Review

Royal Rumble 2012 : Indigestion royale

Le titre annonce bien la couleur de cette review. Et pour cause, quand les storylines ne suivent plus, quand les matchs sont mauvais ou trop courts, et quand une grosse annonce se transforme en mensonge, et alors que la carte du show annonçait de bonnes choses, c’est l’indigestion.

On ouvre directement les hostilités avec le Steelcage Triple Threat Match entre le champion du monde poids lourd Daniel « The Yes Man » Bryan et les deux vrais poids lourd Big Show et Mark Henry. En réalité, la rivalité se trouve surtout entre Daniel Bryan et le Big Show. Mark Henry est ici pour meubler, même si officiellement on dit qu’il veut récupérer le titre. D’ailleurs il aurait mieux fallu l’éloigner de ce match, surtout s’il est blessé, car un blessé handicap un match, et celui ci le fût assez fortement et n’a d’ailleurs pas duré longtemps malheureusement. En tout cas si Bryan comptait profiter des moments où le Big Show et Mark Henry se battraient pour s’enfuir de la cage c’est raté, les actions seront bien réparties sur les trois lutteurs. Le match était court donc, mais Bryan garde son titre, assez logiquement car comme dit précédemment, Henry est blessé et a déjà eu le titre assez longtemps. Quant au Big Show, même s’il est bien exposé ces derniers temps, il serait assez dingue de le voir remporter le titre. Notons quand même ce moment étrange ou Mark Henry se coince lui même entre les cordes et la cages pour se faire écraser par le Big Show.

Bon aucun doute, la rivalité est fini. Maintenant la prochaine étape pour Daniel Bryan c’est l’Elimination Chamber, et cela risque d’être un peu plus difficile pour lui. Je doute fortement qu’il puisse arriver à WrestleMania avec le titre.

Un package vidéo sur John Cena est diffusé. On en voit souvent oui, mais celui ci est assez spécial, il nous montre la différence entre deux John Cena: le Cena d’avant, celui qui était fort, invincible, sympa et qui œuvrait pour des associations diverses comme Make A Wish et celui d’aujourd’hui, dépassé par son personnage, par les réactions qu’il engendre. De là naît un doute, voir même une constatation: John Cena ne sera jamais heel. Pourquoi ? Parce que c’est quasiment impossible. Un type qui œuvre pour le bien, dans des associations par exemple, ne peut pas être transformé en un connard fini, ce serait une perte pour la WWE et pour les gosses à qui il faut penser. L’impression que donne John Cena est celui d’un homme poussé à bout, par les huées des fans, par ses ennemis comme Kane, et par ses erreurs comme celles qu’il a faite récemment et qui ont coûté le titre à Ryder et l’ont blessé.

La suite ne serait donc pas un heelturn comme beaucoup l’attendent, mais la rivalité contre The Rock qui va suivre devrait renforcer cette idée, et montrer un John Cena qui souffre intérieurement, perdu et qui a du mal à s’en sortir. Il ne fait aucun doute que John Cena sortira vainqueur de WrestleMania. La suite ? John Cena va prendre sur lui, montrant qu’il peut s’en sortir. Cette rivalité sonne un peu comme une remise en question de son personnage, aprés plusieurs année de « Super Cena », le champ se demande s’il n’est pas temps de passer à autre chose.

Oh dis donc, un match de Divas ! Un 8 Divas Tag Team Match entre  la team de Beth Phoenix, Natalya & les Bellas Twins, et la team de Kelly Kelly, Eve, Tamina et Alicia Fox. Le match est tellement intéressant que Booker T va sur son twitter pour nous rappeler son nombre de followers. Bref on a là un match totalement inutile parce que les officiels ont du oublié de construire une rivalité pour le titre des Divas sûrement, du coup le match nous intéresse tellement qu’on en profite pour aller ses faire des provisions à la cuisine. La team de Beth Phoenix remporte le match, tant mieux quand même parce c’est la championne et qu’elle est déjà oubliée comme ça ces derniers temps.

Un petit passage en backstage pour découvrir Zack Ryder dans une chaise roulante aprés le chokeslam de Kane qui l’a fait passé à travers le sol à RAW avant le Rumble. Laurinaitis lui a aménagé une loge avec tout le confort nécessaire. Viens alors Eve, tout juste sortie de son match, encore essoufflée qui vient s’en prendre verbalement à Laurinaitis avec des mots qu’elle ne serait même pas capable d’épeler elle-même.

Vient le moment du match entre John Cena et Kane. John Cena entre, très hué, normal. Kane entre à son tour en se faisant un peu attendre. Le match n’est pas aussi bon qu’on l’attendait, beaucoup trop de temps morts, assez lent… Mais on en revient à ce qui a été dit précédemment, John Cena n’est plus Super Cena, il a du mal à venir à bout du Big Red Monster et le vit mal. Le match se termine en double count-out, manière assez logique de faire perdre John Cena sans le rendre pour autant trop faible. Mais ça ne se termine pas là, l’action continue en dehors du ring et va même se poursuivre en backstage où Kane n’ira pas de main morte, les coups de chaises pleuvent. Cena hors de lui nuire, Kane se précipite à la loge de Zack Ryder pour l’emmener sur le ring, ou il lui inflige un tombstone piledriver sous les yeux d’une Eve éplorée. Cena tentera en vain de sauver Ryder mais n’y pourra rien, assommé par Kane. Encore une fois le super héro n’a pas pu sauver son ami.

