Top 200

Top 200, de 190 à 181 : Chocs de titans

WWE

Deuxième numéro de notre top 200 des meilleurs matchs de l’histoire du catch, où nous avons classé les matchs les mieux notés depuis les premières notes apparues. Le Japon est fort présent dans cet épisode mais les USA ont aussi la part belle avec deux des affrontements majeurs de l’ECW.

#190 Masahiro Chono contre Keiji Mutoh — Finale du G1 Climax

11 Aout 1991 : NJPW Violent Storm à Ryogoku, Japon

Match phare de la New-Japan des années 90 avec deux des trois mousquetaires de la NJPW (le troisième étant Shinya Hashimoto) qui se rencontrent pour la finale du G1 de 1991. Mutoh s’échappant d’un groupe extraordinairement relevé avec Tatsumi Fujinami, Big Van Vader et Scott Norton. Quant à Chono, il se débarrasse sur sa route de Bam Bam Bigelow, Riki Choshu et Shinya Hashimoto. L’année suivant verra l’avènement du côté de la All-Japan de Misawa, Kobashi et Kawada pour ce qui sera la décennie la plus exceptionnelle du catch selon plusieurs experts.

Le combat est extraordinaire d’intensité, les deux catcheurs usant de phases de soumissions au sol, mais ni le STF de Chono, ni le Mutah Lock de Mutoh ne font l’affaire. Ce dernier utilise le Cattle Mutilation pour une énorme réaction de la foule. La force de brute de Chono répond aux manoeuvres acrobatiques de Mutoh dans une séquence finale extraordinaire d’intensité qui tient la foule à 200% en haleine. Chono doit puiser dans son arsenal en finissant son adversaire avec une powerbomb. Le public montre son respect en jettant les coussins poupres ornant les sièges pour un visuel final magnifique.

Note WON : **** 1/2 – Note Cagematch : 8

#189 Shinjiro Otani contre Jushin Thunder Liger (c) pour le tire IWGP Junior Heavyweight

17 Mars 1996 : NJPW Hyper Battle 1996 à Amagasaki, Japon

Shinjiro Otani était l’antithèse totale de Jushin Thunder Liger chez les Junior Heavyweight de la New Japan Pro Wrestling. Après son excursion au Mexique, il a gardé son apparence de Young Lion (pas de protection aux genoux, slips et bottes noires) et a modelé son style pour être un hybride de catch technique et de MMA, ce qui lança une mode à la NJPW sous le régime d’Inoki qui a conduit à une période creuse au profit de la NOAH. Ce match a lieu trois jours avant le couronnement d’Otani comme premier champion Cruiserweight WCW et compte pour le titre IWGP Junior Heavyweight détenu par Liger.

Le début du combat est déjà très rythmé et met bien en place la séquence finale avec le style rudimentaire et basé sur les arts martiaux de Otani face aux soumissions et aux manœuvres aériennes de Liger. Des séquences très influencées par le MMA lors des phases au sol. Excellent moment ou Otani parvient enfin à porter sa Dragon Suplex mais décide d’ajouter du sel sur la blessure en en portant une deuxième mais Liger attérit dans les cordes. Otani ne prend que très rarement la voie des airs pour attaquer, et quand il le fait cela provoque une grosse réaction. Un match phare de la division Junior de la NJPW. Liger gagne avec son Shotei. Excellent combat des deux catcheurs qu’on reverra plus tard dans ce classement.

Note WON : **** 3/4 – Note Cagematch : 7.5

#188 Yoshinari Ogawa & Mistuharu Misawa contre Jun Akiyama & Kenta Kobashi (c)

06 Mars 1999 : AJPW Budokan Hall Show à Tokyo, Japon

Combat pour le titre par équipe de la All-Japan qui oppose la légende Mitsuharu Misawa et son nouveau protégé, le jeune et fluet Yoshinari Ogawa à l’équipe constituée des deux anciens partenaires de Misawa, Kenta Kobashi et Jun Akiyama. Akiyama et Ogawa étaient encore en rivalité de quelques mois auparavant et Kobashi et Misawa sont des éternels rivaux et anciens alliés.

