Top 200

Top 200, de 130 à 121 : BANG BANG!

WWE

Du très très lourd cette semaine avec trois matchs de Cactus Jack, dont deux se déroulant à quelques semaines d’intervalle face au même adversaire pour une excellente rivalité. Une semaine majoritairement placée sous le signe du catch américain avec simplement deux match se déroulant au Japon, et dans la même ville de surcroît. Fait appréciable : tous les matchs cette semaine sont dispo en HD sur les plateformes payantes.

#130 Bayley contre Sasha Banks (c) — Titre de championne de NXT

22 Aout 2015 : NXT Takeover Brooklyn, New York

Ce match a lieu la veille de SummerSlam 2015 dans le plus grand TakOver jusqu’à présent. La branche développement NXT était certainement à son apogée lors de cet événement avec énormément de buzz autour d’elle. Ce TakeOver comprenait aussi Kevin Owens contre Finn Balor dans un Ladder match, les débuts d’Apollo Crews (alors attendu) et une apparition de Jushin Thunder Liger, la première dans un ring de la WWE. Sasha avait conquis le titre dans un Fatal 4-way quelques mois auparavant dans match que nous avons revu dans le premier épisode de ce classement.

Encore plus que l’exécution, l’histoire en filigrane de ce match est extraordinaire. Presque tout au long du match on assiste à la métamorphose de Bayley passant de la petite fangirl à top contender. Ses expressions faciales sont fantastiques. Les entrées par exemple sont formidables, avec Bayley et ses pantins gonflables démesurées, ses franges rappelant le macho man et ses poignets en hommage au regretté Dusty Rhodes. Sasha Banks elle arrive toute gonflée de confiance à bord d’un gros SUV américain accompagnée de toute une escorte. Certains spots restent gravés dans nos mémoires comme le Banks Statement pendant lequel Sasha écrabouille la main blessée de Bayley que cette derrière retourne contre son adversaire, et bien entendu l’époustouflant reverse Frankensteiner de la troisième corde sur Sasha avant que Bayley ne termine sa transformation en championne avec une Belly-to-Bayley qui donne des frissons, le tout devant un public chaud bouillant. Un match phare de NXT.

Note WON : **** 1/2 – Note Cagematch : 9.35

#129 Shawn Michaels (c) contre Razor Ramon Ladder match — Titre Intercontinental de la WWF

27 Aout 1995 : Summerslam 1995 à Pittsburg, Pennsylvanie

Les deux bons amis Shawn Michaels et Razor Ramon se retrouvent pour un deuxième match de l’échelle après leur affrontement de WrestleMania X (que l’on retrouvera plus tard dans le classement). Le premier affrontement a été longtemps considéré comme un classique pour Shawn Michaels et qui mettra Razor Ramon dans le haut de la carte, à une époque ou le titre Intercontinental était considéré comme le titre des « workers ». Shawn Michaels a entre-temps perdu son garde du corps Diesel, et Razor Ramon est devenu le premier catcheur a gagner le titre Intercontinental de la WWF trois. On notera une excellent promo de Scott Hall juste avant de faire son apparition sur la rampe.

Le match est encore une fois excellent et bien différent du premier match que les deux meilleurs potes se sont livrés. Chaque spot du premier match est contré comme pour montrer que chacun a appris de ses erreurs et qu’il connait désormais son adversaire sur le bout des doigts. On assiste à un vrai travail de démolition de Razor Ramon sur le genou de Michaels après que ce dernier se le soit coincé dans l’échelle en chutant. Le Heart Break Kid prend un certain nombre de chutes impressionnantes et on comprend la pause dans sa carrière pour soigner son dos. Le travail de Hall sur le genou de Michaels est excellent et on se demande ou est passé ce Scott Hall méthodique, précis et scientifique au long de sa carrière. Le match se finit bizarrement après au moins deux spots complètement ratés de Michaels qui rate la ceinture en sautant de l’échelle après avoir asséné un Sweet Chin Music à son adversaire du haut de l’échelle. Il s’agit certainement d’un classique de la WWF et un des match de l’année 1995 sur le sol américain et probablement dans le monde.

