Top 200

Top 200, de 65 à 61 : Comme on se retrouve…

WWE

Presque que des revanches cette semaine, ou en tout cas des épisodes faisant partie de séries de matches. Benoit et Angle se sont affrontés pendant plus de quatre ans, Lesnar et Angle aussi, tout comme les trois équipes ayant donné naissance aux TLC. Quand à Eddie Guerrero et El Hijo Del Santo, cette rivalité remonte carrément à leurs pères respectifs.

#65 Chris Benoit contre Kurt Angle (c) pour le titre Poids-Lourds de la WWE

19 janvier 2003 : Royal Rumble 2003 à Boston (Massachussets)

Grande rivalité entre deux des catcheurs les plus techniques que la WWE ait connu. Kurt Angle était alors champion de la WWE du côté de Smackdown après avoir repris le titre des mains du Big Show. Kurt Angle apparaît ici comme babyface sans que ça ne soit réellement apparent. Les deux sont en effet du côté babyface et c’est Chris Benoit qui est le plus acclamé des deux, Angle endossant le rôle de heel de facto. Heel naturel, Angle est parfait dans ce costume face à Benoit dont les défaillances au micro en font un meilleur babyface.

Chris Benoit et Kurt Angle se rencontrent régulièrement depuis déjà l’année 2000 autour des titres européens ou intercontinentaux. C’est la ceinture suprême qui est ici en jeu dans un pay-per-view de très mauvaise qualité, avec notamment un épouvantble Triple H contre Scott Steiner et un soporifique Big Show contre Brock Lesnar. Benoit avait au passage battu le Big Show (alors managé par Paul Heyman) pour devenir challenger.

Comme on peut s’y attendre, le match est la moitié du temps au sol et comprend de nombreux passages assez stiffs, avec notamment des atémis de la part de Benoit qui claquent excessivement fort. Etant donné qu’Angle joue le rôle du heel, il maintient régulièrement Benoit dans des chinlocks ou des bodyscissors, mais jamais l’intensité ne chute bien longtemps. Les dix dernières minutes voient le tempo s’accélérer énormément et après un grand nombre de contres et de renversements, Angle bloque Benoit dans une Ankle Lock qui l’oblige à abandonner. Ce dernier quitte le ring en dernier sous une standing ovation.

Note WON : **** 3/4 – Note Cagematch : 9.54

#64 Brock Lesnar (c) contre Kurt Angle 60-minutes Iron Man pour le titre de la WWE

18 eptembre 2003 : WWE Smackdown #214 à Raleigh (Caroline du Nord)

Même cas de figure qu’à Wrestlemania XIX mais les rôles sont inversés, avec ici Kurt Angle qui est champion mais face face à Brock Lesnar, le challenger mais heel. Brock arrive sans Paul Heyman après que celui-ci ait rejoint ke Big Show (et accessoirement ait été renvoyé de l’équipe créative de Smackdown, pourtant responsable de la meilleure période de l’histoire du show TV). Après que Brock ait pris le titre de Kurt Angle à Wrestlemania six mois auparavant, ce dernier tourne plus ou moins heel au fil des mois et à Vengeance, lors d’un triple threat incluant le Big Show, Kurt Angle s’empare du titre.

Un Ironman de 60 minutes est alors décidé afin de départager les deux catcheurs après leur match simple lors de Summerslam 2003. Il faut rappeller que ce précédent match avait vu l’intervention de Vince McMahon en faveur de Brock Lesnar et de nombreux ref bumps, ce qui peut expliquer le besoin d’une stipulation nécessitant de départager les deux protagonistes. C’est un affrontement très intéressant en raison du passé de catcheurs légitimes avec Kurt Angle le médailé olympique en 1996, et le Brock Lesnar le champion NCAA en 1999.