Énorme combat par équipe ou au fur et à mesure du match le public devient de plus en plus bouillant à chaque tentative de tombés. Les souplesses de Kobashi sur Misawa sont impressionnantes et les exploder suplex d’Akiyama sont très violentes. Assez surprenant de voir à quel point Ogawa est à l’offensive sur ses deux ainés et cela prouve à quel point Misawa a confiance en lui. Les atémis, gifles et coups avec la tranche de la main de Kobashi sont terrifiants. Un excellent match par équipe, bourré d’action, de nearfalls et de chutes brutales. Les champions gardent leur titre après qu’Ogawa mange une exploder d’Akiyama en plein centre du ring. Combat par équipe typique de la All-Japan des années 90. Un régal.

Note WON : **** 3/4 – Note Cagematch : 7.5

#187 War Games : The War Machine, Lex Luger, Tully Blanchard, Arn Anderson & Ric Flair contre Paul Ellering, The Road Warriors, Nikita Koloff & Dusty Rhodes

04 Juillet 1987 : NWA The Great American Bash 1987 à Atlanta, Georgie

Une belle grosse baston. Tout le monde déteste tout le monde. Il s’agit ici des Four Horsemen après que Lex Luger ait remplacé Ole Anderson. A noter que même les managers (Paul Ellering & JJ Dillon) font partie de ce match. Pour expliquer rapidement le principe des War Games, il s’agit de deux rings côte à côte surplombés par une grande cage. Le combat est à cinq contre cinq, deux catcheurs démarrent. Ensuite un tirage au sort désigne quelle équipe voit le prochain entrant arriver, lui donnant ainsi un avantage. Le match ne peut se gagner qu’après que les dix participants soient entrés. Ce match doit se gagner sur un abandon.

Chaque phase de domination des heels donne lieu à de gros beatdowns. Nikita Koloff goute à deux Spike Piledrivers. Dusty Rhodes envoie des dropkicks et même un springboard dropkick en début de match. Autant dire que tout le monde a très rapidement le front ensanglanté. L’absence de règles et de tombés apporte une vraie atmosphère de bagarre au chaos qui règne entre les cordes, on souffre avec Dusty lorsqu’il est pris dans une Figure-4-leglock de Flair avec Tully Blanchard lui tenant les bras, le visage ruisselant de sang. Les faces l’emporte après que les Road Warriors avec Paul Ellering dé-mo-llissent JJ Dillon dans le coin. Une baston brutale et exceptionnellement fun à regarder mais pas le combat le plus technique du siècle.

Note WON : *****Note Cagematch : 7

#186 Masato Tanaka contre Mike Awesome (c) pour le titre ECW World Heavyweight

07 Novembre 1999 : ECW November to Remember 1999 à Buffalo, New-York

Mike Awesome est ici le champion ECW depuis qu’il a battu au PPV précédent le tenant du titre Taz et Masato Tanaka. Mais il est à noter qu’en plusieurs affrontements en face-à-face directs (majoritairement à la FMW ou Awesome luttait sous le nom de The Gladiator), Tanaka a l’avantage, ce qui est bien mis en avant par Joey Styles dans la présentation du match. Pas mal de références à la WWF et la WCW de la part de Styles et de l’hilarant Cyrus aux commentaires.

Ce match est un gigantesque spotfest d’une grosse dizaine de minutes, une sorte de best-of de leurs matchs à la ECW et la FMW. Awesome avec ses planchas, powerbomb vers l’extérieur à travers une table, frog splash est absolument époustouflant d’agilité pour sa taille. Tanaka regorge de courage et de rage et donne tout ce qu’il a en utilisant ses trois prises de finition sur Awesome, mais sans succés. Le combat se termine sur une gigantesque powerbomb de la 3ème corde et le champion garde son titre. Un match qui concentre tout ce qui définissait la scène heavyweight de la ECW : des bad-ass costauds qui font peur, athlétiques et dont les combats ne s’éternisent pas.

