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Que doit-on attendre de Payback ?

Payback est un pay-per-view récent de la WWE puisque ce sera sa troisième édition ce dimanche. Une édition construite tardivement entre matchs revanches et annonces tardives, avec sept matchs sur la carte, on se dirige vers un autre pay-per-view de transition de l’après Wrestlemania.

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Comprenons nous bien, retracer les différentes rivalités en dehors du main-event est assez minime. L’absence d’angle conséquent en dehors des oppositions entre Cena et Rusev ainsi que celle du titre mondial sont assez faibles en histoire et se repose souvent sur une logique simpliste de un contre un du style « tu m’as battu, je vais te battre » ou « tu ne me respectes pas, moi non plus, battons-nous », la base un peu de tout affrontement dans le catch.

Ici, nous allons revenir sur ce qui sera finalement notre outil de calibrage principal quand un show s’annonce peu relevé en suspens : la qualité des matchs. Purges, showstealers, match plus ou moins technique, tant de possibilités dans les affrontements de ce dimanche, et il sera question ici de détecter les matchs à plus gros potentiels.

Des méga pouvoirs impliquent des méga responsabilités

Annoncé en pre-show, le retour des Mega Powers par le biais des parodies de Hulk Hogan et Macho Man Randy Savage – respectivement Curtis Axel et Macho Mandow – sera un moment assez peu réjouissant en terme de technique étant donné que leurs adversaires sont Konnor et Viktor, The Ascension. Le match devrait être assez simple et finira d’enterrer l’équipe qui a émergé de NXT pour mieux sombrer dans le main roster. Le style de The Ascension est assez répétitif et on ne peut qu’espérer quelques moments drôles amenés par la paire Curtis Axel et Macho Mandow.

On pourra s’interroger de la disparition dans cet après-Extreme Rules des Lucha Dragons. Depuis leur défaite face à New Day pour devenir challenger aux titres, le groupe est un peu effacé et n’a même pas de matchs sur la carte. Gageons que l’Elimination Chamber leur permettra d’être un peu plus présent, en attendant, c’est la low-card de la WWE qui va se charger de nous faire patienter dans le pre-show.

Restons dans l’univers des pouvoirs et du paranormal et parlons de Bray Wyatt. Perdant du match face à l’Undertaker de manière assez classique, on ne peut pas dire que la montée en flèche de celui qui se fait appeler « The New Face of Fear » – le nouveau visage de la peur pour les moins anglophones d’entre vous – est un peu perdu depuis qu’il a perdu son Dean Ambrose contre lequel il gagnait sans cesse.

Finalement, son nouveau jouet se nomme Ryback et on peut être un peu déçu du manque d’ambition portée autour de l’ancien gourou de la Wyatt Family. D’autant plus qu’une telle opposition va être assez peu intéressante sur le ring et l’on craint que cela ne dure même pas une dizaine de minutes, pas de quoi mettre en avant un catcheur qui végète dans l’upcard sans s’offrir de rivalité clairement marquante depuis qu’il est seul.

Elle est bien loin cette rivalité face à John Cena et il est obligé aujourd’hui de se fader notre punching ball favori, The Ryback. Espérons que tout cela ne dure que peu de temps et soit surtout là pour mettre en valeur Bray Wyatt, même si on risque aussi de pas mal s’ennuyer pendant cette confrontation. Courage, un café et on repart.

La midcard en gage de showstealer ?

Trois matchs auront un potentiel assez dense lors de ce pay-per-view malgré une exposition plus ou moins bonne. Trois revanches et la première d’entre elles et pour les titres par équipe détenus par The New Day. La surprise du précédent pay-per-view qui est devenu un élément de comedy heel assez important, Big E, Xavier Woods et Kofi Kingston se chargeant d’exagérer chacune de leurs promos et réactions en match.

Face à eux se trouvent les anciens champions par équipe, Cesaro et Tyson Kidd. Alors que Big E et Kofi Kingston défendront les titres, on peut dire que ce match aura au moins le mérite de proposer un catch varié entre puissance et voltige. Kingston s’est fait un spécialiste des matchs de midcard propre sans pour autant en faire des showstealer. De ce côté là, il faudra d’avantage voir Cesaro qui fonctionne mille fois mieux auprès du public en tant que face, tant sa vitesse in-ring et son côté stiff est agréable pour quelqu’un capable d’affronter tout type de catcheur.

