Top 200

Top 200, de 30 à 26 : …Dive

Des claques, des coups de têtes, des brainbusters… mais surtout des plongeons ! Cette semaine nous aurons bien entendu droit à des vraies belles bastons issues du puroresu ainsi qu’à un des épisodes de la trilogie Ric Flair contre Ricky Steamboat, mais aussi un match par équipe complètement dingue issu de la Pro Wrestling Guerrilla ! On se cale bien tranquille dans son fauteuil et on regarde ces cinq matchs en attendant les shows de la NJPW au USA !

#30 Tomoaki Honma contre Tomohiro Ishii pour le titre vacant NEVER Openweight de la New Japan Pro Wrestling

14 février 2015 : The New Beginning in Sendai à Sendai (Japon)

Cela faisait longtemps que nous n’avions pas eu droit à un match pour le titre NEVER dans ce classement. Ce titre NEVER qui comme nous l’avons vu peut aussi porter le nom de « Titre Mandales à Toute Vitesse Pendant Vingt Minutes », mais cela serait un peu pompeux. Après que Togi Makabe ait battu Tomohiro Ishii à Wrestle Kingdom IX dans l’antithèse d’un match scientifique (« The Stone Pitbull » contre « The Unchained Gorilla » quand même), le champion doit déclarer forfait et rendre la ceinture un moins plus tard après avoir été victime de la grippe. Pas si « Unchained » que ça le père Makabe, qui pour le coup portait bien son nom de famille.

Tomohiro Ishii est donc replacé dans ce match et reçoit une chance de récupérer ce titre pour une troisième fois dans sa carrière. Son adversaire, Tomoaki Honma, est l’équipier de l’ancien champion Togi Makabe au sein de Great Bash Heel. Il est un babyface adoré de la foule qui est parfaitement ancré dans son rôle. Malgré le fait qu’il perde absolument TOUS ses matchs en solo (il finira au G1 avec un 0 pointé malgré un soutien inconditionnel du public) le public de la New Japan est à fond dans la Honmamania.

Et Dieu que ce match est physique. les chops, les kicks, les projections font mal. On note en particulier un échange de chops directement inspiré de la All-Japan d’une rare violence (on aurait à ce titre aimé un peu plus de selling, mais en faisons pas la fine bouche). Après plusieurs essais infructueux dans ses kokeshi (diving/falling headbutts), Honma parvient enfin à en placer quelques uns dont un suicidaire vers l’extérieur. Dans la séquence de fin, Honma est véritablement en feu et dévide tout ce qu’il a dans le réservoir avec un brainbuster, un top rope kokeshi et même un su-per-be Steiner Screwdriver qui ne lui permet pas de remporter la mise. Comme souvent, sa chance est passée et c’est Ishii qui en profite avec un Brainbuster pour le compte de trois. Un vrai match de brutes épaisses qui se tapent dessus comme des abrutis pour une breloque, mais que c’est bon !

Note WON : *****Note Cagematch : 9.31

#29 Katsuyori Shibata contre Tomohiro Ishii

3 août 2013 : 4ème journée du G1 Climax 23 à Osaka (Japon)

Le match de G1 par excellence. Deux brutes qui s’envoient les pains les plus invraisemblables dans le gueule pendant 10/12 minutes. Aucune histoire sous-jacente hors celle de montrer par le biais d’un match de catch qui a la plus grosse. Qui de plus indiqué pour ce type de match que Tomohiro Ishii et Katsuyori Shibata ? Deux costauds, tout dans les muscles et pas grand chose dans la tête, deux types pour qui le seul moyen de l’emporter est de frapper plus fort que son adversaire, qu’importe si ça leur brise leur propre main (ou crâne) au passage.

Les deux catcheurs sont dans le groupe de Kazuchika Okada et Hiroshi Tanahashi, donc on peut dire en cette année 2013 qu’ils n’ont que peu de chances de remporter ce groupe. D’autant plus qu’après trois matchs Shibata a perdu une fois et Ishii deux fois. C’est donc plus une question de suprématie et de savoir qui est le plus costaud, qui balance les plus grosses mandales et qui a la mâchoire qui tient le plus.