Note WON : **** 3/4 – Note Cagematch : 8.85

#128 Cactus Jack contre Triple H (c) Hell in a Cell — Titre Poids-Lourds de la WWF – Title contre Career

27 Février 2000 : No Way Out 2000 à Hartford, Connecticut

Ce match fait suite au #122 que nous verrons encore cette semaine, et est la conclusion d’une longue et brutale rivalité entre Triple H (alors de facto patron de la WWF depuis son alliance et mariage avec Stéphanie McMahon) et Mankind/Mick Foley/Cactus Jack. Après leur Street Fight du mois précédent au Royal Rumble, Cactus Jack demande une dernière chance de venir à bout de son ennemi juré et de s’emparer du titre suprême de la WWF et met sa carrière en jeu à cette occasion. Et il veut le faire dans le match qui l’a rendu célèbre : le Hell in a Cell. A cette époque, cette stipulation était assez rare, et ce n’était que le sixième Hell in a Cell de l’histoire jusqu’à présent. Le quatrième en pay per view, le précédent de Mick Foley étant le fameux contre l’Undertaker au King of the Ring 1998 que nous avons vu il y a quelques semaines.

Ce match est tout ce qu’un Hell in a Cell doit être : brutal, vicieux, dangereux et dramatique. Jim Ross et Jerry Lawler vendent parfaitement dans leurs commentaires la tension et l’électricité dans l’air. Les semaines précédant le match avaient vu Foley annoncer son intention d’une nouvelle fois grimper au somment de la structure et s’écraser une nouvelle fois, mais cette fois-ci sur le corps de son adversaire, et à ce titre la porte de la cage est fermée grâce à des chaines. Quand bien même, Foley défoncera la grille latérale pour accéder à l’extérieur de la structure. Foley effectuera deux chutes rappelant son match du King of The Ring 1998, mais qui au final seront (heureusement) moins dangereuses. Certaines images restent dans les mémoires comme par exemple celle d’un Foley brandissant le bâton entouré de barbelés enflammé et frapper le crâne de Triple H au sommet de la cage. Ce dernier l’emporte avec le pedigree après que Foley soit passé à travers le sommet de la cage et à travers le tapis du ring. La foule dit au revoir à Mick Foley qui prend alors sa retraite… pour un mois car il luttera dans le main-event de Wrestlemania 2000. Il s’agit surement d’un des meilleurs match de chacun des catcheurs et une des meilleures séries de matchs à la WWF entre deux main-eventers.

Note WON : **** 1/2 – Note Cagematch : 9.36

#127 Randy Orton (c) contre Cactus Jack No Holds Barred Falls Count Anywhere — Titre Intercontinental de la WWE

18 Avril 2004 : Backlash 2004 à Edmonton, Canada

Tout jeune membre de The Evolution et champion intercontinental, Randy Orton démarrait son énorme push en solo avec la gimmick du Legend Killer. La promo d’avant-match met bien en avant le fait qu’Orton soit beau, jeune, à la plastique parfaite et Mick Foley en fin de carrière et dans une autre ligue au niveau physique dirons-nous. Depuis plusieurs mois, Orton et Foley s’envoyaient des insultes dans la figure et Orton attaquait the Hardcore Legend en coulisses. Ce qui poussa ce dernier à le challenger pour son titre dans un street fight/no holds barred falls count anywhere à Blacklash, avec comme catalyseur cette extraordinaire promo en guise de main-event du RAW après le Royal Rumle 2004. On notera que cette rivalité a mis très longtemps à s’installer, et à réellement démarré début Janvier 2004 au moment du Royal Rumble via Steve Austin alors que Foley refusait au départ de s’en prendre à Orton, le tout pour culminer à Backlash.

Et ça démarre fort avec Foley qui emploie immédiatement « Barbie » la batte entourée de barbelés sur Orton, qui se protège tant bien que mal à l’aide d’une poubelle. L’aspect psychologique du combat est très intéressant car Foley démolit tellement Orton qu’à un certain moment on a de la sympathie pour ce dernier. Quand on sait que Randy passera face quatre mois plus tard, c’était certainement le but. Voir le sang couler sur le front de ce jeune visage a pour message en filigrane « Orton est en train de gagner ses lettres de noblesse ». Foley malmène le petit nouveau et le fait passer de jeune premier au monde des hommes, des vrais, ceux qui tombent le dos nu sur un lit de punaise. Orton prend très cher dans ce match. Après être tombé dans les punaises, il chute de la rampe dans sur un amoncellement de planches, prend un Elbow Drop et un Double Arm DDT pour 2 nearfalls très chauds. Après s’être relevé d’un RKO, Foley doit s’avouer vaincu sur un deuxième ou son visage atterrit sur Barbie, comme un symbole. C’est le match qui a fait passer Orton dans la catégorie des main-eventers et futures stars à seulement 24 ans. Trop tôt ?

