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Résultats de NJPW Power Struggle 2020

NJPW Power Struggle 2020

Résultats de NJPW Power Struggle 2020, dernière étape avant le Tokyo Dome et Wrestle Kingdom 15 les 4 et 5 janvier prochain.

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C’est le dernier grand événement de l’année chez New Japan Pro-Wrestling avant de mettre le cap vers le Tokyo Dome pour Wrestle Kingdom. Power Struggle est le lieu où l’on défend ses titres pour la dernière fois de l’année avant d’entamer la World Tag League — ainsi que le Best of Super Juniors 27 exceptionnellement. Six matchs dont cinq de titres, New Japan nous gâte.

Toru Yano a battu Zack Sabre Jr. pour conserver son championnat KOPW 2020. On commence Power Struggle 2020 en douceur avec de la comédie imaginée par Yano, dont la stipulation choisie est de faire retirer les quatre protections des coins du ring. C’est original. Face à lui, ZSJ a bien de lui faire manger ses rouleaux de scotch. Les deux hommes ont une certaine alchimie et c’est plaisant à avoir sans non plus être excellent.

Yano tente toutes les combines pour gruger le britannique tel qu’avec du gel hydroalcoolique dans les yeux ou tout facétie aussi bête les unes que les autres. Toru Yano reste champion KOPW 2020 en liant les lacets des bottes de ZSJ qui ne parvient pas à rejoindre le ring après le compte de 20. Terrible. Ça a duré dix minutes voire un peu plus, ils ont fait le café.

Le Dragon dévore le Roi

C’est l’heure de la bataille des darons. Après avoir son championnat NEVER lors de Summer Struggle contre le Roi Minoru Suzuki, Shingo Takagi est parvenu à le battre lors du G1 Climax 30 et a réclamé de ce fait une nouvelle chance au titre des mecs pour qui on n’a de plans. Ça va encore frapper très fort et cela nous rend heureux.

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Shingo Takagi a battu Minoru Suzuki pour remporter le championnat NEVER Openweight. Dans la veine des deux précédents affrontements, c’est le premier qui va flancher qui va perdre ce match. Suzuki domine en premier lieu et tente dès les premières minutes son Gotch-style Piledriver. Trop tôt, Minoru, trop tôt. Un excès de suffisance qui permet à Takagi de lui claquer un Death Valley Driver. Surprise, le Roi ne ressent rien et s’en relève, le no-sell est présent.

Il fera de même pour la Pumping Bomber et s’ensuit la bagarre pour notre plus grand plaisir. L’ingouvernable va se maintenir à flots et parvient à reprendre le dessus par des grosses lariats bien sèches. Suivi d’un Last of the Dragon pour devenir pour la seconde fois champion NEVER.

Empire du pire

Kazuchika Okada a battu The Great O’Khan. ALERTE, Kazuchika Okada est parvenu à réaliser un combat de catch de moins de quinze minutes, chose inconcevable hors-G1 Climax. Parlons peu mais parlons bien, c’était le premier match en solo depuis le retour de O’Khan au bercail. Will Ospreay est quant à lui aux abords du ring en costume et avec une bouteille de champagne, il entretient les clichés.

O’Khan domine une bonne partie du match de par sa puissance de ses coups avant qu’Okada ne revienne peu à peu renverser la tendance parce que ça reste Kazuchika Okada, faut pas déconner. Le Rainmaker tentera par tous les moyens d’administrer sa Money Clip, qu’O’Khan contre à plusieurs reprises avant de se faire surprendre mais fier guerrier n’abandonne pas et tombe dans les vapes. Qu’est-ce qu’il faut dire dans ces moment-là ? Great O’Khan est resté fort ? Faire perdre le Rainmaker contre un jeune de retour, quand même, sacrilège.

Game Over pour l’Ace

Les affaires de mallettes sur la route de Wrestle Kingdom sont toujours sujets de grand suspense bien qu’aucun changement n’a été observé depuis sa mise en place en 2012. Huit ans plus tard, KENTA remporte la New Japan Cup USA mais a perdu quelques matchs lors de sa campagne du G1 Climax 30, notamment face à Hiroshi Tanahashi. L’Ace se voit bien aller d’autre horizons et avait exprimé son envie de combattre le champion IWGP des Etat-Unis en la personne de Jon Moxley, en ce moment champion du monde de l’AEW. Avant cela, va falloir choper la mallette à KENTA.

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KENTA a battu Hiroshi Tanahashi. Pour une fois, on peut dire que ce bon vieux Kenta Kobayashi a réalisé un bon match de catch. Une copie correcte bien porté par Tanahashi, certes, mais il était plaisant de voir KENTA agir comme une ordure sans non plus le faire à outrance, comme beaucoup de ses potes au sein de BULLET CLUB. Tanahashi, quant à lui, avec une foule dans sa poche, il peut la faire réagir de toutes les manières qu’il souhaite, que ça soit pour lui ou pour son adversaire.

