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Les « Call-ups » de NXT, le bilan : les mieux lotis

Six ans après le lancement de NXT, on fait le bilan des nombreux call ups. Dans ce premier article, on passe en revue les chanceux et chanceuses qui ont réussi à RAW et SmackDown.

WWE

Il y avait quelque chose qui déconnait à la WWE avant 2012. Longtemps celle-ci a montré une incapacité à fabriquer de nouvelles Superstars, les futurs remplaçants des John Cena, Randy Orton, Jeff Hardy ou Undertaker chez les hommes ou les Maryse, Michelle McCool, Layla ou Kelly Kelly chez les femmes qui ont fait les belles heures des précédentes générations. Elle a alors créé, sur les fondations de l’ancienne FCW et avec Triple H aux commandes, NXT et toutes ses branches de formations pour trouver ses futurs talents. Depuis, la formule fonctionne… ou presque.

La formule de la brand jaune et le passage dans le grand bain, que l’on appelle « Call up », comme pour parler d’un appel vers le niveau supérieur, ne fonctionnent en effet pas pour tout le monde et on le verra par la suite dans d’autres articles de ce dossier. Pour certain·e·s tout se passe bien, ils ou elles collectionnent déjà les titres et ne se soucient pas du futur proche que leur réserve la compagnie de Stamford.

Certaines de ces nouvelles Superstars n’ont ainsi pas eu à attendre ou à passer par de nombreuses storylines peu reluisantes avant de toucher l’or et le main-event. Les femmes sont nombreuses dans cette catégorie pour une raison simple : des femmes il y en a peu dans les roster principaux, et des championnats féminins aussi.

Alexa Bliss 

Arrivée de NXT à SmackDown lors du premier draft de la séparation des brands de 2016, on n’imaginait pas vraiment la catcheuse là où elle est arrivée aujourd’hui. Elle a avec Becky Lynch lancé la division féminine de la brand bleue à la même époque. Depuis, elle peut se vanter d’être deux fois championne de SmackDown puis trois fois de RAW. Elle se place parmi les mieux loties des anciennes catcheuses de NXT sans pour autant y avoir particulièrement brillé.

Là où les choses pourraient bloquer c’est dans le cas d’un passage en face. Très bonne au micro et assez bonne catcheuse, elle excelle en heel. Mais la WWE semble pour le moment très satisfaite de la position de heel qu’elle occupe et elle aussi.

Becky Lynch

Arrivée timide à RAW au sein de la Team PCB de Paige lors d’un call up de catcheuses de NXT à RAW que la WWE mentionne comme « le lancement de la Women’s Revolution par Stephanie McMahon », c’est à SmackDown qu’elle a pu grimper quelques échelons et s’offrir le premier titre de championne de SmackDown dès son lancement.

Elle aurait pu passer dans la catégorie suivante (à voir dans un prochain article), mais son retournement contre son amie Charlotte Flair l’a remise sur le devant de la scène et la voilà maintenant à nouveau championne de SmackDown. Seul bémol, la WWE la voulait heel et semble persévérer dans cette optique, mais le public à qui on ne la fait plus l’apprécie toujours autant, si ce n’est pas plus.

Charlotte Flair

Certains diront que le nom de « Flair » aide beaucoup et ce n’est sans doute pas faux. Mais quand le talent est là et qu’il est reconnu on ne va pas bouder notre plaisir. Première championne de la WWE (devenu titre de championne de RAW) avec une immense victoire à WrestleMania 32 et une deux championne de SmackDown.

Seul ombre au tableau, trois règnes de championne de RAW trop courts et répétitif avec Sasha Banks dont on se serait bien passés, et une tendance à être rapidement poussée sur le devant sans montrer de difficultés de la scène qui lui confère cette position de favorite de la WWE, comme ce fut le cas cet été à SummerSlam.

Mais Charlotte Flair aujourd’hui compte tout de même parmi les catcheuses les plus importantes de la WWE et sa place n’est pas prête de changer pour le moment.