Le combat est excellement construit avec un Brock Lesnar plus heel que jamais, souvent maitrisé par Kurt Angle ayant l’avantage technique par rapport à son adversaire plus puissant et plus vicieux. Brock Lesnar décide de démolir Kurt Angle avec une chaise au bout de 10 minute et perd le premier tombé par disqualification (0-1 pour Angle). Il assène ensuite un F-5 et une Ankle Lock pour prendre l’avantage (2-1 pour Lesnar). Au prix d’un F-5 à l’extérieur, Brock prend une avance encore plus large via décompte à l’extérieur , mais Angle reste au contact avec un Angle Slam (3-2 pour Lesnar). Après un ref bump Lesnar se sert de la ceinture pour assomer Angle après que ce dernier avait pu avoir un compte de 3 visuel pendant que l’arbitre dormait, et la bête du Minesotta prend un avantage encore plus conséquent (4-2). Alors qu’Angle revient dans le match, Lesnar score un cinquième tombé sur une superplex pendant le coupure publicitaire (superbe attention aux détails, tout comme l’annonce qu’UPN ait accepté de diffuser une éventuelle prolongation) ce qui porte le score à 5-2 pour lesnar. Angle revient dans le match avec dans un premier temps une Belly-to-Belly Suplex de la troisième corde et une Ankle Lock pour rester à un point d’écart (5-4 pour Brock). Il reste 4 minutes dans une tension extrème et malgré tous ses efforts et une ultime Ankle Lock, Lesnar redevient champion, gardant tout le long du match l’avantage que son attaque avec une chaise du début du match lui avait donné. Superbe psychologie et on se rend compte que le Brock d’il y a 15 ans était bien plus intéressant que celui de 2017.

Note WON : **** 3/4 – Note Cagematch : 9.54

#63 El Hijo Del Santo & Octagon contre Art Barr & Eddie Guerrero Hair contre Hair 2-Out-Of-3 Falls

6 novembre 1994 : WCW/AAA When Worlds Collide à Los Angeles (Californie)

Considéré par beaucoup d’observateurs de l’époque (et même encore actuellement) comme un des meilleurs shows de catch de l’histoire, When Worlds Collide est un show se déroulant à Los Angeles, produit par la fédération mexicaine AAA et la fédération Américaine IWC avec les équipes de la WCW. C’est aussi la WCW et Eric Bischoff qui aidèrent les deux fédérations à trouver un diffuseur aux Etats-Unis, ce qui fût une première car jamais un gala de catch non-américain n’avait été diffusé sur une chaine américaine auparavant. Eric Bischoff lorgnait toujours au Mexique et au Japon pour amener une dose de fraicheur dans les programmes de la WCW. Cet accord était aussi une manière d’avoir un oeil sur des événtuelles recrues.

Pour résumer rapidement, Eddie Gerrero était l’équiper d’El Hijo De Santo. Leurs pères respectifs étaient aussi équipiers (El Santo & Gory Guerrero). Après que le regretté Love Machine Art Barr ait convaincu Eddie que le fils d’El Santo se servait de lui, Eddie se retourne contre son partenaire (une référence au fait qu’il ne s’appréciaient guère dans les coulisses) et forment alors La Pareja Del terror, mais seront rapidement surnommés Los Gringos Locos, adoptant les couleurs américaines afin de recevoir un maximum de huées des fans mexicains. La triche faisait partie intégrante de leur gimmick et l’utilisation des arbitres et de prises interdites comme les piledrivers et tombstone était fréquente. On notera qu’Art Barr et Eddie Guerrero avaient déjà battu cette équipe pour devenir les premiers champions par équipes de la AAA.

Les deux équipes décident de se rencontrer avec les masques d’El Hijo Del Santo et Octagon en jeu face aux cheveux d’Art Barr et Eddie Guerrero (qui arborent des mullets de grande classe) pour un Luchas de Apuestas porteur de grands enjeux. Les règles sont partculières car dès qu’un des membres d’une équipe subit un tombé, il est exclu du match mais l’équipe ne marque un point que lorsque les deux membres de l’équipe adverse ont subi un tombé. Los Gringos Locos sont accompagné de Madonna’s Boyfriend (Louie Spiccoli, ce qui fait que toutes l’équipe est à présent décédée), et les tecnicos sont accompagnés de Blue Panther. Après que bien tendu les heels aient scoré le premier tombé, les faces reviennent dans le match avec un exceptionnel comeback d’Octagon (aux faux airs de Great Sasuke). Art Barr massacre ce dernier avec un Tombstone (pourtant interdit par la AAA) qu’Octagon vendra à merveille, mais El Hijo Del Santo parviendra à vaincre les deux Rudos avec l’aide de Blue Panther pour s’emparer des cheveux de leurs adversaires (mais pas des ceintures). Ce match est symbolique de la Lucha Libre ou l’honneur des catcheurs est plus important que les titres, et la foule est 100% d’influence mexicaine, ce qui donne vraiment l’impression que cet évènement se déroule hors du sol américain. Un fantastique match avec un Eddie Guerrero et un Art Barr extraordinaires dans leurs rôles de heel.