Note WON : **** 1/2 – Note Cagematch : 9.41

#126 Roderick Strong contre Zack Sabre Jr.

10 Juillet 2015 : Evolve 45 à Ybor City, Floride

Les deux catcheurs s’étaient déjà rencontré quelques semaines auparavant à PWG : « Don’t sweat the technique » (quel nom…) pour un excellent match qui avait vu Strong garder sa ceinture de champion. Sabre allait débuter quelques mois plus tard sa « Best In The World Series » qui le verra affronter les noms les plus chauds du circuit indépendant (comme par example Will Ospreay dans un match que nous avons vu dans le premier numéro du top 200). Et que dire des six premiers mois de 2015 pour Roderick Strong? Champion PWG, grosses performances à la ROH qui le verront prendre le tire TV quelques mois plus tard et des apparitions à la EVOLVE comme celle que nous allons voir.

Parfois on peut reprocher à Zack Sabre Jr. de forcer ses adversaires à livrer le même match. On peut aussi parfois lui reprocher d’être un peu trop « world of sport », c’est-à-dire d’opérer dans un catch « coopératif » ou l’adversaire a l’air d’un peu trop se laisser faire. Roderick Strong n’est pas de ceux-là, et ce match est tout ce qu’il y a de plus excellent chez les deux catcheurs. Sabre parait exceptionnellement vicieux dans ses soumissions et ses uppercuts, Roderick Strong est une bête. Backbreakers, Strong Hold, Sick Kick, tout y passe. Strong travaille le dos et les jambes de l’anglais, mais rien n’y fait. Sabre n’est pas en reste, comme en témoigne une superbe Half Nelson Suplex qui plie Strong en deux. L’américain doit s’avouer vaincu sur une magnifique transition Octopuss Stretch – Kimura – Armbar. Ce qu’il y a de meilleurs sur le circuit indépendant américain, on le trouve chez Gabe Sapolski.

Note WON : non noté – Note Cagematch : 9.22

#125 Rey Mysterio Jr. contre Psicosis

07 Juillet 1996 : WCW Bash at the Beach 1996 à Daytona Beach, Floride

Le meilleur opener de tous les temps pour un des Pay-Per-View majeurs de l’histoire du catch ?  En effet, ce match ouvre le bal pour Bash At The Beach 1996 qui verra Hogan se joindre à Hall & Nash pour former la nWo. Les deux luchadors avaient lutté pour la AAA la veille, et c’était l’occasion pour la WCW de se démarquer de la WWF en proposant une espèce d’exhibition de Lucha Libre. Mike Tenay, réel connaisseur du catch mexicain, est aux commentaires et apporte véritablement un  plus. Il est accompagné de Bobby Heenan et Dusty Rhodes qui au long du match auront du mal à réaliser ce qui se passe sous leurs yeux.

Comme souvent la dynamique Rudo/Tecnico entre Psicosis et Rey est excellente. Le fait que ce match raconte cette histoire au lieu d’être une banale exhibition le rend bien plus appréciable. Au lieu d’avoir spots après spots (comme on avait pu le voir en première semaine avec leur match de démonstration lors de la Super J Cup de la WAR), Psicosis prend un malin plaisir à tenter de garder Rey au sol avec une Camel Clutch ou des prises à haut impact comme sa magnifique Top Rope Leg Drop. Son sens de la voltige n’est pas en reste avec un splendide Suicide Dive dès les premières minutes. Ce contraste fait encore plus briller Rey Mysterio qui vole dans tous les sens que ça soit en attaque ou en défense. Ses offensives sont révolutionnaires pour l’époque, et plus de vingt ans après, ce match n’a pas pris une ride. Rey Mysterio Jr. l’emporte après avoir retourné une Top Rope Black Tiger Bomb en Top Rope Frankensteiner. Sans doute techniquement parlant le meilleur match de Cruiserweight à la WCW.

