WrestleMania 35

Kofi Kingston explique le sens de la KofiMania

Kofi Kingston évoque le sujet de la couleur de peau dans la KofiMania, élément important mais pas unique.

WWE

Kofi Kingtson a eu son match à WrestleMania 35 pour le titre de champion de la WWE face à Daniel Bryan et ça n’a pas été facile pour son personnage.

Au premier abord l’histoire de Kofi Kingston est sommes toutes assez banale. C’est un catcheur qui plait au public, ne déçoit jamais et qui travaille dur mais qui reste considéré comme un “B+ Player” comme le fut en son temps Daniel Bryan lors de sa course au titre de champion de la WWE. Mais il y a un fait impossible à éclipser : Kofi Kingston est aussi noir. C’est un facteur qui a beaucoup joué dans cette storyline, même si la question de l’origine n’a pas été évoquée explicitement à l’écran.

Dans une de ses promos face à Vince McMahon, Kofi Kingston a parlé “des gens comme nous” qui devaient trimer beaucoup plus que d’autres pour arriver à leur fins, sans en dire d’avantage bien que ces propos laissaient aisément entendre qu’il s’agissait des personnes noirs.

S’il est en effet question de cela dans cette expression, le challenger au titre de la WWE explique dans une interview dans l’émission Busted Open de la radio américaine Sirus XM qu’elle ne parle pas seulement du fait d’être noir à la WWE mais d’être différent des standards habituels des main-eventers au sein de la compagnie de Stamford.

Nous l’avons laissée ouverte pour une raison, et elle signifie beaucoup de choses différentes. Par exemple, moi, je porte des nattes sur le ring. Je porte du rose. Je saute. J’applaudis. Je twerke… Tu vois ce que je veux dire ? Et on ne voit jamais quelqu’un comme ça dans le main-event. Il y a évidemment la question de la couleur de peau en jeu, n’est-ce pas ? Vous n’avez pas vu beaucoup de champions afro-américains détenir des titres majeurs. Donc, c’est certainement en grande partie pour ça. Ce qui est génial dans toute cette histoire, c’est que tant de gens peuvent s’y identifier. Comme des enfants noirs, qui regarderaient la télévision et qui voient des hommes noirs faire des choses géniales. En excellant et en faisant de grande choses, ils s’imaginent à leur tour qu’ils peuvent faire de grandes choses. C’est une grande partie de ce que nous faisons, et c’est une énorme fierté de pouvoir être ce phare de l’espoir.

Comme Kofi Kingston l’explique, la storyline va au delà du fait d’être un catcheur noir et des difficulté qu’il peut rencontrer à la WWE. Elle concerne tous les gens qui ont eu ou ont encore du mal à atteindre leurs objectifs, à qui on met des battons dans les roues, qui se voient refuser des opportunités parce que la société et ses codes leur laissent entendre qu’il n’y arriveront jamais.

Mais aussi, au delà de la couleur de peau et des origines, c’est le fait qu’il s’agisse d’une vraie aventure de 11 ans. C’est un travail de 11 ans. Tu vois ce que je veux dire ? Des gens comme nous, comme des gens qui travaillent aussi dur que possible, à qui on dit “non”. Même avant de devenir une Superstar de la WWE, on m’a dit que je n’y arriverais jamais parce que je n’étais pas assez grand. Tu vois ce que je veux dire ? Je n’étais pas assez fort. Je ne faisais pas 1m90, et pourtant nous y voilà. Tu vois ce que je veux dire ? Des gens qui tout le temps doivent franchir des obstacles, escalader des montagnes, pour trouver d’autres montagnes au sommet de ces montagnes et qui doivent escalader à nouveau. Vous connaissez des gens comme nous, ça concerne, c’est pour tous ceux qui ont lutté. Tous ceux qui ont eu du mal à arriver là où ils voulaient être. Et maintenant, ils peuvent nous considérer comme des exemples, dire “Hé, je peux le faire parce qu’ils l’ont fait, j’en ai été témoin. Peut-être que je peux le faire aussi.”

La KofiMania n’a au final que peu de différence avec le Yes Movement de Daniel Bryan de 2014, si ce n’est qu’elle n’embarque avec elle un grand pan de la civilisation américaine qui peut trouver en Kofi Kingston un model.

Le dénouement de l’histoire se jouera ce dimanche à WrestleMania 35, où Kofi Kingston affrontera Daniel Bryan pour son titre de champion de la WWE.

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