Note WON : *****Note Cagematch : 9.04

#62 Jun Akiyama & Mitsuharu Misawa contre Akira Taue & Toshiaki Kawada Finale de la Real World Tag League

6 décembre 1996 : AJPW Budokan Show à Tokyo (Japon)

Il y a 3 semaines nous avions vu la revanche de ce match. Giant Baba était alors le booker en chef de la All-Japan est était en train de constuire lentement mais surement tout au long de l’année 1996 le push de Jun Akiyama. En Mars et Avril, Akiyama se retrouve aux prises avec Kawada et/ou Taue dans ses premiers matchs en haut de la carte. En Mai l’improbable se produit, et Misawa et Akiyama battent Taue et Kawada, avec Akiyama qui score le tombé sur Kawada avec son exploder suplex.

S’en suivent pluieurs affrontements entre les deux équipes avec un rematch de la précédente surprise et des combats lors des Tag-Leagues annuels. Ce match en particulier, mais plus largement les affrontements entre ces quatre catcheurs, ont longtemps été considérés comme le sommet du catch japonais par équipe et un exemple parfait de ce catch de l’époque qui manie puissance, pyschologie et séquence finale à couper le souffle.

Ce match est rempli de séquences inoubliables et de prises aux allures de bombes nucléaires que les catcheurs s’envoient en pleine poire. Taue utilise un nombre impressionant de jumping kicks et Kawada use et abuse du jumping Enzuguiri qui avait battu Akiyama plus tôt dans l’année. Akiyama mange notamment un Nodowa of Doom (sorte de chokeslam) du tablier du ring vers le sol même hallucinant. Taue tente la même manœuvre sur Misawa, mais dans un plan superbe, Akiyama parvient à l’en empêcher en jettant ses dernières forces pour retenir son pied. La fin du match voient les quatre cacheurs envoyer tout ce qu’ils ont dans la bataille et au prix de deux powerbombs, Kawada effectue de tombé sur Akiyama. Ce dernier est félicité par Taue et continue son ascension dans les rangs de la All-Japan.

Note WON : *****Note Cagematch : 9.04

#61 Edge & Christian contre The Dudley Boyz © contre The Hardys – TLC pour le titre de champions par équipe de la WWF

1er avril 2001 : Wrestlemania X7 à Houston (Texas)

Peut-être la plus célèbre des rivalités à trois-tête. Ces trois équipes se disputent les titres tag-team depuis Janvier 2000, soient 15 longs mois. On notera que ces ceintures ne voyageront pas que dans les mains de ces trois équipes mais aussi autour des tailles d’équipes oubliables comme le Right to Censor ainsi que Road Dogg & K-Kwik (R-Truth)… Edge & Christian fûrent champions la plupart du temps tout de même, avec de courts règnes des Hardy et des Dudleys qui abordent ce match en tenants du titre.

Cette stipulation fait suite aux fréquenctes utilisation des chaises par E&C, des tables par les Dudleys et des échelles par les frères Hardy. Ce match est le TLC II car il fait suite à l’excellente première édition entre ces trois équipes lors de Summerslam 2000. L’année précédente à Wrestlemania 2000, ces trois équipes s’étaient déjà affrontées dans un Ladder Match. On notera aussi des Table Matches, des match en cage… Bref on s’amuse joyeusement à cette époque avec les matchs par équipe.

Ce match est connu pour les bumps insensés que prennent chaque catcheurs : la chute du haut de l’échelle de Bubba Ray et Matt Hardy sur une pile de tables, la Swanton de Jeff sur Rhyno et Spike Dudley (intervenus dans le match avec Lita pour aider leurs partenaires respectifs), la Powerbomb de Bubba Ray sur Jeff le propulsant sur Edge allongé sur une table, et la chute insensée de Christian du haut de l’échelle directement sur le sol dans un bump certainement imprévu qui aurait pu mal tourner. Certainement pas de storytelling, mais un match diablement fun, dangereux et jouissif à souhait. La légende veut que Bubba Ray soit à la suite du match allé voir directement Vince McMahon pour demander une rallonge sur la prime de match pour tous les catcheurs, prétextant qu’ils avaient volé la vedette et méritaient un salaire de main-eventers ce soir là.

Note WON : **** 3/4 – Note Cagematch : 9.56

C’est tout pour cette semaine. Au prochain numéro, on se fera un peu le tour du monde avec 3 matchs au Japon mais avec trois fédérations différentes, de la WWE et aussi de l’indépendant avec la seule et unique représentation d’une promotion mthique de l’Indy US.

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