Note WON : **** 3/4 – Note Cagematch : 8.96

#124 Time Splitters (KUSHIDA & Alex Shelley) contre The Young Bucks (c) — Titre IWGP Junior Tag-Team de la NJPW

21 Juin 2014 : NJPW Dominion 6.21 à Osaka, Japon

Gros match par équipe entre deux des équipes qui ont marqué la division junior entre 2013 et 2016. Les Young Bucks étaient déjà l’équipe ultra-prisée sur le circuit US et leur style mélangeant spotfests à la PWG, créativité comme leur laisse la ROH et le style un peu plus comédie comme on les connait à l’heure actuelle faisait déjà merveille auprès du public Japonais, déjà un peu familier avec ce genre qu’on peut voir à la Dragon Gate. Les Time Splitters sont d’office les favoris de la foule, déjà car KUSHIDA en fait partie après sa superbe participation au Best of the Super Juniors XXI ou il avait peu en finale contre Ricochet, et Alex Shelley, vétéran de la scène indépendante US et régulier de la NJPW dans la catégorie Junior (en simple ou en tag).

Ce match comprend une bonne dose de comédie, une grosse démonstration d’athlétisme, et un dernier tiers de folie. Les Time Splitters ont tout compris de la stratégie de leurs adversaires, et ils trouvent toujours un contre à leur prise. C’est en particulier une vraie démonstration de timing car tous les spots s’enchainent à la perfection et à la seconde et au centimètre près. Les cinq dernières minutes comprennent un nombre incalculable de nearfalls et de tombés cassés à la dernière seconde. L’action va à cent à l’heure et les Bucks jouent les parfait heels prétentieux qu’on a envie de voir perdre. Et c’est ce qui va se passer quand KUSHIDA soumet Nick Jackson avec la Hoverboard Lock. Un magnifique match de la division tag-team Junior qui a parfois tendance à stagner.

Note WON : **** 3/4 – Note Cagematch : 8.97

#123 Kenny Omega (c) contre Michael Elgin, Ladder Match — Titre Intercontinental de la IWGP

19 Juin 2016 : NJPW Dominion 6.19 à Osaka (Japon)

Michael Elgin avait débuté à la New Japan Pro Wrestling un peu moins d’un an auparavant pour le G1 et avait immédiatement fait forte impression au point de devenir le partenaire d’Hiroshi Tanahashi dans la World Tag League. De son côté Kenny Omega, était sur une pente ascendante depuis six mois et sa prise de pouvoir du Bullet Club aux dépends d’AJ Styles. Depuis il était entré en rivalité avec Hiroshi Tanahashi, le battant pour le titre Intercontinental (alors vacant depuis le départ de Shinsuke Nakamura) quelques mois auparavant. Il avait alors challengé l’Ace à un Ladder match mais une blessure au bras l’empêchera de participer au match et il sera remplacé par Michael Elgin pour un match 100% canadien avec une stipulation née au Canada. C’est une première à la NJPW qui n’avait jamais vu un de ses show comporter un Ladder Match.

Kenny Omega arrive accompagné de la partie « nullos » du Bullet Club avec Hangman Page et Yujiro Takahashi, mais comme les Young Bucks faisaient partie du tour, l’arbitre Red Shoes ne se laisse pas duper et regarde sous le ring et trouve les frères Jackson, cachés sous le ring comme lors du combat contre d’Omega face à Tanahashi à New Beginning et les invite à quitter les prémices du ring. Le match est long, et on pourrait reprocher aux deux catcheurs justement de se servir beaucoup des échelles mais très rarement pour tenter d’attraper la ceinture. Beaucoup de cascades impressionnantes comme une powerbomb sur des tables qui comme toujours au Japon ne se brisent pas, une mega superplex sur Omega, Elgin prend aussi cher en se faisant projeter sur une échelle en la pliant complètement. Les Young Bucks interviennent tout de même, ce qui amènent Yoshitatsu, Captain New Japan, Matt Sydal et Ricochet à intervenir quand les frères Jackson menottent Big Mike. Ce dernier brise les chaines des menottes dans un spot assez risible et fait chuter Omega pour s’emparer du titre Intercontinental. Un match épique et fort américanisé pour la New Japan.