Le début de match rappelle celui entre Katsuyori Shibata et Tomoaki Honma vu il y a plusieurs semaines. Les deux catcheurs se jettent l’un sur l’autre immédiatement après le premier son de cloche et se martèlent joyeusement les joues à coups d’avant-bras. Les cinq premières minutes sont une gigantesque avalanche de baffes et de coups de pieds qui rappellent aussi le PRIDE avec ce style au rythme haletant dans une atmosphère de main-event. Après un concours d’encaissage où chacun essaie de cacher sa douleur, on reprend sur les bases du « on s’envoie bombe sur bombe » avec des lariats démentiels de la part d’Ishii. Tomohiro Ishii l’emporte après un Brainbuster au bout de 12 minutes ultra-intenses.

Note WON : *****Note Cagematch : 9.33

#28 Ric Flair contre Ricky Steamboat (c) pour le titre de champion du monde poids-lourds de la NWA

7 mai 1989 : NWA Wrestlewar ’89 à Nashville (Tenesse)

ATTENTION : Ce combat fait partie de la trilogie Flair/Steamboat de 1989 considérée comme la plus formidable de l’histoire du catch, et il s’agit du troisième et dernier. Si vous souhaitez voir la trilogie en entier, passez ce combat et attendez deux semaines car dans les deux prochains épisodes, les deux autres matchs seront présents.

Lors de Chi-Town Rumble en février, Steamboat avait battu Flair après un extraordinaire combat que nous verrons la semaine prochaine et surtout un ref bump qui avait rendu Flair livide. Les deux adversaires s’étaient alors affrontés dans un 60-minutes Time Limit 2-out-of-3 Falls qui avait vu Steamboat garder son titre mais encore une fois avec une victoire tachée de controverse car Flair avait son pied sur la corde lors du dernier tombé. Nous reviendrons sur ce combat dans deux semaines car il est lui aussi fantastique et très intéressant.

Flair a ses fans malgré son statut de heel numéro un de la NWA/WCW, il arrive comme d’habitude en charmante compagnie avec plusieurs demoiselles permanentées qui sentent bon les années 1980. Steamboat lui est l’antithèse de Ric Flair, se posant ici en bon père de famille, était accompagné vers le ring par son épouse (superbe elle aussi) et tenant son fils dans les bras après lui avoir fait faire un tour de poney sur la rampe (oui, oui). On notera que le fils en question est Ritchie Steamboat qu’on a brièvement vu à NXT quand Ricky Steamboat en était l’un des coachs.

On sent clairement dans ce match qu’il s’agit du dernier affrontement entre les deux adversaires. Les échanges d’atémis sont des modèles du genre, et cette simple gifle que s’assène les deux catcheurs est une des pièce centrale du match et représente à chaque fois un changement dans la domination du match. Il est assez impressionnant de voir à quel point les deux catcheurs savent retourner la foule lorsque celle-ci est un peu trop derrière Ric Flair : un long passage de heat sur Steamboat suivi de deux ou trois rapides tentatives de tombés et le public de Nashville est de nouveau derrière le Dragon. Après plusieurs Figure Four Leglocks, le genou de Steamboat est bien trop endolori (comme dans le précédent affrontement à Clash of The Champions VI) et cela viendra lui jouer un mauvais tour cette fois-ci où il subira le compte de trois après avoir tenté une souplesse. Terry Funk qui était un des juges de ce match viendra congratuler Ric Flair à la fin du match et se posant en premier challenger après un hiatus de plus d’un an (et une absence de la NWA de presque cinq ans). Ric Flair refuse, prétextant que Funk doit gagner cette chance, ce qui rendra fou de rage ce dernier dans un heel turn fantastique. Funk administrera un Piledriver à Ric Flair sur la table des juges et un chairshot dévastateur. Cette rivalité donnera notamment le I Quit match que nous avons vu dans ce classement.

Note WON : ***** Note Cagematch : 9.39

#27 The Great Sasuke contre Wild Pegasus pour la finale de la Super J Cup ’94

16 avril 1994 : Super J Cup 1992 à Tokyo (Japon)

Ce match entre Chris Benoit (alors appelé Wild Pegasus, après ses débuts masqués sous le nom de Pegasus Kid) et The Great Sasuke est la finale de l’inaugurale Super J Cup de la NJPW, tournoi inter-promotionnel rassemblant les meilleurs juniors de la planète dans un tournoi à élimination directe (contrairement au Best of Super Juniors qui est en phases de poules). Dans cette première édition on y retrouve des stars comme Black Tiger (Eddie Guerrero), Super Delfin, Shinjiro Otani, El Samurai, la version bébé de Taka Michinoku, Jushin Thunder Liger, Gedo ou encore Dean Malenko. On notera que ce combat a aussi fini sur un DVD de la WWE (Hard Knocks, sur Chris Benoit)

