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Abus, harcèlement, menaces : La relation entre catcheurs et fans en question

Elles ont entre 19 et 27 ans, certaines plus jeunes au moment des faits, et ont déjà été victimes de harcèlement et d’abus sexuels de la part de catcheurs et ont accepté de témoigner. Analyse d’une problème de société actuel qui touche malheureusement aussi le catch.

Vice/Dark side of the ring
Disclaimer: Depuis le mois de septembre 2018, VoxCatch a recueilli les témoignages de plusieurs fans de catch ayant été harcelées et/ou abusées sexuellement par des workers français. En dehors des affaires déjà révélées publiquement et pour lesquelles la présomption d’innocence vaut toujours, les noms des catcheurs et promoteurs concernés n’ont pas été dévoilés dans cet article et pour une raison simple: il ne s’agit pas de dénoncer telle ou telle personne, mais un comportement en général et de comprendre d’où vient le problème.

Dans un milieu majoritairement masculin comme le catch, difficile de trouver sa place quand on est une femme, même en tant que fan. En France, comme ailleurs, le fameux fantasme de la ring rat — femme se rendant sur des shows de catch pour coucher avec des catcheurs — perdure, et des fans féminines subissent souvent les mêmes comportements déplacés, et ceux même de la part de workers.

En juin 2018, une affaire ébranle le catch français. L’arbitre Jerôme Breekpot, booké sur un show de la ICWA, aurait demandé à une jeune fille de 12 ans d’envoyer des photos d’elle, nue. Les promotions françaises s’empressent de bannir l’homme de leurs rings. Cette affaire est encore en cours de jugement.

En décembre dernier, nouvelle affaire : cette fois-ci, c’est le catcheur marseillais Vince NT qui est visé. Deux femmes se rendant régulièrement sur des shows de catch en France témoignent sur Facebook de comportements abusifs du catcheur de 24 ans.

Mélanie Bourgeolet, 22 ans, évoque une escroquerie de plus de 2 000 euros (relevé bancaire à l’appui) et ajoute que Vince NT lui aurait demandé de faire 1 000 km pour venir le voir et l’aurait forcé à des pratiques sexuelles contre son gré. De son côté, Marion Benoît, 20 ans, parle d’abus de confiance et d’abus sexuels. Vince NT aurait diffusé volontairement des photos d’elle nue (preuve à l’appui avec des screens et un message vocal où il la menace de diffuser les photos). Néanmoins, après cet épisode, Marion Benoît a continué de voir le catcheur : « J’avais l’impression d’être sous son emprise. Il trouvait toujours les bons mots pour que je me sente en sécurité, me disait que j’étais belle. Moi qui ai des complexes, ça me faisait du bien. » 

Suite à ces révélations, Marion a reçu du soutien mais aussi des attaques de la part de certains workers. Certains l’attaquent sur son physique, d’autres la traitent de menteuse ou encore la juge sur sa sexualité. « C’est dur mais bon, ils ne vont pas m’empêcher de vivre ma passion et de me déplacer sur des shows » explique la jeune femme. 

Vince NT a accepté de répondre à nos questions et dit n’avoir jamais couché avec Mélanie. « On s’est simplement envoyé des photos à caractère sexuel. Elle m’a déjà récupéré à la gare et m’a emmené à des shows. » Il ne nie pas avoir reçu de l’argent de sa part. Selon lui, il s’agissait de l’achat de produits dérivés. En ce qui concerne Marion, il dit avoir diffusé ses photos involontairement : « C’était lors d’une conversation groupée et j’avais cliqué sur celle-ci sans faire exprès. Ce sont les gens de cette conversation qui ont diffusé les photos. » Il raconte également que Marion était consentante lors de toutes les relations qu’ils ont entretenues pendant des mois et parle d’une « manipulation » de celle-ci. 