Ce match qui se fera au meilleur des trois tombés permettra d’avoir une dose de suspense appréciable dans une division un peu entre deux dynamiques. Peu de temps d’antenne certes mais une arrivée d’équipes assez denses depuis quelques mois (Lucha Dragons, The Ascension et le potentiel retour du duo de la Wyatt Family, Erick Rowan et Luke Harper) qui pourrait être bénéfique dans le cas d’un match à plusieurs lors du très proche Elimination Chamber.

Il s’agira ensuite de virer british pour le prochain match entre Bad News Barrett et Neville. Leur première opposition en pre-show a été très agréable et on ne doute pas qu’avec un peu plus de temps, ces deux là peuvent offrir une grande qualité in-ring surtout apportée par la néophyte. Un match final un peu pour les deux catcheurs en 1 contre 1 après que Neville ait gagné le pre-show de Extreme Rules et BNB la finale du King of The Ring.

On peut voir ce match en synergie avec celui entre Dolph Ziggler et Sheamus. Ces deux-là ont un bagage un peu plus conséquent à la WWE et on sait tout à fait qu’ils sont capables d’emporter la foule. C’est probablement l’affiche la plus attendue en dehors des deux matchs principaux et on le comprend tout à fait tellement les deux catcheurs sont très stiff dans leur genre.

Le retour de Sheamus en tant que heel fonctionne et Dolph Ziggler a conquis la foule depuis bien des mois, une recette qui pourrait donner à ce match une bonne ambiance si le public suit. Ce qui compte c’est qu’avec l’abandon du titre Intercontinental par Daniel Bryan, ces deux-là ainsi que BNB et Neville se retrouveront deux semaines après dans, on l’espère, un Elimination Chamber match pour le titre qui risque fort d’être de qualité. Ces trois matchs représentent les faiblesses et la richesse de la midcard en même temps et on y sera très attentif.

Une fin de show potentiellement en dent de scie

Avec un match déclaré en dernière minute, l’opposition en tag team match entre les Bellas Twins et l’équipe de Naomi et Tamina Snuka – qui fait son retour dans la plus grande indifférence – sera sans grand intérêt. La WWE a très rapidement oublié le #GiveDivasAChance apparemment et retourne dans ces travers les plus communs pour cette section. Des turns rapides mal amenés, un temps d’antenne faible et des matchs souvent sans enjeu. Un soufflé qui est retombé et qui attend une réanimation le plus vite possible.

Reste les main-events. La quatrième opposition entre Rusev et John Cena devrait être la dernière et la forme de I Quit Match n’est pas spécialement une bonne nouvelle. Cela peut être à double tranchant. On attendait un surplus d’engagement à Extreme Rules, on ne l’a pas eu, il ne faudrait pas qu’il ne soit pas là à Payback, surtout que Rusev semble définitivement jouer sa vie sur ce match.

Il faudra alors voir si le match permet à Rusev de sortir plus fort, mais avec sa vraisemblable défaite, dire « I Quit » ne semble pas le mettre en avant, là ou avant Wrestlemania il était tout simplement invaincu. Mais ces deux-là ont une bonne entente et peuvent très bien offrir une affiche qui sera au minimum d’un bon niveau, avec un public bien chaud quoiqu’il arrive pour John Cena, que ce soit en l’admirant ou en le huant.

Tout cela se finira en apothéose avec l’affiche de la soirée, un Fatal-4-Way entre Seth Rollins, Dean Ambrose, Roman Reigns et Randy Orton. Un match de tous les possibles même si le règne de Rollins est assez récent et devrait perdurer un peu. En terme d’opposition in-ring, il faudra éviter quelques écueils comme la SuperSuplex sortie à chaque match où plus de deux catcheurs sont impliqués.

Soyez originaux messieurs, vous avez l’expérience de combattre ensemble depuis plus de deux ans, le Shield ayant croisé plus d’une fois Randy Orton et on ne doute pas que l’entente sur le ring devrait être parfaite. Il faut voir ici l’une des plus grandes réussites de la WWE de ces dernières années avec cet ancien groupe qui ce dimanche va essayer d’offrir un standard des matchs de la WWE avec une dose de folie apportée par chacun.

Globalement, quand on retire nos yeux du build-up, ce Payback n’est certes toujours pas plus excitant mais il semble définitivement tenir la route, offrant des affiches potentiellement très agréables dans le ring tout en conservant quelques grosses faiblesses dans des oppositions à intérêt plus faible. Une situation connue de bon nombre de pay-per-views de transition et dont les enjeux sont moindres, et Payback en fait partie.

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