Note WON : **** 1/4 – Note Cagematch : 8.52

#185 Vader contre  Sting — finale du King of the Cable Tournament

28 Décembre 1992 : WCW Starrcade 1992 à Atlanta, Georgie

Encore une fois une gargantuesque bagarre avec le monstre Vader absolument terrifiant dès son entrée qui se saisit du trophée avant même que Sting ne fasse son apparition. Jim Ross et Jessy Ventura mettent directement en avant que c’est un vrai cas de David contre Goliath, et que de surcroit les 2 lutteurs vont encore se rencontrer plus tard dans la soirée dans le Battlebowl. Vader (accompagné de Harley Race) est gigantesque et apparait comme l’humain de plus effrayant sur la planète.

Vader utilise ses coups d’avant-bras dans le coin et il faut obligatoirement noter le travail phénoménal de selling de Sting. Un moment particulier résume à lui seul ce match : Sting entreprend un comeback après s’être fait matraquer pendant de longues minutes et porte une souplesse à Vader mais celui-ci se relève avant lui et le couvre, ce qui fait dire à Jessy Ventura « A quel point est-ce déprimant quand c’est vous qui portez l’offensive et c’est votre adversaire qui se relève avant vous ». Sting porte quelques coups de coups de pieds inspirés des arts martiaux assez singuliers venant de sa part. Son ultime comeback est formidablement spectaculaire et il gagne en retournant un splash de Vader (qui s’était vu un peu trop beau) en powerslam. Superbe bagarre qui est assez courte pour rester divertissante de bout en bout.

Note WON : **** 1/2 – Note Cagematch : 8.05

#184 RedDragon (Bobby Fish & Kyle O’Reilly) contre The American Wolves (Davey Richards & Eddie Edwards) (c) pour le titre par équipe de la Ring of Honor

05 Avril 2013 : ROH Supercard of Honor VII au Hammerstein Ballroom, New York

Gros match par équipe entre les deux tag-teams les plus en vue du moment à la Ring of Honor lors de ce Mania Weekend de 2013. Les deux équipes s’étaient déjà affrontées lors de Final Battle 2012 quelques mois auparavant et avaient déjà eu un très bon match. RedDragon travaillaient alors en full heel et étaient parfaits en petits c****ds face aux babyfaces courageux. Les quatre lutteurs dans le ring ont un gros background en MMA et ça se sent dans les offensives.

Malgré tout, le combat commence par un habituel Indy Standoff à base de contres et renversements. Une grosse partie des offensives se résume à isoler un des babyface jusqu’au hot-tag ou son partenaire cleane le ring. Davey Richards est une vraie machine dans ce match et passe pour un vrai tueur sur certaines phases. Kyle O’Reilly commençait seulement à montrer un peu de personnalité et c’est intéressant de constater en 2016 son évolution pour être un des meilleurs catcheurs de la planète. Les RedDragon gagnent ce match après un roll-up en tenant le slip de Davey Richards après que Fish lui ait envoyé un high-kick dans la tête. Excellent combat encore une fois  de ces deux équipes dont l’influence de la Pro-Wrestling NOAH se fait énormément sentir.

Note WON : **** 1/2 – Note Cagematch : 8.06

#183 Dude Love contre Steve Austin (c) pour le titre poids-lourds de la WWF

31 Mai 1998 : WWF In Your House 22 : Over The Edge à Milwaukee, Wisconsin

Un des points marquants de la rivalité Austin vs McMahon. Vince est ici fantastique dans son rôle, tenez-vous bien : Vince est spécial guest referee, Pat Patterson en special guest ring announcer, Geral Brisco en special guest timekeeper… Rien que ça, Mick Foley/Dude Love s’est récemment allié à Vince McMahon alors qu’il est l’ancien équipier (et même ancien champion par équipe en sa compagnie) de Steve Austin. Ce dernier amène l’Undertaker avec lui afin de surveiller les opérations et s’assurer que Vince n’abuse pas de son pouvoir. Le président a bien annoncé avant le match « seule ma main peut donner le nom du vainqueur ». L’introduction épouvantablement longue qui présente le côté des heels et à mourir de rire.