Ces deux jeunes filles ne sont pas les seules à dénoncer les abus du catcheur. Au total, quatre femmes ont porté plainte contre lui. Mélanie Bourgeolet pour « escroquerie », Marion Benoît pour « revenge porn », une autre personne, n’ayant pas souhaité divulguer son identité, pour « faits et délits de viol » et une catcheuse a déposé une main-courante pour diffamation. 

Des témoignages sordides

Au cours de notre enquête, quinze témoignages ont été récoltés, de la drague lourde aux abus sexuels. Certaines femmes ont témoigné de manière anonyme pour se protéger.

Quand elle avait quinze ans, Mélanie Bourgeolet avait déjà été confrontée à une telle situation. Deux catcheurs lui avaient demandé d’envoyer des photos d’elle nue ainsi que des faveurs sexuelles par téléphone. “J’étais naïve à cette époque-là, j’ai envoyé les photos. J’en ai parlé à certains catcheurs de leur promotion, mais ils m’ont juste dit de lâcher l’affaire, qu’ils étaient connus pour être des pervers”, raconte la jeune femme. Mélanie dit également en avoir parlé à une catcheuse qui lui a expliqué avoir aussi subi du harcèlement sexuel de la part de ces catcheurs. Aujourd’hui, elle n’a plus peur de parler. Elle est exténuée : « Je veux que le catch français change, je veux qu’on me croie, je veux être entourée de bonnes personnes. » D’autres workers sont au courant de cette histoire, mais ont simplement fait la sourde oreille.

Julie*, une autre fan, s’est retrouvée dans une situation similaire. « J’avais contacté une promotion pour y faire du bénévolat. La personne que j’ai rencontré par la suite m’a clairement fait du rentre-dedans. Il avait la trentaine, j’étais en 3ème, j’avais 15 ans. » Elle explique avoir par la suite changé de numéro de téléphone et ses réseaux sociaux pour que le catcheur arrête de la contacter. Elle en a parlé bien plus tard à la structure, celle-ci a expliqué avoir eu des retours sur des comportements similaires, ce pourquoi il ne travaille plus là-bas. L’homme en question catche encore dans une autre promotion française.

Au cours des témoignages, le nom d’un catcheur ressort dans la majorité des cas. De la drague lourde à l’abus sexuel, les accusations sont souvent similaires. Céline*, 19 ans, prend contact avec ce catcheur sur Facebook, après un show. « Je l’ai simplement remercié d’avoir fait un bon combat. Il a commencé à me parler tous les jours jusqu’à ce que nos discussions tournent autour du sexe. Je lui ai clairement dit que je refusais mais il a fini par m’avoir à l’usure. Il m’envoyait des snaps de lui à deux heures du matin où il se masturbait », se souvient-elle.

Au fil des discussions, et après de nombreux refus, Céline accepte d’aller chez le catcheur en question. « Au début je me disais que j’en avais peut-être envie, que ça allait être bien. Mais une fois chez lui, il a clairement abusé de moi,” raconte-t-elle. “Je lui ai dit que je ne voulais pas sans préservatif, il ne m’a pas laissé le choix, je lui ai dit que je ne voulais pas faire de sodomie, il ne m’a pas laissé le choix. Je n’ai pas eu le courage de lui dire ce que je ressentais. » Céline a ensuite fait un dépistage. Elle estime ne pas pouvoir porter plainte car elle est en pleine « zone grise » — zone dans laquelle le rapport sexuel ne serait plus vraiment un acte consenti mais pas tout à fait une agression selon l’anthropologue Nicole-Claude Mathieu. Elle garde aujourd’hui ses distances avec le catcheur.

Justine*, une autre fan, décrit un même mode opératoire : repérage, discussions sur les réseaux et demande de faveurs, de l’hébergement à la sodomie : « Je n’allais pas super bien dans ma vie, je lui ai dit que je n’étais pas chaude pour faire ça, il a un peu forcé et je n’ai pas osé insister. C’est de ma faute aussi. » Justine, lors de notre entretien, n’avait pas totalement conscience d’être une victime. Quelques mois plus tard, elle a décidé de porter plainte. 