Big E et Xavier Woods 

On ne donnait pas cher de la peau de Xavier Woods dans le roster principal, mais allié à l’ancien champion de NXT Big E. et à un Kofi Kingston incrusté dans la midcard depuis 2008… on y croyait pas plus. Et on a eu tort. On ne s’en rend pas compte aujourd’hui mais les New Day appartiennent déjà à l’histoire de la WWE parmi les clans les plus célèbres aujourd’hui.

Les débuts de Big E. ont plutôt bien fonctionné bien qu’il occupait plutôt un second rôle, associé à Dolph Ziggler — alors champion du monde poids lourds — et AJ Lee en 2013. Il faudra attendre les New Day pour que sa place à la WWE soit vraiment remarquée.

Depuis la création de l’équipe en 2014, les New Day ont pu collectionner deux titres de champions par équipe de RAW et trois titres de champions par équipe de SmackDown, ceintures qu’ils détiennent actuellement.

Reste à voir en solo, si un jour séparation il y a, qui fonctionnera le mieux. On met une pièce sur Big E.

Paige 

Alors c’est sûr mettre fin à sa carrière de catcheuse à cause d’une grave blessure à la nuque c’est pas vraiment ce que l’on qualifierait de « chance ». Mais en tant que catcheuses venue de NXT, elle en a eu de la chance. Championne des Divas dès sont arrivée en battant AJ Lee, elle a insufflé un énorme vent de changement dans la division féminine de l’époque qui n’évoluait pas beaucoup.

Des blessures et des problèmes de l’ordre de la vie privée sont venu entraver la carrière de la catcheuse anglaise, mais celle-ci a su rebondir depuis.

Désormais ancienne catcheuse depuis le début de l’année 2018, elle excelle dans le rôle de General Manager de SmackDown, on ne s’en lasse pas. On ne se fait pas trop de soucis quant à l’avenir de la catcheuse dans un rôle de manageuse ou autour du ring, ou même en coulisse où malgré sa jeunesse avec son parcours un rôle d’entraineuse serait totalement envisageable.

Carmella

Elle est chanceuse et pour le coup on aurait pas pu s’y attendre lorsqu’elle était à NXT. Première Mrs Money In The Bank dans le contexte gênant que l’on connait, championne de SmackDown dans un règne qui avait plutôt pas mal commencé mais qui a viré au malaise à mesure que le temps passait avant que l’on lui serve même Asuka sur un plateau d’argent qu’elle bat dans des matchs d’une qualité moyenne. Elle a vraiment beaucoup de chance.

Carmella ne fait pourtant pas parti des catcheuses les plus douée sur un plan technique et ses compétences au micro ne sont pas toujours au plus haut.

Reste à savoir, maintenant qu’elle n’est plus championne, si la WWE va continuer de mettre en avant la catcheuse qu’il vaut mieux conserver en tant que heel pour conserver les quelques lacunes qui persistent.

The Shield

Autant mettre Seth Rollins (premier champion de NXT), Dean Ambrose et Roman Reigns dans le même paquet. Ils ont ouvert la marche des call ups en débarquant dans le roster principal fin 2012 à une époque où ce n’était pas encore un événement attendu, n’en sont pas partis depuis et ont squatté à plusieurs reprises les main-event et collectionné quasiment toutes les ceintures de la WWE.

Le palmarès est digne des plus grandes factions de la WWE. A eux trois, on compte quatre titres de champion de la WWE, cinq titres Intercontinental, trois titres des États-Unis, cinq titres par équipe, un Royal Rumble (Roman Reigns) et deux Money In The Bank (Seth Rollins et Dean Ambrose). Les trois catcheurs sont à la fois Grand Slam Champions et Triple Crown Champions.

Seth Rollins et Roman Reigns ont par ailleurs tout deux eu le droit à un main-event de WrestleMania, et ils sont les seuls pour le moment. Roman Reigns, Seth Rollins et Dean Ambrose sont probablement ceux qui ont le mieux réussi et à l’instar des New Day, ils sont déjà entrés dans l’histoire de la WWE.

Dans un prochain article, nous verrons ceux que la WWE a appelé pour son roster principal, qui réussissent plus ou moins mais pour qui il reste encore beaucoup de travail pour que cela prenne, pas des catastrophes, mais presque.

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