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NJPW Back to Yokohama Arena : AJ Styles maintient le cap

Comme son nom l’indique, ce show marquait donc le retour de la NJPW à la Yokohama Arena, salle très spacieuse qui voyait donc le retour des têtes d’affiches de la NJPW chamboulées depuis le précédent épisode. Depuis, entre une partie en Amérique du Nord et l’autre en Thailande, le roster était bien occupé et se regroupe donc à cette occasion. Ici, la stabilité est requise pour débuter l’été.

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Le 4 contre 4 est le signe de la première demi-heure. Dans un premier temps, il s’agit de montrer les participants au tournoi Best of Super Juniors qui va débuter pour désigner un challenger au titre Junior poids-lourd. A ce jeu, BUSHI qui fait le tombé sur le malheureux El Desperado – malheureux car il s’est blessé et pourrait manquer la compétition – se pose en outsider sans qu’il y ait de grand favori. KUSHIDA, Alex Shelley et Ryusuke Taguchi qui étaient avec lui devraient tenir un bon rôle. En revanche à l’opposé, les vétérans Tiger Mask IV et Jushin Thunder Liger n’en sont plus à chasser les titres mais à mettre en valeur les nouveaux, et l’invité de la CMLL Mascara Dorada pourrait être un outsider surprise.

Suite des 4 contre 4 avec donc dans un deuxième temps le BULLET CLUB qui n’avait pour passe temps qu’à détruire des vétérans. A ce jeu sans surprise étant donné la pleine puissance actuelle du BULLET CLUB, le dernier venu Yujiro Takahashi bat Captain New Japan, grand habitué des prises de tombé.

La NWA est dormais représentée de manière récurrente aux shows de la NJPW, évidemment surtout depuis que ses champions sont japonais. Les titres par équipe sont ici en jeu et ont finalement pour but d’écarter l’opposition NWA incarnée par Rob Conway et Wes Brisco qui prend le tombé de fin. Lance Archer et Davey Boy Smith Jr retrouvent donc Satoshi Kojima et Hiroyoshi Tenzan, mais cet affrontement viendra plus tard. Archer et Smith sont bizarrement écartés de toute la dernière partie du combat où Brisco craque sous les coups de butoir de Ten Koji qui gagnent à l’issue d’un match animé grâce à la présence de trois équipes qui ont bien enchaîné.

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Le match d’après en fait il n’y en aura pas, et l’effritement du clan CHAOS par le bas se poursuit. C’est au tour de Toru Yano d’être trahi par Takashi Iizuka avant même le début du match par équipe qui n’en était donc pas un. Pourtant les signaux étaient voyants car Iizuka ne s’est cette fois pas jeté sur le commentateur alors qu’il le fait d’habitude. Minoru Suzuki se fait donc un plaisir d’achever Yano pour un tombé éclair et de compter un nouveau membre dans son clan Suzuki-gun qui reprend un peu de vigueur.

Du côté du BULLET CLUB, tout roule même quand c’est plus moche sur le ring. L’exemple en est fait avec Bad Luck Fale, grand costaud pas beau à voir sur un ring mais qui sur des gestes à la Great Khali arrive à tenir Tetsuya Naito en respect et à décrocher une victoire qui va lui donner un bon rôle à défaut de nous donner de bons matchs.

Kazushi Sakuraba décroche sa victoire tant espérée depuis des mois face à sa némésis Rolles Gracie. Maintenant, on a l’habitude de cet habituel morceau situé au sol où le but est la soumission. Voilà il n’y a pas autre chose à rajouter ici.

Pour le titre NEVER Openweight en revanche, le rôle est bien tenu de faire sortir le show de l’endormissement. Tomohiro Ishii contre Kota Ibushi, c’est un affrontement de styles différents qui met un peu de temps à se mettre en place mais ensuite l’ensemble est très intéressant. Beaucoup de résistance d’Ibushi qui trouve quand même de quoi répondre, provoquant même un oeil enflé d’Ishii. Ce dernier est devenu un vrai roc, qui éprouve autant la résistance de l’adversaire que la sienne match après match. N’hésitant pas à aller sur les cordes, c’est à l’usure qu’il finit par décrocher la timbale avec une nouvelle victoire. Sans transition, Yujiro Takahashi l’attaque et se pose comme prochain prétendant, le BULLET CLUB cherchera alors encore à rogner encore sur CHAOS.

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Le match pour les challengers aux titres par équipe IWGP oppose deux équipes neuves mais pas forcément à 100%. Cela se ressent quelque peu notamment avec Katsuyori Shibata d’un côté et Togi Makabe de l’autre. L’ensemble est toutefois très engagé et vif, agréable à voir malgré une dureté due à des formes pas optimums. Hiroshi Tanahashi arrive à prendre l’ascendant offrant avec son High Fly Flow la possibilité à Makabe de conclure sur Shibata avec King Kong Knee Drop pour un beau finish. Hirooki Goto a été bien discret également.

Le titre IWGP Intercontinental repris par Shinsuke Nakamura trouve une bonne définition avec le brésilien Daniel Gracie comme adversaire. Le match se situe moins au sol que les précédents matchs impliquant un Gracie sur le ring. Bien sûr, on finit finalement au sol mais les renversements sont plus fréquents et les coupures de rythme moins marquantes. Ainsi, Nakamura est proche d’être surpris en faisant un tombé que Gracie renverse par une soumission. Mais c’est en répétant une deuxième fois sans élan le Booma Ye qu’il abat la bonne résistance brésilienne. Une masse se présentera à lui avec Bad Luck Fale et ce sera bon courage pour rendre ce combat vivant.

Dans l’immédiat, il y a AJ Styles vs Kazuchika Okada, acte II. Depuis que AJ Styles a pris le titre IWGP poids-lourd à la surprise générale, les deux hommes ne se quittent plus, s’étant retrouvés sur les rings de la ROH. Et au bilan, AJ Styles devient une némésis pour Okada qui s’incline à nouveau. Ce match est meilleur que son devancier, les drop kicks pleuvent davantage, l’opposition entre les deux grand talents de deux générations est plus vives, et la situation de handicap match avec la menace du BULLET CLUB de Styles pas décisive cette fois. Même si, pour reposer AJ Styles, Okada affronte brièvement Yujiro Taklahashi mais cette fois son manager Gedo est là comme Tomohiro Ishii. CHAOS s’unit donc davantage mais cela ne suffit pas et finalement AJ Styles agit en filou, utilisant l’arbitre pour troubler Okada et l’abattre avec le Styles Clash.

Les week ends se suivent se ressemblent pour AJ Styles, qui apparait au mur des champions de la NJPW et réussit à repousser Kazuchika Okada dans les cordes. Le clan CHAOS est clairement le dos au mur, vivement contesté par le BULLET CLUB qui possède à présent le leadership, tandis que Suzuki-gun commence à grignoter un peu. De toutes parts attaqué, CHAOS doit chercher la riposte au risque de ne pas passer l’été. Les prochaines semaines seront donc à haut risque et vont repartir de plus belle après ce show moyen dans son ensemble, qui aura surtout bénéficié d’un bonne deuxième partie après une première moitié quelconque.

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