Hall of Fame

Alundra Blayze, pionnière du catch féminin moderne

On peut avoir fait un geste fort dans la fédération ennemie durant les Monday Night Wars et entrer logiquement dans le Hall of Fame de la WWE. C’est le cas d’Alundra Blayze, une vrai casse-cou des rings.

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Les femmes dans le Hall of Fame de la WWE c’est un phénomène encore récent, la preuve avec Alundra Blayze qui n’est que la huitième à y faire son entrée. L’Italienne a construit pas à pas sa carrière, toujours avec fracas.

Debrah Miceli a uniquement lutté sous l’identité d’Alundra Blayze durant son passage de trois ans à la WWF entre 1993 et 1995. Mais elle s’est aussi faite un nom et une réputation sous le nom de Madusa. Très vite à la fin des années 80 elle impressionne et croise le fer avec les plus grandes telles Wendy Richter, Sherri Martel, Luna Vachon. Sa réputation est ainsi déjà faite après 5 années de carrière à l’AWA marquées aussi par le management de Curt Hennig.

Elle voulait tout essayer au niveau de la lutte et c’est ainsi qu’elle va passer deux années au Japon au début des années 90 pour agrandir sa palette technique, la plus riche jamais vue de la part d’une catcheuse non japonaise. Elle a construit ainsi son style déjà explosif par de la technique avec notamment ces Suplex dont elle s’est faite une spécialité. Et elle a été aussi une pionnière dans le catch aérien aux Etats-Unis avec le fameux Dive.

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Madusa sur les rings japonais dans les années 90

 

Cette avancée technique, elle ne l’a pas tout de suite montrée à son retour du Japon car avant d’aller à la WWF elle fait un premier arrêt à la WCW et se joint au groupe de Paul Heyman contre qui elle va se rebeller et qu’elle battra. Avec le retour du titre féminin à la WWF en 1993 après des années d’absence, Miceli débarque ainsi avec le nom d’Alundra Blayze. Elle devient vite une favorite des foules et compile trois titres en l’espace de trois années. Ces trois années seront riches avec des affrontements épiques avec sa meilleure rivale japonaise Bull Nakano. Elle aura aussi des rivalités avec des adversaires plus lourdes et décroche un beau succès à Wrestlemania 10 sur Leilani Kai.

Elle s’absente le temps de se faire des implants et un nouveau nez pour finir ainsi par représenter une image parfaite de pionnière du catch féminin de l’époque moderne. Preuve de son impact à la WWF, le titre féminin est arrivé avec elle et repart avec elle l’espace de trois années quand elle part pour la WCW en pleins Monday Night Wars. Le 18 décembre 1995, elle redevient Madusa et marque les esprits par cette image symbolique de la ceinture de championne féminine de la WWF jetée à la poubelle.

Au plus fort de la guerre, elle retrouve sa rivale Bull Nakano pour de nouveaux duels épiques et provoque même la création d’une ceinture féminine de la WCW. Paradoxe, elle ne la remportera jamais. A la place elle est la première femme à remporter le titre Cruiserweight de la WCW. Très portée sur le in ring, elle va mettre fin à sa carrière en 2001 quand la WCW disparait et qu’elle ne veut pas remettre les pieds à la WWE.

Femme d’action, vraie boule d’énergie, l’après catch se fait dans les compétitions de… Monster Truck, ainsi cette vraie liane des rings s’illustre à bord de ces camions massifs qui se rentrent dedans. Mais en 2015 avec son introduction au Hall of Fame, il est rappelé que son nom est bien fameux dans le catch et n’est pas forcément à associer à l’acte polémique de la ceinture à la poubelle mais plutôt à un statut de pionnière de l’ère moderne du catch féminin qu’on connait aujourd’hui avec AJ comme digne héritière.