En cette année 1994 Chris Benoit lutte partout, Mexique (AAA & CMLL), USA (ECW & WCW) mais surtout au Japon. Dans son style de catch à fort impact et haute intensité, on devine déjà le grand poids-lourd qu’il sera dans la suite de sa carrière avant la tragédie que nous connaissons tous. Pour le Great Sasuke, il représente ici la Toryumon et les deux catcheurs ont déjà eu un beau parcours avant cette finale. Benoit a dû se débarrasser de son ami Eddie Guerrero (sous le masque du Black Tiger) et Gedo et The Great Sasuke a dû lui passer par El Samurai et Jushin Thunder Liger (que nous avons vu il y a quelques semaines). Ce sont deux catcheurs déjà bien impactés par leur parcours de la journée qui se présentent pour cette finale.

Comme dit plus haut, il y a un gros contraste de style entre le redoutable technicien Chris Benoit et ses projections, ses atémis et ses souplesses, et le voltigeur adepte des arts martiaux Sasuke. On remarque que le Great Sasuke est un peu l’ancêtre des spots monkeys actuels avec ses longues séquences de selling enchainées avec des mouvements aériens sans réelle transition. On ne se lasse par contre jamais de son Sasuke Special. Ce combat (qui est pour énormément de fans occidentaux la découverte du puroresu) est un parfait exemple de catcheur puissant contre l’underdog. L’exécution est parfaite comme en témoigne la fin avec une splendide top rope avalanche gutwrench powerbomb, preuve de la puissance, de la précision et du « killer instinct » de Chris Benoit. (Hahaha)

Note WON : ***** Note Cagematch : 9.39

#26 Nick Jackson, Adam Cole, Matt Jackson contre Will Ospreay, Ricochet, Matt Sydal

03 Septembre 2016 : PWG Battle of Los Angeles 2016 à reseda (Californie)

On retrouve la moiteur et la chaleur estivale de Reseda pour un des fameux matchs par équipe d’une des nuits de Battle of Los Angeles. Adam Cole et les Young Bucks ne faisaient pas partie du tournoi, Matt Sydal et Ricochet (qui faisaient alors équipe à la NJPW dans l’équipe des Super High Flyers) étaient déjà éliminés, ce dernier par Will Ospreay qui s’apprêtait à disputer la finale face à Marty Scurll et Trevor Lee. Alors que le combat à 6 de la veille entre Adam Cole et les Young Bucks et Dalton Castle accompagné des RedDragon avait un peu déçu, on attendait beaucoup de ce match.

La tradition à la PWG lors de Battle of Los Angeles et que lors des deux premiers jours, un match à 6 complètement démentiel clôt la soirée (en général il implique les Young Bucks d’une manière ou d’une autre) et juste avant le dernier match du dernier jour, un match à 8 ou 10 catcheurs simplement débile a lieu avec son lot de crétineries à mourir de rire comme des séquences au ralenti, des blagues de Chuck Taylor et d’autres joyeusetés.

On va y aller franchement : aucune psychologie dans ce match. Des flips, des dives, des superkicks, des moonsaults… L’agilité est à son comble. De l’action non-stop et un botch de Matt Sydal rajoutent à l’aspect fun de l’affaire. On remarquera que Dave Meltzer est aux bords du ring ce qui semble motiver les six catcheurs à livrer le combat de la soirée. Après que le public ait eu droit à une somme impressionnante de Shooting Star Press (en particulier une séquence de voltige sur Adam Cole hallucinante), l’équipe des faces parvient à caler chacun de ses adversaires allongé dans un coin du ring pour une triple shooting star press en stéréo pour un triple compte de trois. Fun, outrancier et rapide comme l’éclair, ce match est de la rigolade à l’état pur et Dave Meltzer n’a d’autre choix sous la pression de la foule que de mettre cinq étoiles à ce match… Dive !

Note WON : ***** Note Cagematch : 9.45

La semaine prochaine nous verrons deux GROS GROS matchs de la WWF ainsi que d’autres matchs issus des archives de la All-Japan et de la NWA pour entrer dans le dernier quart de ce top 200!

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