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PROGRESS, Chapter 47 : Le bal des au revoir

Rob Brazier Photography

Après un week-end historique passé du côté d’Orlando fin mars, la PROGRESS Wrestling faisait son retour dimanche 23 avril à l’Electric Ballroom de Londres pour son chapitre 47 « Complicated Simplicity ». De l’action, des larmes, des enjeux terriblement importants… Encore une fois, tout était absolument réuni pour offrir aux fans un show inoubliable.

James Drake et Laura Di Matteo sur leurs lancées

Tombeur récemment de Fabian Aichner, Damon Moser, Jack Sexsmith et Rockstar Spud, James Drake a de nouveau fait forte impression en battant sèchement dans le match d’ouverture le Gallois Eddie Dennis, qui n’avait plus été vu en solo depuis pas mal de temps à la PROGRESS. Toujours invaincu depuis ses débuts, Drake, qui a sans aucun doute su tirer profit de sa participation au tournoi britannique de la WWE, s’inscrit un peu plus comme l’une des personnalités à suivre de près dans les prochains mois. Il ne lui manque désormais plus qu’un match référence, face peut-être à un adversaire de plus gros calibre, pour franchir un cap et mettre davantage en exergue ses qualités dans le ring. Pour le moment, il semble se diriger vers une rivalité avec Morgan Webster… qu’il a attaqué sans raison apparente après la victoire pleine d’impact de celui-ci sur Mike Bird, la moitié des champions par équipe de l’ICW, plus tard dans la soirée.

Le second match du show voyait s’affronter Alex Windsor et Laura Di Matteo, dans la dernière demi-finale des Natural Progression Series IV. Affrontement assez court entre deux catcheuses qui n’ont pas su pleinement montrer leur potentiel. On en retiendra que la victoire (attendue) de Di Matteo, qui s’envole donc pour la finale du tournoi, où elle retrouvera Toni Storm et son ancienne patronne et mentor Jinny, avec qui il lui reste encore des comptes à régler. Pour rappel, le combat sera organisé pendant le week-end du Super Strong Style 16, et couronnera la première championne féminine de la PROGRESS.

Clap de fin pour le South Pacific Power Trip et Paul Robinson, qui met un terme à sa carrière

D’abord contestés, puis acclamés en enchaînant plusieurs confrontations incroyables face à des adversaires comme Ringkampf, Moustache Mountain ou encore Shane Strickland & Sami Callihan, le South Pacific Power Trip est probablement l’évolution populaire la plus parfaite pour une équipe de catch. Malheureusement, le parcours de rêve n’aura duré que quelques mois, puisque TK Cooper et Dahlia Black ont célébré là, avec Travis Banks, leur dernier match sur le territoire britannique. Des adieux forcés, dû à l’expiration de leurs visas de travail. Et quels meilleurs adversaires pour un ultime combat que les vétérans Rob Lynch et James Davis ? Un affrontement dans la digne lignée des précédents combats du SPPT, bourré d’énergie et d’action non-stop, le tout saupoudré d’une charge d’émotion difficilement descriptible. Au final, une victoire pas si anodine pour Cooper et Banks, puisque Glen Joseph et Jim Smallman, les co-dirigeants de la PROGRESS, leur l’ont promis après le match : n’importe quand, n’importe où dans le monde, il auront un jour le droit à un match de championnat pour les titres par équipe. TK Cooper et Dahlia Black laissent orphelin Travis Banks, qui n’aura c’est sûr aucun mal à rebondir, tant ses performances dans le ring depuis le début de l’année sont exceptionnelles.

Autre moment fort du show : les adieux de Paul Robinson. Il avait prévenu : s’il ne parvenait pas à battre Jack Sexsmith et à se qualifier pour le Super Strong Style 16, il quitterait la PROGRESS. Vaincu, il n’a pas seulement officialisé son départ, mais a également annoncé qu’il mettait un terme à sa carrière, pour des raisons médicales. Présent depuis le Chapter 3 (et sur les rings européens depuis plus de 10 ans), il n’aura jamais eu l’occasion de porter l’or autour de sa taille à la PROGRESS, mais aura, grâce à sa personnalité bâtarde, toujours su mettre en valeur de nombreux talents comme Will Ospreay, son partenaire des Swords of Essex, qui lui a rendu un vibrant hommage sur les réseaux sociaux. De son côté, le toujours plus populaire J. Sexsmith s’est donc qualifié pour le SSS16, un tournoi où il pourrait bien jouer les premiers rôles, son parcours d’ultime underdog étant excellemment bien mené.

British Strong Style toujours plus fort

Vaincus (non sans aide) par le champion Pete Dunne lors des deux derniers shows, Mark Haskins et Mark Andrews s’affrontaient pour désigner le prochain challenger au titre PROGRESS. Un combat à cent à l’heure, marqué par quelques approximations, et qui s’est terminé en No Contest, lorsque Haskins a fait abandonner Andrews, alors que celui-ci le couvrait pour le compte de trois. Pas de tergiversation, il a été directement annoncé après le combat qu’ils auraient tous les deux le droit à un nouveau match pour la ceinture lors du prochain chapitre, où ils y affronteront le champion dans un Triple Threat Match.

Un champion qui a su conserver son bien dans le main-event du show, où non seulement il remettait son titre en jeu, mais où ses partenaires du British Strong Style Trent Seven et Tyler Bate défendaient également leurs championnats par équipe. Un combat aux enjeux majeurs, où la stipulation voulait que celui qui prenait le tombé perdait sa ceinture au profit de son exécuteur. BSS faisait donc face à l’association internationale Ringkampf, composée de WALTER, Axel Dieter Jr. et Timothy Thatcher. Un combat épique, aux multiples retournements de situation, qui aura notamment fait apparaître des tensions entre Pete Dunne et Tyler Bate. BSS a malgré tout empoché la victoire, après que Dunne ait frappé WALTER avec une ceinture, dans le dos de l’arbitre, évidemment. Post-match, Ringkampf a été ovationné comme il se doit, et Dieter Jr. a terminé le show, seul, scellant ainsi un peu plus la fin de son histoire sur le circuit indépendant, puisqu’il rejoindra prochainement la WWE. C’est indéniablement un immense regret que de savoir que le trio n’évoluera plus ensemble à l’avenir, tant leur complicité et leur complémentarité dans le ring était incroyable.

PROGRESS, Chapter 47 : « Complicated Simplicity » est disponible en vidéo à la demande sur Demand Progress.

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