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Les « Call ups » de NXT, le bilan : Les catastrophes

Il fallait bien qu’on y arrive. Dans ce troisième numéro du bilan des « Call ups » de NXT, on revient sur les ratés, ceux pour qui la mayonnaise n’a pas du tout pris.

WWE

Dans toutes ces Superstars de NXT arrivés dans le roster principal il y en a pour qui ça va très bien, pour qui ça va moyen mais ça passe, et il y a les catastrophes. Ceux et celles pour qui la WWE n’a pas su quoi créer, dont elle s’est rendu compte que ça ne fonctionnerait pas ou ceux et celles pour qui elle s’est totalement planté.

Dans le troisième numéro de cette série qui fait le bilan des « Call ups » de NXT de ces dernières années, on revient sur ceux et celles pour qui le passage dans le roster principal a été une montagne russe qui n’en finit pas de descendre et qui risque de s’écraser au sol.

Apollo Crews 

Celui qu’on appelait Uhaa Nation sur le circuit indépendant avait tout pour plaire à NXT. Un agilité impressionnante sur le ring pour un gabarit comme le sien et une popularité de plus en plus importante auprès du public. Il n’a eu le droit à aucun championnat, mais son passage — peut-être un peu trop rapide — à NXT a été salué.

Arrivé à RAW, les choses n’ont absolument pas fonctionné. L’arène de la brand rouge était peut-être encore trop grande pour le catcheur, mais aujourd’hui la WWE ne lui a pas trouvé mieux que de remplacer Darren Young aux côtés de Titus O’Neil pour le garder un minimum actif. Mais c’est du gâchis.

Son problème peut-être réside dans le fait qu’Apollo Crews bien qu’étant un excellent catcheur in-ring n’a jamais eu de gimmick marquante, rien qui puisse le faire sortir de l’ordinaire et soyons honnête, au micro il est loin d’être bon. Il a de quoi nous rappeler Evan Bourne (Matt Sydal) pendant sa période à la WWE.

Bobby Roode 

Bobby Roode est arrivé à NXT sur les chapeaux de roue. La sauce a pris très rapidement. Le public l’a adoré malgré le fait qu’il y fut heel dans un gimmick qui rappelle Triple H/Ric Flair/Arn Anderson. Un heel classique qui fonctionne assez bien quand le catcheur sait porter le gimmick. Mais dès le passage à SmackDown Live les choses ont été différentes.

Non pas que c’était peine perdue, mais malgré une popularité incroyable surtout due à un theme song qui ne pouvait pas laisser indifférent comme on a pu le constater lors de sa période à NXT, cela n’a pas fonctionné à SmackDown et RAW. Le faceturn a été fatal et on a du mal à l’imaginer aller plus loin.

Aujourd’hui associé à Chad Gable — c’est toujours aussi étrange à écrire, l’espoir d’un heelturn qui risque malheureusement au passage de sacrifier Gable pour relancer la machine Roode comme dernière solution amène un petit peu d’optimisme.

Chad Gable et Jason Jordan 

Si vous êtes passés à côté de la période où les American Alpha étaient champions par équipe de NXT, on vous conseille de rattraper quelques matchs.

La WWE les a malheureusement séparé depuis leur passage dans le roster principal, faisant sans doute l’une des plus grosses erreurs de ces call ups. Les deux catcheurs étaient considérés comme de futurs grands champions par équipe, mais aujourd’hui Jason Jordan s’est totalement ruiné dans une storyline père/fils avec Kurt Angle, quand Chad Gable après avoir été le partenaire de Shelton Benjamin se retrouve en équipe avec Bobby Roode et va sans doute subir le heelturn de celui-ci. Encore du gâchis.

Le futur n’est pas du tout rassurant, Jason Jordan, toujours blessé n’est pas certain de pouvoir catcher à nouveau un jour, et on imagine mal ce que la WWE fera de Chad Gable seul.

The Revival

Comme pour les American Alpha, Scott Dawson et Dash Wilder ont été à NXT l’une des meilleures équipes de la brand jaune. Dans un style de catch old school qu’ils aiment mettre en avant, ils ont excellé et on espérait voir le même spectacle dans le roster principal.

Ils sont bien à RAW, apparaissent à diverses occasions mais servent surtout de second rôle dans les rivalités actuelles. Récemment, on les pensait challenger au titre de champions par équipe de RAW face à la B-Team, avant qu’ils ne se fassent attaquer et remplacer par Drew McIntyre et Dolph Ziggler qui sont repartis avec les ceinture sans leur laisser une seconde chance. Il y a quelques semaines, ils servaient dans la rivalité entre Roman Reigns et Bobby Lashley.

Leurs blessures successives survenues au moment de leur arrivée à RAW n’ont certes pas vraiment aidé, mais maintenant que tout ça est derrière eux, il faudrait peut-être penser à les utiliser à juste titre ?

Hideo Itami  

Desservi par des blessures lui aussi, ses quelques apparitions à RAW notamment aux côtés de Finn Bálor ont plutôt bien fonctionné auprès du public. Mais la WWE a préféré l’envoyer à WWE 205 Live qui n’est plus qu’une réserve de catcheurs de petits gabarit dont on ne sait pas trop quoi faire dans les rosters principaux.

Si le spectacle de WWE 205 Live est au rendez-vous, la place faite au catch étant plus grande, le show des Cruiserweights n’est certainement pas l’endroit où l’ont devient une grande Superstar actuellement.

Le futur est flou, mais on ne serait pas du tout surpris de voir Hideo Itami laisser place à KENTA… après un retour sur le circuit indépendant, à l’instar de Neville/PAC.

