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Gabriel Kidd se livre sur sa santé mentale et évoque ses tentatives de suicide

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Gabriel Kidd s’est exprimé sur ses récents problèmes de santé mentale et raconte avoir tenté de mettre fin à ses jours.

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Le mois dernier, Gabriel Kidd annonçait son retrait des rings le temps de soigner sa santé mentale. Le catcheur s’est livré sans concession sur celle-ci et donner de ses nouvelles, par la même occasion.

Dans une série de tweets, Kidd évoque son enfance et adolescence, sa carrière dans le catch et les derniers mois vécus sous la pandémie et la pression mentale. L’anglais confie un harcèlement scolaire, une rupture difficile ou encore le fait d’avoir côtoyé des talents sous le coup d’accusations lors du mouvement Speaking Out :

J’ai commencé à m’entraîner au catch à l’âge de 11 ans et on me disait déjà « Le catch avant tout, la famille, les filles, les amis, les fêtes ». J’ai grandi en idolâtrant ces hommes du circuit britannique… et il y a deux ans, alors que j’étais au Japon à faire 1000 squats par jour, beaucoup d’entre eux se sont révélés être des prédateurs sexuels, des violeurs ou des pédophiles. J’ai grandi en idolâtrant des gens qui étaient des tas de merde, alors qu’en fait, je suis juste une bonne personne et je ne l’ai réalisé que très récemment.

Le young lion raconte en outre son aventure au Japon, et notamment une blessure subie le lendemain de sa rupture avec sa petite amie, avec qui il partageait la vie depuis plus de trois ans.

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J’ai passé six mois sur la touche et j’ai dû regarder mes frères de dojo, [Yota] Tsuji et Yuya [Uemura], que j’ai aidé à s’améliorer, combattre contre deux des plus grandes stars de la compagnie pendant que je restais à la maison à pleurer (pendant des jours) sur le fait que je n’ai jamais mon match d’au revoir avec les young lions.

Une spirale infernale

Plus récemment, le catcheur de 24 ans a tenté de mettre à fin ses jours après avoir été interné en hôpital psychiatrique :

Je pourrais parler durant toute la journée des problèmes que j’ai dû surmonter mais je les ai surmontés. Il y a deux semaines, ma mère a appelé la police parce qu’elle était inquiète pour moi et j’ai été interné contre ma volonté et placé dans un service psychiatrique, et j’ai essayé de m’ôter la vie par deux fois.

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J’ai enroulé les rideaux de ma chambre autour de mon cou et je me suis accroupi jusqu’à ce que j’en perde conscience, parce que je savais qu’ils ne supporteraient pas mon poids. Je me suis réveillé avec huit infirmières autour de moi, en train de les enlever.

Gabriel Kidd révèle par ailleurs être en proie à des problèmes financiers. Ce dernier, bien que toujours payé par la NJPW, a dilapidé la plupart de son salaire en l’offrant à son entourage, sans pour autant en avoir conscience.

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J’ai gagné près de 5 000£ en janvier et j’ai tout dépensé en les donnant à d’autres personnes parce que j’étais malade. En ce moment, j’ai 75£ à mon nom et je dois demander de l’argent à ma mère pour acheter de la nourriture. J’ai perdu plus de 1000£ en bookings quand j’ai été renvoyé en Angleterre.

On m’a diagnostiqué un trouble de l’humeur avec des tendances bipolaires (deux fois, une fois à Los Angeles et une fois en Angleterre) […]. Ne dites pas que la NJPW n’a pas pris soin de moi parce que vous ne savez rien. J’aime la NJPW.

Le catcheur termine son récit en évoquant des troubles du sommeil découlant de ses problèmes mentaux. « Je suis un peu en manque d’amour en ce moment, alors si on s’est déjà rencontrés, envoyez-moi une photo de nous deux ensemble. J’en ai besoin » conclut Kidd.


Si vous-même ou un de vos proches êtes en détresse suicidaire, vous devez demander de l’aide. Des numéros d’écoutes existent : Suicide Écoute 01 45 39 40 00 /  SOS Suicide Phénix Écoute 01 40 44 46 45 (13h à 23h) / SOS Amitié 09 72 39 40 50 / Belgique 0 800 32 123 / Suisse 112 ou 143.

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