Note WON : **** 3/4 – Note Cagematch : 8.97

#122 Cactus Jack contre Triple H (c), Street Fight — Titre Poids-Lourds de la WWF

23 Janvier 2000 : WWF Royal Rumble 2000 Au Madison Square Garden de New York City (NYC)

Une première à la WWF, un heel est poussé au sommet de la carte pour plusieurs mois comme figure de proue de la compagnie, et c’est Triple H qui endosse ce rôle. On est à une époque ou The Rock n’est pas encore à Hollywood, The Undertaker est en pause et entre deux gimmicks, Kurt Angle vivote entre upper midcard et main event, le top guy, c’est Triple H. Il règne avec son épouse Stéphanie McMahon d’une main de fer sur la WWF, et renvoie Mick Foley avec lequel il était en rivalité. C’est à la suite d’une menace de démission de l’effectif entier  de la WWF que Paul Levesque ré-embauche Mick Foley. Bien entendu les deux entrent à nouveau en rivalité et il faut absolument voir la vidéo produite avant le match qui vous présente la storyline. Du grand boulot.

Le match ressemble énormément au match de Cactus Jack contre Orton à Backlash 2004 que nous voyons aussi cette semaine, à la différence qu’à aucun moment HHH ne parait sympathique. Cactus Jack le passe littéralement à tabac pendant presque 15 minutes et Triple H essaie par tout les moyens de s’enfuir et créer de la distance et on assiste à beaucoup de bagarre pour s’emparer du morceau de bois entouré de barbelés. Malgré tout Jack prend de sévères bumps comme par exemple un backdrop à travers la table des annonceurs. Triple H n’est pas en reste et se perfore le mollet en prenant une souplesse sur une palette. On notera une intervention de The Rock pour défendre son ami alors menotté (une récurrence cette semaine), et ensuite les punaises entrent en scène, mais comme bien souvent, c’est Mick Foley qui se les mange avec un Backdrop et un Pedigree sur les accessoires de bureau. Meilleur moment du match? La pop impressionnante après le premier Kickout de Foley sur le pedigree.

Note WON : **** 1/2 – Note Cagematch : 9.48

 

#121 Sting, Ricky Steamboat, Barry Windham, Nikita Koloff, Dustin Rhodes contre Steve Austin, Rick Rude, Arn Anderson, Bobby Eaton, Larry Zbyszko – Wargames

17 Mai 1992 : WCW Wrestlewar ’92 – War Games à Jacksonville (Floride)

Le denrier War Games du classement entre la Dangerous Alliance de Paul Heyman accompagné par Madusa, et le Sting Squadron, babyfaces à l’état pur. Il y avait beaucoup de rivalités à l’intérieur du match, comme Rick Rude face à Ricky Steamboat autour du titre US ou Dustin Rhodes et Steve Austin, et même Steve Austin face à Barry Windham pour le titre TV. C’est un match très interessant car vous avez les deux top babyface (Sting et Steamboat), un top heel (Rude), deux jeunes catcheurs promis à un bel avenir (Austin et Rhodes), quatre expérimentés (Anderson, Zbyzsko, Koloff et Windham) et Eaton en midcarder solide.

Dustin Rhodes et Steve Austin sautent aux yeux. C’est à n’en pas douter le premier super match de Steve Austin, un peu à la manière de Pillman (son futur coéquipier) dans le précédent War Games. Il bumpe dans tous les sens, saigne abondamment, vole dans tous les côtés du ring. De l’action à tous les étages dans ce match et la moitié des protagonistes sont méconnaissables avec le crimson mask qu’ils arborent. Arn Anderson se retrouve avec la tête coincée entre les deux rings, Madusa monte sur la cage pour glisser le téléphone massif de Paul E Dangerously à Arn Anderson avant de se faire poursuivre par Sting : c’est le CHAOS! La troisième corde brise dans la confusion générale et Zbyzsko veut utiliser le turnbuckle brisée pour assomer Sting mais frappe son partenaire Beautiful Bobby, ce qui permet à Sting de soumettre ce dernier avec une armbar particulièrement vicieuse. Une vraie baston comme à chaque War Games, et surement le meilleur.

Note WON : ***** – Note Cagematch : 8.48

En espérant que vous aurez apprécié ce classement cette semaine, on se rapproche de la première centaine. La semaine prochaine sera très éclectique car elle couvrira trois continents, quatre décennies et cinq fédérations!

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