Le catcheur en question n’est pas toujours arrivé à ses fins. Une autre fan, Laura, a eu un problème avec ce même homme. Sans pour autant avoir eu de relations sexuelles avec lui, elle évoque que celui-ci se servait de sa situation pour obtenir des services : « Il m’a demandé des photos, il m’a montré des photos, à l’époque je lui en ai envoyé, j’étais célibataire. Il avait le discours habituel, il voulait se poser, trouver quelqu’un. » Laura lui a fait une affiche pour son show gratuitement alors qu’elle les facture habituellement à 200 voire 400 euros. « À un moment je me suis rendu compte qu’il n’était pas sain, j’ai coupé court avec lui. Il a commencé à être violent avec moi verbalement et à m’insulter de salope, de pute, de pleins de noms. » Laura explique avoir été harcelée et choquée par son comportement. Aujourd’hui elle n’a plus aucun contact avec lui. 

Une barrière floue entre workers et fans

Nous avons obtenu de nombreux témoignages, la majorité d’entre eux n’évoquait pas des abus, simplement des flirts ou des relations avec des catcheurs. Cependant ce rapport de proximité avec les fans engendre souvent des situations ambiguës, qui gênent les fans et les empêchent d’aller à certains shows. 

Laura nous a parlé de l’une de ces situations : « J’ai discuté longtemps sur Skype avec un catcheur, au début nos discussions étaient anodines. Puis elles ont commencé à tourner autour du sexe. Il m’a proposé de me déshabiller face à lui une fois, je l’aimais bien, j’étais consentante mais je lui ai dit que s’il devait se passer quelque chose, autant le faire hors caméra. Il a refusé. » Depuis ce jour, Laura n’a pas revu le catcheur en question, mais elle admet que si elle le revoit sur un show, elle le vivrait très mal. « J’ai eu plusieurs histoires avec plusieurs catcheurs, certains que je ne calcule même plus. Ils font leur travail, je les hue, les applaudis, mais lui c’est plus compliqué. » 

Laura n’est pas la seule dans cette situation. Beaucoup de filles expliquent ne plus vouloir se rendre aux shows à cause du jugement des autres, à cause de la réputation que cela peut leur causer. Charlène a été cyber-harcelée suite à son histoire. Celle-ci s’est rendue en Allemagne avec trois de ses amies françaises pour assister au tournoi 16 Carat Gold de la wXw. Des rumeurs sur elle et ses amies ont circulé après ce week-end, des rumeurs qui ont conduit à de nombreuses insultes anonymes auprès des quatre filles sur le site Ask.fm. « On rentrait à l’hôtel, on allait se coucher, mais les gens nous inventaient une vie. On nous traitait de menteuses. » Des rumeurs nourries par les fans et également par les workers.

Aujourd’hui, Charlène a perdu sa passion pour le catch à cause de ces rumeurs, elle qui était prête à faire des milliers de kilomètres pour un show, et déplore sa situation. « Je suis une ‘ring rat’, je suis la fille qui a couché avec le plus de catcheurs, on m’a inventé une vie. Ils ne prennent pas en considération ce qu’un fan ressent et vit. » conclut Charlène.  

En France, la relation entre les catcheurs et les fans peut être personnelle. Les catcheurs francophones n’ont pas la carrière de leurs homologues américains des grandes promotions et sont donc plus accessibles. Ce sont des vedettes d’un soir, qui signent des autographes avant de reprendre leur vie personnelle. Est-ce donc aux catcheurs de mettre une barrière avec les fans, ou aux fans de garder leur distance ? 

