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Résultats de NWA Back for the Attack

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Résultats du pay-per-view NWA Back for the Attack, en la mémoire de Joseph « Jocephus » Hudson.

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La NWA faisait son retour aux affaires après plus d’un an d’absence ce dimanche soir avec Back for the Attack. Un pay-per-view qui se déroulait au GPB Studios d’Atlanta, lieu où est enregistré le programme hebdomadaire Powerrr.

Au programme notamment : Nick Aldis défendait le championnat NWA Worlds Heavyweight face à Aron Stevens, Trevor Murdoch mettait en jeu le titre National contre Chris Adonis, Elijah « Pope » Burke faisait face à Thom Latimer pour le titre de la Télévision tandis que Thunder Rosa et Kamille s’affrontaient pour une place de chalengeuse au championnat du monde féminin de Serena Deeb.

Les nouvelles têtes au charbon

Slice Boogie a battu Jordan Clearwater, Crimson et Jax Dane. On envoie le 4-Way en ouverture de cette soirée et celui-ci a fait son boulot d’opener : une dynamique où l’action ne s’arrête jamais, on n’a vraiment pas le temps de s’ennuyer. Boogie remporte le match grâce à son Gotch-style Piledriver sur Clearwater. Ça fera plaisir à Minoru Suzuki.

Tyrus a battu JR Kratos. On vous avait prévenu, ça allait être comme deux semi-remorques qui se rentreraient dedans. Sans être de bonne ni de mauvaise facture, ça reste passable. On a du moins évité l’accident industriel On est pas spécialement ravi de revoir l’ex-Brodus Clay sur un ring, que ça soit dessus ou ce qu’il fait à l’extérieur de ce dernier.

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La petite foule présente parvient de mettre un poil d’ambiance dans ce match. Tyrus triomphe de Kratos après l’avoir écrasé dans le coin.

La télévision régale et les femmes brillent

Elijah « Pope » Burke contre Thom Latimer s’est soldé par une égalité par limite de temps. Pope défendait pour la première fois son championnat de la Télévision face au britannique Latimer, qui a profité de la crise sanitaire pour se construire un beau physique, un monstre.

Dix minutes sont donnés aux deux protagonistes pour remporter le combat, comme à la bonne époque, qui donne le sentiment d’urgence à chaque instant où chacun des coups et des prises comptent. Latimer dominait mais Burke est parvenu à s’en sortir de par son expérience et sa détermination. Une dizaine bien remplie où les deux hommes s’en mettent plein la tête.

Affaire à suivre, Pope ne semblait pas ravi d’avoir conservé le titre grâce au chronomètre.

Kamille a battu Thunder Rosa pour devenir la chalengeuse numéro une au championnat NWA World Women’s. On connaît le talent de Rosa, qu’elle a d’ailleurs récemment montré mais Kamille avait besoin de la performance qui la mettrait sur les rails.

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Superbe match, les deux femmes ont tout donné durant les presque vingt minutes de combat. Elles ont eu le temps nécessaire pour briller et assurément nous offrir le show-stealer. Kamille prime par son physique mais Rosa n’est pas en reste et domine à plusieurs reprises son adversaire. Une bonne grosse bagarre comme on les aime. Serena Deeb n’a qu’à bien se tenir.

On rêve désormais d’un Kamille contre Jade Cargill, voilà c’est dit.

Souvenirs de Stamford

Trevor Murdoch a battu Chris Adonis pour conserver le championnat NWA National. Deux anciens collègues fut un temps à la WWE se retrouvent pour se mettre sur le coin de la tronche.

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C’était correct et solide comme il le fallait. Deux poids-lourds qui savent faire autre chose que de se rentrer dedans. Un affrontement partagé, l’un n’arrive pas à prendre l’avantage sur l’autre. Murdoch l’emporte comme un filou avec un tombé rapide.

Les deux hommes se serrent la main en guise de fair-play mais Adonis l’a mauvaise et attaque par derrière Murdoch. Les arbitres sont trop couards pour s’opposer à lui et le champion prend la rouste de sa vie. À suivre prochainement durant Powerrr.

Comme à la bonne époque

Nick Aldis a battu Aron Stevens pour conserver le championnat NWA Worlds Heavyweight. Un hommage a été rendu à Jim Crockett Jr., l’un des plus grands promoteurs de catch de l’industrie ainsi qu’à Joseph « Jocephus » Hudson, tous deux récemment décédés. Stevens arrive ici comme le plus grand des babyfaces, qui a tourné organiquement alors qu’il était l’un des plus gros heels de la NWA l’an passé.

L’arbitre du match énonce ainsi les règles du match et demande aux deux protagonistes de la faire à la loyale pour l’héritage du titre ainsi que pour la mémoire de Jocephus. Cela ajoute une grosse plus value à cette confrontation.

Un bon gros affrontement à l’ancienne. Ça part sur du chain wrestling et de la bonne bagarre comme au temps la NWA était la plus grosse promotion de catch des Etats-Unis. La psychologie s’ajoutant ainsi où la suffisance d’Aldis permet à Stevens de prendre plusieurs fois l’avantage et la chance de remporter le match. Ce dernier joue le face en péril mais garde toujours la tête haute et s’attaque aux bras du champion pour lui appliquer plus tard un Crossface, qui a bien manqué de primer. Quant au britannique, celui vise les jambes pour placer sa Texas Cloverleaf. Du bon vieux catch à l’ancienne comme on les aime.

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Aldis conclut le match de la manière la plus salaud possible en parvenant à contrer une prise de Stevens en un tombé rapide tout en s’aidant des cordes pour apporter plus de pression. Les deux hommes se serrent ensuite la main et le reste du roster de la NWA vient au ring pour rendre un ultime hommage à Joseph Hudson.

Pour son retour, la NWA offre un pay-per-view des plus solides. Sans être d’un panache exceptionnel, les matchs ont fait le café, surtout le combat féminin et sans surprise le main-event. L’esprit de Joseph Hudson plane tant l’homme a apporté à la reconstruction de la promotion depuis le rachat opéré par Billy Corgan en 2017. Pour les nostalgiques de l’époque des territoires, le produit va certainement les combler. Pour les plus jeunes, on se laisse kiffer par les vagues des années 1980. La NWA est de retour et ça fait du bien.

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