On laisse vingt minutes aux deux hommes pour s’exprimer et c’est amplement suffisant. Chacun aura sa part de domination durant le combat qui se termine par un duel de soumissions, l’Ace a fait abandonné KENTA sur un Texas Cloverleaf lors du G1 Climax 30. Cependant, ce dernier n’est pas sans défense et contre par son GAME OVER, un Crossface. Ça va se défier à celui qui la porte la plus salement et c’est KENTA qui gagne à ce jeu en le tordant dans sa prise de soumission pour garder son droit d’affronter Jon Moxley.

Kiwi voleur

Après avoir réalisé son back-to-back face à SANADA le mois dernier, Kota Ibushi partait tracer sa route jusqu’au Tokyo Dome pour affronter Tetsuya Naito pour les championnats IWGP Heavyweight & Intercontinental, une affiche protégée depuis maintenant un an et demi et une série de matchs où les deux hommes ont pris des risques pour la plupart insensée. C’était sans compter sur l’élément perturbateur Jay White, bourreau d’Ibushi lors du G1 Climax 30.

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Jay White a battu Kota Ibushi. C’est ce qu’on appelle un braquage complet, on l’avait pas vu venir ou du moins pas de cette manière. On reste dans le même modèle d’un match de Switchblade où ce dernier reste aux abords du ring et se paie la tête de son adversaire. S’ensuit un bon match, même si le manque de réaction rend parfois le contenu bien fade, le style de White se devant de faire réagir vocalement le public. Ibushi, quant à lui, domine de la tête et ses épaules et prend le temps pour mettre une correction au néo-zélandais.

Si l’un domine de par son catch, l’autre va fouiner comme d’habitude par la gruge et le contre. Durant une séquence où chacun commence à tenter de placer son finisher, des séquences toujours haletantes, White contre une tentative de Kamigoye en envoyant la Golden Star dans les cordes suivi d’un backslide soutenu des pieds sur les cordes pour s’emparer de la mallette, quel voleur et quel scandale. Le public n’a pas pu s’empêcher de lâcher un grand « OOOH ! ».

L’ingouvernable étouffe les ténèbres

Tetsuya Naito et EVIL sont en guerre depuis maintenant le mois de juillet et la trahison du second cité pour rejoindre les vils membres de BULLET CLUB. Une première victoire pour EVIL et les championnats puis la perte lors de Summer Struggle 2020 puis une nouvelle victoire de derrière les fagots du King of Darkness lors du G1 Climax 30. La belle de la belle dont on espère que ça sera meilleur.

Tetsuya Naito a battu EVIL. Beaucoup de choses… beaucoup de choses à dire sur ce quatrième volet. Tout d’abord, c’était sûrement le meilleur des quatre. On se mange une nouvelle fois une bonne demi-heure mais elles sont passées crème. Dick Togo a dosé ses interventions, perturbant Naito dans les moments où il a les clés de la victoire, la heat est facile et le match ne se fait pas saccader. En terme de in-ring, c’était sûrement pas le plus important mais chacun a fait le taf. Le storytelling était de mise, avec notamment de nombreuses interventions.

Le storytelling entre les deux hommes sur le ring reste toujours psychologique où chacun essaye de faire plier l’autre pour prouver sa suprématie, on résigne pas sur les coups dans l’entrejambe d’un côté comme de l’autre, ou oublie pas que l’ingouvernable est une belle fouine quand il le veut. C’est ensuite les interventions qui cimenteront l’affrontement, tout d’abord Dick Togo qui tire l’arbitre à l’extérieur du ring, STOP THE COUNT ! comme dirait l’autre, et qui s’attaque à Naito à coup de chaises puis la corde à piano, bien aidé par Yujiro Takahashi. SANADA viendra, habillé tout en blanc, beau mec, chasser les parasites du ring.

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Vient ensuite Jay White, les choses sérieuses arrivent. Feintant d’attaquer EVIL, il s’en prend évidemment à Tetsuya Naito avant que Kota Ibushi, et son seum d’un belge après une demi-finale de Coupe du Monde, vienne à ses trousses. Ibushi est vénère, mieux ne vaut de ne pas croiser son chemin. EVIL tente par la suite de gruger comme un goret, inefficace sur Naito qui finit par s’imposer sur une bonne vieille Destino.

Switchblade revient à la fin du match pour s’adresser au champion : lors de la première nuit de Wrestle Kingdom 15, le 4 janvier, il prend son RTT tandis que Naito fera ce qu’il veut mais le lendemain il viendra lui prendre les deux ceintures. Ibushi revient une nouvelle, provoquant la fuite du néo-zélandais. Naito, impassible, célèbre avec le public mais beaucoup de questions se posent désormais pour la suite des événements.

Pas le temps de niaiser pour New Japan Pro-Wrestling qui entame samedi 15 novembre le Best of the Super Junior 27 et le lendemain la World Tag League 2020. Un programme bien rempli pour cette fin d’année qui nous aura réservé bien des surprises.

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