Pour Tristan Archer, catcheur professionnel français passé par la WWE, « c’est aux catcheurs de mettre la limite. Je suis sous les projecteurs devant parfois mille personnes. T’es une superstar, à petite échelle, mais quand même. » Il estime que la barrière doit être posée dès les entraînements. Il insiste sur le fait que chacun·e doit se remettre en question, chacun·e doit prendre en compte le ou la fan à qui il ou elle parle. « Marc Mercier dit à ses élèves de ne pas parler aux fans sur internet ou de faire de copinage, sinon il ne les booke plus. C’est à l’ancienne, mais ça fonctionne. » (Marc Mercier n’a pas souhaité répondre à nos demandes d’entretien).

Pierre “Booster” Fontaine entraîneur et promoteur de la ICWA et catcheur a également conscience de cela :  « Je dis toujours à mes élèves, vous représentez le catch en France, à vous de prendre vos responsabilités pour lui donner une bonne image. Mais je ne suis pas la police des braguettes. »  

Sturry, ancien catcheur et actuellement vidéaste et scénariste, estime que peu de catcheurs mettent cette barrière. « Quand un fan veut entrer dans la profession, il ne va pas être crédible et les mecs vont plus chercher à l’embrouiller. Là, la barrière se met. Mais quand il s’agit d’être pro dans sa façon de communiquer avec les autres, il n’y a plus personne. » Selon lui, certains ont encore une mentalité « à l’ancienne » qui les empêche d’instaurer cette barrière. « J’ai entendu des vétérans dire : ‘le rôle d’un babyface c’est qu’à la fin du show, chaque fille ait envie de le sucer. » 

C’est ce qu’a raconté Booster. Lorsqu’il a commencé le catch en 1997, les catcheurs avaient deux objectifs en arrivant sur un show « Savoir dans quel bar ils allaient boire à la fin des shows et avec quelles filles ils allaient finir la soirée. » C’était une autre mentalité, une mentalité qui n’est plus du tout présente aujourd’hui. Celui-ci explique qu’il y a toujours eu un jeu de séduction entre les fans et les catcheurs. Il affirme que ce n’est pas seulement aux workers de prendre leurs responsabilités, c’est également aux fans de savoir dans quoi elles s’embarquent. « J’ai du mal à imaginer qu’une fan d’une vingtaine d’années puisse s’imaginer avoir une relation assez sérieuse avec un worker pour lui envoyer ce genre de photos et lui faire confiance. » Le promoteur de l’ICWA explique qu’il a déjà reçu énormément de photos dénudées de jeunes filles sans leur avoir demandé, mais a toujours refusé d’aller plus loin. Pour lui, il ne faut pas blâmer tous les catcheurs et il ne faut pas rentrer dans cette logique de dire « ils sont sur scène, ils ont le pouvoir ». 

Vince NT, catcheur et aussi entraîneur, a un point de vue différent. Il estime que les fans lui sont égaux. “On peut pas se prétendre catcheur professionnel puisque légalement on est considéré comme des amateurs.” En réalité, les catcheurs ne sont pas considérés comme des sportifs (les shows étant scriptés) mais comme intermittents du spectacle, le catch étant reconnu par le ministère de la Culture. Aujourd’hui, plus personne n’a ce statut. Mais sur scène, ils sont tous mis sur un piédestal par les fans de catch, peu importe le statut.

La majorité des fans ayant été victimes d’abus ont eu le même discours. Elles ont été manipulées lorsqu’elles étaient dans une mauvaise période de leur vie. Elles ont un cruel manque de confiance en elles et avaient l’impression d’être « spéciales » aux yeux du worker avec qui elles étaient. C’est ici que la notoriété entre en jeu et qu’il est plus facile de manipuler quelqu’un.

Les workers font la sourde oreille

Sturry explique qu’il est difficile de dénoncer les comportements abusifs des catcheurs français : « Quand tu veux te faire connaître, tu ne balances rien, sinon tu risques de ne jamais bosser. Par moment on tente de régler des problèmes en interne. » Le scénariste a par exemple refusé de booker Vince NT dès début 2018, ayant eu écho de certains mauvais comportements à l’époque. Sturry avait également dénoncé un comportement sur Twitter. Après les révélations de Squeezie sur les youtubeurs et son fameux tweet, Sturry a réalisé un copié-collé, adapté au catch français. 