Autre package video cette fois ci, mais sur le Rock. Une vidéo qui vient s’opposer à celle de John Cena, on y voit un Dwayne Johnson aimé, talentueux, acteur et sportif avec des passages sur sa carrière. Assez longue d’ailleurs cette vidéo, mais utile pour hyper WrestleMania et le match qui l’opposera à John Cena à Miami le 1er avril.

Par contre faudra lui dire que les armes ne seront pas autorisées à WrestleMania.

Le moment qui suit est encore une perte de temps qui a nuit à ce Royal Rumble. Oui vous savez ce moment horrible ou McIntyre se fait méchamment squasher par ce gros tas de Brodus Clay. Je suis pas contre donner de l’exposition à Brodus Clay, je trouve le personnage fun et bien pensé, mais quand il s’agit de le faire au détriment de superstars au potentiel de futurs champions ça craint. Si la WWE voulait donner du temps d’antenne à Brodus Clay, il suffisait de le mettre dans le Rumble Match, il y avait de quoi faire un bon truc. Et ce n’est pas la première fois que la WWE fait ça, Santino Marella, Hornswoggle entre autres se sont vu offrir du temps d’antenne en humiliant des mecs comme Chavo Guerrero ou Jack Swagger. Bref, à oublier.

Viens le match le plus attendu de cette soirée après le Rumble Match, le jeune et beau Dolph Ziggler affronte de nouveau CM Punk pour le titre de la WWE. Mais cette fois ci, Laurinaitis est l’arbitre… ouais enfin c’est ce qu’il y avait de marqué sur la carte, parce qu’une fois arrivé, Big Johnny nous annonce qu’il a fait appel à un autre arbitre et supervisera l’action en dehors du ring. Manque de peau l’arbitre demandé fini par se prendre un mauvais coup et fini inanimé en dehors du ring. Un GTS, puis deux mais pas d’arbitre pour faire le tombé, l’un étant complètement K.O. l’autre en ayant rien à faire, enfin du moins faisant semblant, Punk s’énerve. C’est au troisième GTS que l’arbitre, encore à moitié dans le cirage fera le tombé en même temps que Laurinaitis, qui faisait sûrement semblant d’être impartial.

Oui c’était un bon match, le meilleur de la soirée même, mais la façon dont il s’est fini n’était certainement pas ce qu’il y avait de mieux à faire. Si Punk devait avoir sa revanche sur Laurinaitis, c’est ce soir là qu’il aurait dû. Malheureusement la shoot-promo et le GTS de Punk sur Laurinaitis ont eu lieu à RAW avant le Rumble et ça a en partie gâché la surprise.

On arrive enfin au moment le plus attendu de la soirée, le Rumble Match. J’aime beaucoup le Rumble, un de mes match favoris chaque année avec le Money In The Bank. Rempli de surprises comme Ricardo Rodriguez ou le retour de Kharma , des passages de légendes comme Road Dogg, Jim Duggan ou encore Mick Foley, avec des bon moments d’entertainement – parce qu’il en faut – bien sympa. Les seuls points négatifs de ce Rumble c’est certaines entrées de midcarders pourtant bien traités habituellement comme Cody Rhodes qui entre en quatrième place ou encore R-Truth, pourtant bien mis en avant ces derniers temps et qui entre en troisième pour se faire éliminer quelques minutes plus tard.

L’autre point négatif concerne des lutteurs – voir même des gens qui ne le sont pas – qui ne devraient pas être là, au détriment d’autres. Les exemples les plus parlant c’est Michael Cole ou Jerry Lawler, alors que des mecs comme Drew McIntyre, Tyler Reks, Tyson Kidd et j’en passe, qui même s’ils ne sont pas de grosses superstars aujourd’hui méritait au moins leur place dans ce Rumble.

Côté résultats c’est la grosse surprise. Tout le monde attendait une victoire de Chris Jericho vu l’annonce dans le RAW précédent le Royal Rumble ou même parce que ça paraissait logique au vu de la possible rivalité entre lui et CM Punk, ou encore une victoire de Randy Orton après son retour de blessure. Mais non, rien de tout ça puisque que c’est le Celtic Warrior Sheamus qui à remporté la bataille royal pour devenir le premier irlandais à gagner le Rumble. Grosse surprise donc, mais pas mauvais choix car ces dernières semaines, Sheamus n’avait pas de storyline et commençait à se perdre dans le midcard.

Fin du pay per view et là, la facture passe mal, c’est difficile à digérer. Le match pour le titre de Champion du monde poids lourd était trop court et manquait de suspense, peut-être aurait-il fallu laisser Mark Henry se reposer et choisir un autre lutteur plus menaçant pour le triple threat. Un match de Divas tellement inutile et encore une fois typique de la façon dont est gérée la section des Divas. Un squash de Drew McIntyre qu’on aurait pu éviter, d’ailleurs pour la petite anecdote, pendant le direct mon stream a lâché avant le match et a repris juste après quand tout était fini, c’est à se demander si Internet n’avait pas eu pitié de moi sur ce coup.

Bref, maintenant que la Road To WrestleMania est officiellement lancée, cap sur Elimination Chamber le 19 février dont les matchs sont déjà connus. Aucun doute que certains titres vont changer de mains ce soir là.

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