Déjà Vince compte lentement, ensuite il change les règles du match au fur et à mesure du match passant de No DQ à Fall Counts Anywhere quand ça arrange Dude Love… Austin est les trois quarts du temps sur la défensive et lorsqu’il entreprend un comeback le public est en délire. Concept totalement dingue de mettre en avant votre babyface le plus over, n’est-ce pas Vince? Ce stratagème a été testé avec Roman Reigns avant le rumble l’an dernier pour un fiasco total. La fin du match est tout bonnement géniale avec Vince qui prend le chairshot le plus brutal jamais vu à la WWF en pleine poire, Patterson et Briscoe se font Chockeslammer à travers les tables des annonceurs et Austin stunne Foley, prend la main de Vince alors au pâquerettes et compte lui-même le compte de 3. Un match absolument fendard et plein d’action.

Note WON : **** 1/2 – Note Cagematch : 8.1

#182 Bret Hart contre Mr Perfect pour la demi-finale du King of the Ring

13 Juin 1993 : WWF King of The Ring 1993 à Dayton, Ohio

Considéré comme le match de l’année sur le sol américain, il est aussi un clash entre catcheurs de seconde génération, et les deux lutteurs se disputent à ce sujet lors d’une interview avec Gene Okerlund pré-match. Au tour précédent Mr perfect s’est débarrassé de Mr Hugues et Bret Hart de Razor Ramon qui lui a au passage amoché les doigts. Même si aucune storyline ne lie les deux lutteurs à cet instant malgré leurs précédents affrontements, la rivalité est intense. Chacun veut montrer qu’il est meilleur que l’autre, que son nom a plus de valeur que l’autre et surtout gagner le prestigieux (à l’époque) trophée du King of the Ring.

Très bons commentaires de la part de Jim Ross, Bobby Heenan et Randy Savage. Bret bumpe comme un cinglé en étant projeté du tablier du ring directement sur les barrières en métal. Il rend la monnaie à Perfect en lui appliquant une souplesse du ring vers l’extérieur. Le finish protège de belle manière Mr Perfect en le faisant perdre sur un petit paquet. Aucun des lutteurs n’a pu porter sa prise de finition correctement, ce qui permet de montrer qu’on peut avoir un superbe match spectaculaire de quasi 20 minutes sans s’échanger les finishers et enchaîner les nearfalls pendant 7 minutes. Une des meilleurs périodes de la WWF.

Note WON : **** 1/4 – Note Cagematch : 8.63

#181 Rob Van Dam (c) contre Jerry Lynn pour le titre TV de l’ECW

16 Mai 1999 : ECW Hardcore Heaven 1999 à Poughkeepsie (New-York)

Le mach phare de l’ECW en ce qui concerne le spectacle dans le ring. Dans un sens ce match a été la génèse des spotfests qu’on voit sur le circuit indépendant comme Ricochet vs Ospreay. Les deux catcheurs s’étaient déjà affrontés lors de Living Dangerously ou Jerry Lynn était passé tout prêt de la victoire dans un autre excellent match. On se demande si un lutteur était plus over à cette époque que Rob Van Dam à la ECW. Il est ici accompagné de Bill Alfonso, le manager de champion et de son p*#@*n de sifflet. Essayer de regarder une version autre que celle du WWE Network et son épouvantable thème remplaçant le « Walk » de Pantera qui accompagne l’entrée de RVD. Nous n’inciterons pas à la piraterie, mais ça se trouve.

Dans un certain sens le match ressemble à une partie de jeu vidéo ou RVD passe le premier tiers du match à multiplier les railleries, moqueries et jouer avec la foule. Jerry Lynn subit une chute épouvantablement moche et retombe directement sur le visage et met plusieurs minutes à s’en remettre. Ensuite c’est parti pour un bon quart d’heure d’action pure dans une ambiance surchauffée avec notamment une sunset flip powerbomb vers l’extérieur à travers une table démentielle. Quelques f*ck-ups par-ci par-là, mais c’est un vrai bonheur de voir ces deux lutteurs s’affronter. Un des combats phare de cette fédération culte.

Note WON : **** 1/4 – Note Cagematch : 8.65

C’est fini pour cette semaine une nouvelle fois. On se retrouve la semaine prochaine pour du lourd avec un programme très éclectique. Bon visionnage et bon amusement!

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