No Way Jose

Il n’était sans doute pas promis à un avenir de main-eventer, mais face au public de la brand jaune il était très over. Malgré un gimmick plus axé comedy wrestling, No Way Jose se montre assez convainquant sur le ring. On retiendra particulièrement la rivalité avec Austin Aries.

Son arrivée à RAW n’a eu rien de surprenante. On lui a refilé la formule Adam Rose : danseurs à la queu-leu-leu et humiliations par un heel pour une rivalité des plus inintéressantes de l’année contre Mojo Rawley. Depuis, plus rien à part quelques matchs à WWE Main-Event.

On ne compte pas trop sur son avenir, on va surtout guetter les prochaines vagues de licenciement pour entendre parler de lui un de ces quatre.

Tye Dillinger

Lui aussi était très over à NXT, si bien qu’on aurait aimé qu’il y reste encore quelques mois pour en faire les main-event. Tye Dillinger est un survivant du circuit de développement de la WWE qu’il a rejoint en 2006 sans jamais trouver sa place. Il quitte la WWE en 2009 et passe quatre ans sur le circuit indépendant avant que NXT lui donne une nouvelle chance. Une chance qui lui a sourit lors qu’il a rejoint SmackDown en 2017. Pour rien.

Tye Dillinger n’a jamais rien fait de marquant dans la brand bleue. Il y perd des matchs, se fait agresser, battre, humilier, un vrai rôle de low-carder qu’il se résigne à accepter en expliquant à qui veut l’entendre sur les réseaux sociaux et en interview que le travail acharné et la patience finissent toujours par payer et que le moment viendra un jour. Mais à 37 ans, qui peut encore y croire ?

Dillinger a débuté récemment une petite rivalité avec Randy Orton à SmackDown Live, mais on doute fort que cela mène réellement quelque part.

Bayley

Probablement l’une des plus grandes stars que la brand jaune a créé. Championne de NXT avant Asuka, un règne bien plus que satisfaisant et un match mémorable face à Sasha Banks en 2015 dans le premier TakeOver : Brooklyn. On voyait à l’époque un grand avenir pour les Four Horsewomen de NXT dont elle fut la dernière à rejoindre le main-roster après Sasha Banks, Becky Lynch et Charlotte Flair.

Son arrivé à RAW avait plutôt bien commencé, elle a été une fois championne de RAW, a même eu le droit à un match à WrestleMania 33 et… c’est tout. Depuis c’est assez moyen. Après avoir perdu le titre au profit d’Alexa Bliss, elle joue les seconds rôles, passe d’humiliations en humiliations et le personnage de rôle model qu’on lui prêtait à l’époque s’est envolé. La WWE a bien tenté de raviver la rivalité entre elle et Sasha Banks à l’été 2018, mais avec les auteurs de la brand rouge le massacre a été total. Même pas de match, juste une thérapie. C’est dans ces moments là qu’on se demande si l’on regarde bien du catch.

On compte sur la division par équipe féminine qui arrive pour relancer la californienne, mais pour le moment il ne se passe pas grand chose alors que WWE Evolution approche à grand pas.

Finn Bálor

On a passé le stade de la douche froide et de très loin. Finn Bálor est l’un des champions de NXT qui aura marqué la brand jaune au fer rouge avec sa rivalité contre Kevin Owens. Sa particularité: un double personnage, une sorte de Mr Jeckyll et Mr Hyde qui le faisait se transformer en « Demon » quand la compétition était à la hauteur.

Lancé à RAW après la séparation des brands, on le voyait déjà champion Universal et la WWE avait visiblement une très forte envie d’en faire une grande star. Il a bien gagné le titre — en Demon d’ailleurs, mais a eu le malheur de se blesser pendant le match de championnat face à Seth Rollins et a du rendre la ceinture le lendemain.

Depuis, plus grand chose. Malgré d’excellent matchs, il n’a toujours pas eu la nouvelle chance au titre de champion Universal qu’il mérite et on doute fort qu’il l’ait un jour.

Sami Zayn

Sami Zayn n’avait pas forcément besoin de passer beaucoup de temps à NXT ou au Performance Center comme beaucoup de ses collègues de la brand jaune lors de sa signature à la WWE, mais pour autant c’était sans doute le seul endroit de la compagnie de Stamford où son talent a été reconnu et utilisé à bon escient.

Puis il est arrivé à RAW… et s’est blessé. Ce sont des choses qui arrivent, on pouvait espérer qu’une fois de retour le catcheur aurait eu le droit à une bonne exposition. La relance de la rivalité entre lui et Kevin Owens n’était pas ce qui s’est fait de mieux et la suite n’a rien donné de spécial. L’ancien champion de NXT n’a eu le droit à aucun titre dans le roster principal, même pas un petit règne de champion Intercontinental ou des États-Unis et ses apparitions se limitaient pour la plupart du temps à des matchs où il se faisait dominer et battre, comme face à Bobby Lashley.

Pourtant depuis son heelturn à SmackDown l’année dernière on avait retrouvé un Sami Zayn haut en couleur et dont une meilleure exposition aurait été bénéfique.

Malheureusement le catcheur a été blessé aux deux épaules récemment et ne devrait pas revenir avant le printemps 2019 si tout se passe bien. On croise les doigts, tout n’est peut-être pas perdu pour lui.

Dans le prochain numéro de cette série il y a le futur, celui pour qui on a des craintes. Des talents de NXT qui brillent en ce moment dans la brand jaune à ceux qui viennent d’arriver à RAW et SmackDown et qui commencent déjà à sentir le roussi. On n’est pas plus optimistes.

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