un Extreme Rules match ou d’un cash-in à WrestleMania. Si l’on reste dans un aspect purement analytique, cette victoire est un désastre scénaristique. Car la WWE vient de raconter qu’un homme de cinquante ans, douze ans après avoir arrêté le catch, a détruit en une minute et vingt cinq secondes celui que la quasi totalité de ton roster est incapable de battre. En plus, en terme d’impact, on laisse à nouveau un catcheur qui sera là tous les 36 du mois avec une victoire d’une importance énorme.

Puis on peut prendre de la distance sur ce match. L’énorme impact sur la foule de ce match aurait été impossible si le match avait duré plus longtemps. Sans enjeu, ce showmatch était plus là pour permettre à cette soirée de continuer dans sa lignée, celle du divertissement en dépit de la logique. Dans le vestiaire, Dean Ambrose devait faire la gueule en voyant Brock Lesnar se coucher pour Goldberg quand lui a dû batailler pour avoir son intérêt à WrestleMania. Et en même temps, est-ce qu’on peut vraiment reprocher à Brock Lesnar de choisir les catcheurs qui le battent ?

Actuellement, et c’est autant la faute de la WWE que celle des catcheurs dont Brock Lesnar, personne n’est en capacité d’avoir la hype qu’a suscité Goldberg. La WWE n’a toujours pas recréer une star majeure comme peuvent l’être les John Cena, Triple H et Goldberg qui ont tous pris leur victoire sur Brock Lesnar. Là où un paradoxe se crée c’est que l’un des meilleurs moyens actuellement de créer une topstar à la WWE serait de le laisser battre Brock Lesnar après un match d’aussi grande importance.

Une fois le recul nécessaire pris, évidemment que ce match est une grande blague pour tout le monde et que la seule réaction qui suivra votre choc ou votre surprise sera soit une hilarité spontanée ou une colère vexée. Et pourtant, c’est probablement le mieux que la WWE pouvait tirer de ce match. Ce dernier laisse la porte ouverte à une revanche ou une nouvelle apparition de Goldberg – qui sera au Royal Rumble – et vu la réaction de la foule dès son apparition, la déception de ne pas voir un membre du roster quotidien à sa place sera effacée par la hype apportée à la WWE par Goldberg.

Cette soirée se conclut donc sur une sorte de hold-up, un kidnapping du public par la WWE qui laisse les gens à la fois sur leur faim et dans un état de choc qui est compris entre un cash-in et la défaite de l’Undertaker à WrestleMania. Pour le reste, la WWE n’a pas vraiment voulu que ce Survivor Series soit lourd de conséquence. Timide, la WWE a préféré ne pas prendre de risques et proposé du pur spectacle à ses spectateurs. C’est sympa de leur part, mais on aimerait que la WWE reprenne un peu le fil de ses histoires. WrestleMania n’est pas si loin, cela devrait laisser l’ouverture à des rebondissements et des relances de rivalités. En attendant, il va falloir continuer sur du court terme pour les deux divisions avec TLC le 4 décembre et Roadblock le 18 décembre. Cela risque d’être un peu court pour bouleverser l’ordre actuel des rivalités.

Pierre D.
Auteur :
Analyse de pay-per-view, décryptage. Lieutenant de VoxCatch.