« Après la publication de ce tweet, un promoteur s’est mis à envoyer des messages à pleins de workers en disant que je devais être banni du catch français. En disant que mes propos relevaient de la diffamation. Je ne parlais même pas de lui. Mais cela traduit bien ce qui se passe quand on parle. » confie Sturry. 

Quand il s’agit de Vince NT, Booster reste flou : « J’attends de voir ce que la justice va trancher ». Il a toutefois booké Vince NT dans son show lors de la Japan Expo à Marseille, en échange de l’utilisation de son ring. Après les différentes accusations à son encontre, Vince NT a été banni de certaines promotion comme la WPE dont il était le champion quand d’autres ont décidé de continuer de le booker, comme Tom La Ruffa dans la Nuit du Catch — événement qui n’a finalement pas eu lieu pour d’autres raisons. Le catcheur marseillais aurait également été « banni » de la TPW, promotion dont il est tête d’affiche, mais il était de retour dans des shows de celle-ci quelques semaines plus tard. Selon Tristan Archer, certains promoteurs sont aussi “tenus par l’argent”, c’est pour cela qu’ils n’osent pas dénoncer.

Malgré l’omerta du catch français concernant les comportements abusifs de quelques uns de ses représentants, le scénariste Sturry estime que “la révolution se fera par les fans et internet.” L’animateur de “C’est Ça Le Catch” estime que les dénonciations ne peuvent pas fonctionner en interne, qu’elles ne peuvent qu’exploser publiquement pour être réglées. Booster préfère que les choses se règlent en coulisses. « Dans ma promotion j’ai déjà eu écho d’un catcheur qui a eu un comportement déplacé avec une fan, je suis intervenu personnellement pour régler les choses et ça s’est réglé. Je ne suis pas allé sur la place publique, c’était arrivé une fois et je ne pouvais pas dire que c’était quelque chose qui arrivait régulièrement. » Il évoque aussi le travail judiciaire. Néanmoins, concernant l’affaire de l’arbitre belge, personne n’a attendu la décision de la justice pour que celui-ci soit banni des scènes française et belge. 

Sur les réseaux sociaux, la communauté des fans de catch français et les victimes estiment que la justice ne fera rien. Maëlig, animatrice du podcast « Les Rebuts du Catch », a pris de très fortes positions concernant les différentes dénonciations qui se sont faites sur les réseaux sociaux. « Je pense que ça ne devrait pas avoir lieu d’être, normalement un catcheur sait où sont les limites, où s’arrête son rôle de représentation, il est censé avoir des barrières morales. C’est aux workers de faire bouger les choses. »

Mais en soit, comment régler le problème ? Comme beaucoup de workers l’ont dit : « nous ne sommes pas la police ». Que la police soit judiciaire ou simplement la morale des personnes, celle-ci n’est pas suffisante pour trouver une solution. Le catch français a un seul grand problème : son illégalité. Pas de contrat de travail, pas de rémunération, pas de règles. À partir du moment où le fonctionnement n’est pas professionnel, comment les catcheurs peuvent-ils se comporter de manière professionnelle ? 

Mélanie et Marion ont reçu le soutien de nombreux workers. Les fans n’ont pas ou très peu remis en cause leurs témoignages. Tristan Archer les a aidées dans leur démarche afin qu’elles puissent porter plainte. Peut-être que ces témoignages permettrons aux mentalités d’évoluer et d’aller de l’autre côté du rideau… Dans le catch français, tout n’est pas noir. Une lueur d’espoir apparaît grâce à une nouvelle génération déterminée, pleine de bonne volonté, passionnée et bienveillante.

*Les prénoms ont été modifiés.

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